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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ESSAIS DIVERS.

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proportion à un millième du poids du filtre.Mais les papiers façon Berzélius, vendus enFrance, donnent un poids de cendres beaucoupplus considérable, qui peut aller jusqu'à5 milligr. par gramme de papier. Il est donctrès utile, avant de remployer pour les ana-lyses, de connaître la quantité de cendres quefournit un poids déterminé de papier. Certainspapiers à filtrer renferment de l'oxyde de fer, ducarbonate de chaux, dont la proportion peutaller jusqu'à 13 0/0 (Jacob) ; dans ce der-nier cas, ils produisent une vive effervescenceau contact des liqueurs acides. D'autres papiersrenferment assez de sulfates pour que la mêmeeau distillée qui aurait filtré au travers donnâtun précipité, sensible, par l'azotate de baryte;on en a trouvé qui contenaient du plomb(tyïeke). Le papier laisse, en moyenne, de 1à 3 °/ 0 de cendres; pour doser la charge dupapier, c'est-à-dire les substances minéralesqu'il contient, il suffit d'incinérer un poidsdéterminé de papier (une feuille, 5 gr.) dansune capsule de platine placée dans un mouflechauffé au charbon ou au gaz; les cendressont ensuite pesées. D'après M. Perrens,1 gram. des papiers ci-dessous, brûlé dans uncreuset de platine, a fourni : le beau papierblanc et fort, 25 milligr. ; le papier du genrede celui dont l'Etat se sert pour le papier tim-bré, 30 milligr. ; le papier employé par les pâ-tissiers pour envelopper les gâteaux, h0 mill. ;le papier de chiffons pur, 20 à 50 milligr. ; lepapier de chiffons de fil, 70 milligr. ; le papiersemblable à celui qui sert à l'impression desjournaux, 40 milligr., etc. (V. Un. ph. 1868;A. Chevallier et Bacdmuont, Dict. desfahif.6 e édit. 1882).

Essai des écritures publiques et privées.

Les moyens auxquels les falsificateurs d'écri-tures ont généralement recours sont : le grat-tage, dissimulé pur la poudre de sandaraque,d'alun, ou un collage partiel ; le keuage à l'aided'agents chimiques (chlore, hypochloriles ; aci-des chlorhydrique, citrique, oxalique : oxalateacide de potasse, etc.). Examen physique.On place l'acte suspect entre l'œil et une rivelumière ; on l'examine soit à l'œil nu, soit à laloupe. L'amincissement du papier dans lespoints grattés offre une semi-transparence, par-fois des espèces de marbrures. Le papier peutaussi présenter des parties déchirées, égrati-gnées, une différence de couleur en divers en-droits; la couleur de l'encre peut aussi n'êtrepas la même dans l'étendue de l'acte. On doitexaminer si l'écriture est également pleine, siles traits se sont élargis (havochés) , comme ilsle sont sur le papier non collé. Pour faire re-paraître l'écriture primitive, incomplètementlavée ou disparue naturellement, on humecte

le papier suspect avec de l'alcool, et on passepar-dessus un fer à repasser très-chaud, oubien on présente le papier directement devantle feu, en évitant de le brûler, mais ayant soincependant de le chauffer assez pour" lui faireprendre une légère teinte chamois (Chevallieret Lassaigne). Examen chimique. On placel'acte argué de faux sur une plaque de verre,puis on mouille peu à peu, à l'aide d'un pin-ceau, toutes les parties de cet acte, en tenantcompte de la manière dont il se comporte danscette épreuve. L'alcool employé de même surdu papier dont la partie grattée aurait été col-lée par une matière résineuse, en dissolvantcette dernière, le rendrait buvard. Les papiersréactifs servent à faire reconnaître si un papiera été lavé à l'aide d'acides incomplètementenlevés ou dont l'excès aura été saturé par unalcali. Pour faire l'essai, on mouille la surfacede l'acte, on applique dessus le papier réactif,et on laisse en contact une ou deux heures. Enessayant l'eau de lavage d'un papier lavé auchlore par le nitrate d'argent, il y a précipita-tion de chlorure d'argent. L'acide gallique, lateinture de galle, le prussiate jaune de potasse,les sulfures alcalins, l'hydrogène sulfuré, peu-vent être employés avantageusement pour fairereparaître les écritures enlevées parle lavage. Onimbibe le papier de l'un de ces réactifs, et onl'abandonne au besoin jusqu'au lendemain.

11 paraîtrait, d'après Si. F. Carré, qu'il seraitjusqu'à un certain point posssible de recon-naître l'âge d'une écriture par la résistancequ'elle offre au lavage ou à la macération avecune solution au 1/12 en vol. d'acide chlor-hydrique ordinaire (V. Un. ph. 1869).

Les encres de sympathie pouvant être em-ployées, dans certains cas, pour atteindre unbut coupable, il devient important de savoirreconnaître si un papier considéré commeblanc, ou si un papier écrit, ne contiendraitpas, soit sur la feuille blanche, soit sur lafeuille écrite, mais dans les interlignes, uneécriture tracée avec une encre de sympathie.Les essais pratiqués dans ce but étant souventtrès-nombreux, nous signalerons les principaux.On humecte avec soin le papier placé sur unelame de verre; on le recouvre avec une autrelame, et on l'examine par transmission de lalumière : de cette manière, on parvient quel-quefois à lire avec assez de facilité tous lescaractères qui auraient été tracés avec unepoudre incolore, délayée dans l'eau seule, ouadditionnée d'une petite quantité de substancegommeuse ou mucilagineuse, car ce tracé, enaugmentant l'épaisseur du papier, laisse moinsfacilement passer la lumière, et produit uneombre occasionnée par l'assemblage des lettres.L'application de la chaleur donne lieu, commenous l'avons dit plus haut, à l'apparition d'un