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APPENDICE PHARMACEUTIQUE
à la potasse, à l'acide sulfurique et à l'acidechlorhydrique, mais non à l'acide nitrique (V.Rep. ch. 1861, p. 133).
Essai commercial des sucres bruts.
Pendant longtemps la valeur d'un sucre n'aété déterminée que par sa comparaison avecl'un des 24 échantillons types renfermés dansautant de flacons, hermétiquement fermés, quecontenait une boîte dite boite aux arbitrages.Ces échantillons types par leur coloration gra-duelle, depuis le plus blanc jusqu'au plus co-oré, comprennent tous les échantillons desucre qui peuvent être produits par tous lesfabricants. Le 12° type, qui porte le nom debasse quatrième, sert de base à tous les arbi-trages ; il est considéré comme devant donnerun rendement de 88 °/ 0 . Mais des sucrescolorés apportés à l'expertise légale sont colo-rés artificiellement avec des matières colorantesde la houille (Riche et Bardy, Un. pli. 1875),aujourd'hui la richesse ou le rendement dessucres se détermine généralement par des pro-cédés chimiques plus précis. L'analyse complèted'un sucre brut de cannes ou de betteraves com-porterait le dosage de l'eau, des matières ter-reuses et des matières organiques, gommeuses,albumineuses, colorantes; le dosage des cen-dres du sucre cristallisable et du glucose;mais, dans la plupart des cas, l'essai commer-cial consiste dans la détermination de l'eau,du sucre cristallisable et des chlorures dont laprésence est défavorable au raffinage, car ilsforment avec le sucre cristallisable des com-posés incristallisables. Pour simplifier les opé-rations on admet que les matières salines dessucres bruts sont totalement formées de chlo-rures, et un sucre brut aura d'autant plus devaleur qu'il sera riche en sucre cristallisableet pauvre en cendres. — Pour doser Veau,on "dessèche 5 gr. de sucre dans une étuvechauffée de 100 à 110 oc , jusqu'à ce qu'il n'yait plus de variation dans le poids. — Pourdoser les cendres, au lieu d'avoir recours àune incinération pure et simple, on met dansune capsule de platine 5 gr. de sucre quisont arrosés d'acide sulfurique pur, très-con-centré, et on chauffe au rouge dans unmouille à gaz ou au charbon; et lorsquel'incinération est complète, on pèse après re-froidissement de la capsule dans un air sec.Dans cette incinération dite sulfurique, l'acidesulfurique évite les boursouflements exagé-rés et transforme les chlorures en sulfatesnon volatils, plus pesants. Pour atténuer l'er-reur commise par cette manière d'opérer, onne prend que les 9/10 du poids trouvé des cen-dres, admettant que l'équivalent des chloruresest sensiblement à celui des sulfates dans le rap-
port de 9 à 10; on admet, en outre, que lepoids des cendres fourni par l'incinération de100 de sucre brut, multiplié par le coefficient 5,donne le poids de sucre pour 100 qu'entraînentles chlorures représentés par ces cendres. —On détermine le sucre cristallisable à l'aide dusaccharimètre à pénombre ; on dissout 16s r ,19de sucre dans 60 cent, cubes d'eau; on clarifieavec un peu de sous-acétate de plomb et onfiltre. Dans le cas où la clarification par lesel deplomb est insuffisante, on ajoute préalablementquelques gouttes d'une solution de tannin au1/20, on rince plusieurs fois avec le liquideclarifié le tube du saccharimètre, puis on leremplit complètement et on porte au saccha-rimètre; le degré trouvé à ce dernier, dimi-nué des 9/10 du poids des cendres multipliépar le coefficient 5, représente le rendementou la richesse productive du sucre brut soumisà l'essai qui est en même temps mélussimétri-que, car il donne indirectement la propor-tion de mélasse en déterminant la quantité desucre que les sels retiennent dans la masseincristallisable après le raffinage. Ainsi, pourun sucre qui donne 96° au saccharimètre, etfournit 1 °/ 0 ,5 de cendres (dont on ne prendque 0,9 ou 1 °/ 0 ,35), le rendement sera 96 —1,35 X 5 = 96 — 6,75 = 89,25 p. 100. Si on aà doser le glucose, on emploie une liqueurcupropotassique (V. p. 1220); en général, onn'accuse en chiffres que les résultats supérieursà 0,10, les nombres inférieurs sont indiquéspar le mot traces. Préalablement, on s'assureque le titre de la liqueur n'a pas varié; deplus, il faut se garder de clarifier au tanninle liquide sucré qui doit servir à un titrage deglucose. Dans ces essais, toutes les pesées sefont par la méthode des doubles pesées; leséchantillons moyens doivent être choisis avecsoin et renfermés dans des boîtes de fer-blancou dans des flacons de verre bien secs, dont lesbouchons sont entourés intérieurement d'unefeuille d'étain (V. J. Ch. m., 1868). —Pourplus d'exactitude, M. Dubrunfant a proposél'incinération du sucre et le titrage alcalimé-trique du résidu, toujours riche en carbonatesalcalins; pour activer l'incinération du sucre,il y ajoute 1 poids de platine en éponge donton tient compte dans le dosage des cendres.En outre, M. Taussig diminue les erreurs d'ap-préciation en défalquant des cendres la pro-portion de matières insolubles (silice, oxyde de1er, etc.) qu'elles renferment. — Pour distin-guer le sucre brut de canne de celui de bet-teraves, on a proposé le carmin d'indigo qui,chauffé avec le sirop de sucre de canne très-concentré, ne se décolore pas, tandis qu'ilperd sa couleur au contact du sucre de bette-raves. Remarquons, en outre, que ce dernierest presque constamment alcalin en raison de