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ESSAIS DIVERS.
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prennent une teinte légèrement rosée, qui de-vient un peu plus vive avec les filasses prove-nant de chanvres rouis dans l'eau stagnante.Quant au lin, il conserve sa couleur primitive(Ad. Vincent). — Dans une solution aqueuse defuchsine (0 gr. 1 par litre d'eau), après quel-ques secondes de contact à chaud (70 à80 oc ),toutes les fibres du phormium restent for-tement colorées en rouge après un lavage àl'eau de savon, tandis que celles du chanvre,du Un, demeurent blanches (Vitrebert). —Découpez dans le tissu dont vous voulez re-connaître la composition un morceau carré de3 à à centimètres environ, effilez-le, c'est-à-dire tirez-en tous les fils en travers (ceux dela trame) et tous les fils en long (ceux de lachaîne), puis les prenant l'un après l'autre,brûlez-les à la chandelle : ceux de coton, dechanvre ou de lin brûlent avec une flammevive, en ne laissant que peu de résidu; lesvapeurs donnent une odeur franche de lingebrûlé, légèrement acide, et elles rougissent lepapier de tournesol humide; ceux de laine oude soie brûlent mal, un charbon boursouflé,spongieux, brillant, se forme à leur extrémitéet en arrête la combustion; il se dégage desvapeurs qui ont une odeur forte, caractéris-tique, de corne brûlée et qui rougissent lepapier de curcuma humide maintenu au-dessus.Ainsi, il sera facile de compter le nombre desfils d'origine animale, et le nombre de ceuxd'origine végétale. Cette analyse de la natured'un tissu est parfaitement exacte et n'exige niscience ni agents ; elle est à la portée de toutle monde.
L'eau de javelle transforme la soie en gommeet n'attaque nullement le coton ou le lin. —Si un Lissu blanc ou coloré est immergé à froid,pendant 10 à 12 minutes, dans un mélange, àvolumes égaux, d'acide nitrique monohydratéet d'acide sulfurique à 66°, et qu'on lave en-suite à grande eau pour enlever toute traced'acide, les fils de soie ou de poil de chèvreseront complètement dissous ; ceux de laineseront colorés en jaune citron ou en brunfoncé; les fils végétaux seront blancs et au-ront acquis les propriétés du fulmi-coton(Pdtier fils). Pour distinguer, dans un tissu,le coton d'avec la laine et la soie, M. Lie-bermann le trempe dans une solution aqueusede rosuniline (V. p. 293) ; la soie et la lainese teignent en rouge, le coton reste blanc.Cette différence est si grande, que l'on peutcompter à l'œil nu les diverses fibres (V. Un.ph. 1867).
Ces moyens généraux permettent de distin-guer dans un tissu la nature des fils qui lecomposent, et lorsqu'il a été soumis à l'un desessais précédents, puis lavé et séché, on peut,à l'aide d'une loupe montée ou compte-fils,
savoir le nombre des fils de nature animaleou végétale qui ont servi à le former.
On reconnaîtra la soie de la laine par leplombite de soude (1/100 de litharge bouillieavec une quantité de lessive de soude conte-nant 15 p. d'alcali réel ; ou solution d'acétateneutre de plomb mélangée avec autant de soudequ'il en faut pour que le précipité blanc d'abordformé se redissolve). La laine seule colore leliquide en brun noirâtre en raison du sul-fure de plomb formé par le soufre qu'ellecontient (Lassaigne). Avec la potasse bouillante,la laine seule produit une petite quantité desulfure alcalin reconnaissante à la colorationviolette qui se manifeste par l'addition dequelques gouttes de nitroprussiate de potasseou de soude au liquide étendu d'eau (if.Wagner). Avec une solution aqueuse de chlo-rure de zinc neutre, on peut aussi distinguerla soie de la laine. La soie s'y dissout complè-tement, la laine reste intacte (Persoz fils). Celle-ci, traitée par une solution aqueuse de potasseou de soude à 5 ou 10°, sera complètementdissoute; restera la cellulose ou le coton, s'il yen avait dans le tissu examiné; on pourra ladissoudre dans l'oxyde de cuivre ammoniacalou réactif de Schweitzcr. Par l'emploi de cestrois réactifs : oxyde de cuivre ammoniacal(ou ammoniure de cuivre), potasse ou soudecuiistiqiœ, chlorure de zinc, il est possible d'a-nalyser tous les tissus.
Les recherches de M. Vétillart sur les sixmatières textiles végétales employées dansl'industrie, fournissent les moyens de lesdistinguer à l'aide de l'observation microsco-pique de leurs fibres (coupées perpendiculaire-ment à l'axe) et des réactions microchimiquesau moyen de la coloration que ces fibreséprouvent par l'action d'un soluté d'iodure depotassium au 1/100, additionné d'iode, sousl'influence de l'acide sulfurique concentréétendu d'eau ou de glycérine pure. Ce moded'essai des principaux textiles, qui a été répétépar l'auteur, devant les commissaires du Mi-nistère de la Marine, dans le Laboratoire d'a-nalyse de la Pharmacie centrale de France,nous a paru des plus sûrs et des plus sensibles(V. Un. ph. 1870, p. 179-183).
Essai des draps.
Drap noir. Un soluté d'acide oxalique pro-duit une tache vert olivâtre s'il est teint enindigo, et orange foncé s'il l'est avec les boisde teinture et la couperose. — Drap bleu. Lesétoffes teintes au bleu de Prusse résistent àl'action de l'acide nitrique (à moins qu'on neles brûle), et non à celle de la potasse qui lesrouille, du fluorure de potassium qui les déco-lore (Nichlës). Celles teintes à l'indigo résistent