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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
(cuivre jaune) avec des feuilles minces ou ron-delles enlevées à une pièce de bon aloi), lacouleur des métaux ou des alliages différant decelle des métaux précieux (V. Un. ph. 1870).Si des pièces d'argent avaient été dorées, leurapparence pourrait en imposer un moment ;mais les poids si différents des métaux ne per-mettraient aucun doute. Il est d'ailleurs un signephysique qui peut servir en pareil cas : l'effigiedes pièces d'argent est toujours, pour un mêmerègne, tournée en sens inverse de celles despièces d'or. Une pièce de plomb est grise, sanssonorité. L'acide azotique dissout complètementle métal sans se colorer, et le soluté présentetous les caractères des sels de plomb. Un al-liage de plomb et d'étain est moins gris; traitépar l'acide azotique, il se dissout en partie endonnant un soluté qui possède les caractèresdu précédent et une poudre blanche qui estde l'acide stannique. On vérifiera que celui-ciest bien de l'étain et non de l'antimoine, enle lavant, puis faisant fondre dans un creusetavec du charbon, dissolvant le bouton métal-lique par l'acide chlorJiydrique. Le solutéfournira tous les caractères des sels d'étain.On opère de môme pour un alliage de plombet d'antimoine. La liqueur présente les carac-tères du plomb, et le précipité d'acide anti-monieux donne un boulon métallique quifournit ceux de l'antimoine. Si on avait af-faire à un alliage d'étain et d'antimoine (mé-tal à"Alger), l'acide azotique transformant cesdeux métaux en acides stannique et antimo-nieux insolubles, il faudrait, pour se prononcer,peser un gramme de l'alliage, le fondre avec3gram. d'étain pur, et traiter le tout par l'a-cide chlorhydrique, qui dissoudrait tout l'étainet laisserait* l'antimoine sous forme de poudrenoire. Si du cuivre avait été ajouté h ces deuxmétaux, on le reconnaîtrait dans la liqueurpar les réactifs de ce métal. Un alliage deplomb, d'étain et d'antimoine n'offrirait au-cune difficulté à être analysé d'après ce quenous venons de dire. l'n alliage d'étain et dezinc serait traité comme celui de plomb etd'étain. Pour un alliage de cuivre, de nickelet d'étain ou de zinc (pacfong, argentan, ar-gent blanc, maillechort, cuivre blanc, etc.), ontraiterait par l'acide azotique, qui laisseraitl'étain et dissoudrait le cuivre et le nickel oule zinc, que l'on distinguerait en traitant parun excès d'acide sulfliydrique le soluté azoti-que. Le cuivre se précipiterait, tandis que lenickel et le zinc resteraient dans la liqueurqu'on précipite ensuite par un carbonate alcalin.Le précipité est redissous dans un excès d'acideacétique, et l'on fait passer dans la disso-lution un courant d'acide sulfliydrique quiprécipite le zinc à l'état de sulfure, tandisque le nickel reste en dissolution. Le sul-
fure de zinc recueilli sur un filtre est lavéet dissous dans l'acide azotique, puis pré-cipité par un carbonate alcalin et dosé à l'é-tat d'oxyde. L'acétate de nickel est préci-pité par la potasse caustique en excès etchauffé au rouge. Le poids du protoxytle denickel ainsi obtenu fait connaître le poids dunickel. — Les essais d'or et d'argent par lacoupellation ou par voie humide demandent detrop longs détails pour être abordés ici (V.Dkt.de ch. W., t. i, p. 1262; Anal, des alliages,p. 1208).
En plongeant une pièce d'argent dans unsoluté composé de 32 p. d'eau, 3 p. de bichro-mate de potasse et k p. d'acide sulfurique,elle prend aussitôt une couleur pourpre d'au-tant plus vive que l'argent est plus pur. Cettecoloration s'affaiblit et disparaît même selonla proportion de l'alliage. Pour cet essai, lesarticles plaqués ou argentés doivent être grat-tés à la surface : ie zinc ou le cuivre qui enconstituent le fond ne sont pas colorés enrouge (Range).
Acide pour le touchau.
Acide azotiq. à 31» V. 123 Acide cb.lorh.yd. a 2lo B,s. 2
Cette eau régale particulière (dont la for-mule, due à Levol, est une modification decelle de Vauquelin) (!)■ se conserve dans unflacon plat, fermé par un bouchon de verredont la base, taillée en cône, arrive jusqu'aufond du flacon (fig. 171). 11 sert aux[.Ftgj.il) egsa y eurs à l'essai des matières d'or etfE d'argent, aux bijoux, que l'on comparecSÊa a un alliage nommé touchau, contenant,' Jjjt 750 millièmes d'or et h. reste en ar-*—" gent et cuivre en proportions variables;il a la forme d'une étoile à 5 branches forméeschacune d'un alliage de titre connu, pour lecomparer aux bijoux de diverses couleurs.L'acide pour le touchau n'altaque pas i'or purni même les bijoux au titre légal, mais ilattaque les alliages trop faibles. Il donne unetrace blanche de chlorure sur la pierre detune/te (2) avec l'argent, tandis que le maille-chort, qui imite ce métal, se dissout sans don-ner de trace.
Essai des papiers.
Le papier le plus pur, dont le type est lepapier dit Berzélius, papier Suédois, qui sertdans les analyses chimiques, ne laisse parl'incinération qu'un très-faible résidu, environ3 milligr. par feuille ; Berzélius évaluait cette
(1) L'acide des touchaux contient, d'après Vauquelin,98 p. d'acide azotique à 37" Bé, et 2 p. d'acide chlorhy-drique a. 21" Bé.
(2) Pierre siliceuse noire, très-dure, inattaquable parles acides, que l'on tire aujourd'hui de la Saxe, de laBohème et de la Silésie.