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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
urate d'ammoniaque. Enfin, une troisièmepartie du résidu A est chauffée au chalu-meau sur une lame de platine ; si le produitincinéré possède une réaction alcaline et sil'eau qu'on a fait agir dessus ne précipite paspar un carbonate alcalin, ce sera de l'uratede soude ou de potasse. Ce sera de l'uratede chaux qui existera dans le calcul si cettedernière précipite par un carbonate alcalin.Ces premiers résultats obtenus, on traite lerésidu B insoluble dans l'eau bouillante. Unepetite quantité est essayée par l'acide nitriquepour s'assurer de la présence de l'acide urique.Une autre portion est mise en digestion avecde l'acide chlorhydrique étendu; s'il y a effer-vescence, ce sera l'indice de la présence ducarbonate de chaux. A défaut de ce caractèreon incinère la matière à la flamme de l'al-cool sur une lame de platine. Si le résidu faitalors effervescence avec le même acide, on enconclura à l'existence de l'oxalate de chaux.— Examen de la deuxième portion. On seconduit envers elle comme dans l'analyse mi-nérale (p. 1272).
Les calculs d'acide urique, observés d'abordpar Scliéele, sont, de tous, les plus importantset les plus nombreux; leur couleur est fauve,rougeâtre, brune, grise ou noire, jamais blan-che; d'un tissu cassant, rayonné, surface souventlisse, quelquefois mamelonnée, mais jamais épi-neuse, volume variable; d té l,2àl,7. Lescalculsd'urate d'ammoniaque sont allongés, déprimés;leur surfasse est lisse, jamais tuberculeuse, quel-quefois brillante et cristalline; densité, 1,2 à1,7. Généralement petits, fauves et formés decouches minces, concentriques, ils sont quelque-fois recouverts d'une couche d'acide urique.Cassure plus terreuse que les précédents, dontils se distinguent facilement d'ailleurs par leurgrande solubilité dans l'eau chaude et les so-lutés de carbonates alcalins. Traités par unegoutte de potasse caustique, ils répandent, àune douce chaleur, une forte odeur d'ammo-niaque. Les calculs phosphatiques ou de terred'os, signalés par Wollaston, sont formés dephosphate de chaux ; ce sont des sphéroïdesaplatis ou des masses irrégulières blanchâtres.Les ccdcids fusibles formés par un mélangede phosphate de chaux et de phosphate am-moniaco-magnésien donnent, par voie sèche,un verre transparent avec le borax et le selde phosphore, et un verre rouge sombre avecle nitrate de cobalt {Berzêlius). Les calculsd'oxalate de chaux sont sphéroïdaux, sou-vent mamelonnés et hérissés de pointes, cequi leur a valu le nom de calculs muraux,par suite de leur ressemblance avec une mure ;bruns au dehors et gris à l'intérieur; tissu ho-mogène; sciés, ils offrent le poli de l'ivoire.Volume jusqu'à celui d'un œuf de poule ; den-
sité, 1,4 à 2,0. Les, calculs de cystine ou d'oxydecystique (cystineux ou cystiques), observésd'abord par Wollaston, sont entièrement for-més par cette substance sulfo-azotée qui estsoluble dans les acides minéraux et l'acideoxalique étendus, et résiste à l'action desacides tartrique, citrique, acétique. Les alcaliset les carbonates alcalins en opèrent rapide-ment la dissolution ; insoluble dans l'alcool etdans l'eau, elle brûle à la flamme du chalumeauqu'elle colore en vert bleuâtre, en répandantune odeur fétide. Les calculs de cystine ontune teinte jaunâtre variable, et sont assez mouspour être rayés par l'ongle. La xanthine, ouoxyde xanthique, ou acide ureux, a été trouvéedans de rares calculs volumineux (Marcet). Sescaractères sont ceux de l'acide urique, sauf lejeu des couleurs sous l'action de l'ac. azotiqueet de l'ammoniaque, la coloration étant rougepour l'acide urique et jaune pour la xan-thine ; mais quand celle-ci est mélangée d'ac.urique ou d'urates, ce qui est le cas le plusordinaire, sa solubilité dans l'acide chlorhy-drique et l'insolubilité de l'acide urique dansle même liquide, peuvent être mises à profitpour opérer la séparation de ces deux corps(V. Gerhardt et Chancel pour les essais auchalumeau).
Réactif de l'albumine, des autres matièresalbuminoïdes et des gommes. — La liqueurtrès-aeide qu'on obtient en dissolvant le mer-cure dans son poids d'acide nitrique à h 1/2équivalents d'eau, est un réactif d'une extrêmesensibilité pour toutes les substances albumi-noïdes et pour bon nombre de produits secon-daires qui s'y rattachent. Voici commentMillon, qui l'a fait connaître, s'exprime àson égard : Cette liqueur nitro-meramquecommunique à ces diverses substances unecouleur rouge très-intense, et l'on peut très-aisément reconnaître ainsi dans l'eau un centmillième d'albumine et même une proportionmoindre. Pour donner de suite une idée de ladélicatesse de ce réactif et peut-être aussi duparti qu'on en pourra tirer pour l'étude des or-ganismes végétaux, je dirai que le coton, lesfécules et la gomme arabique prennent, à soncontact, une teinte rose très-distincte. Les uri-nes se colorent presque toutes en rose, aprèsque la liqueur nitro-mercurique y a été mélan-gée, qu'on a chauffé le mélange et que l'urée aété détruite. L'albumine du sang, celle desépanchements séreux et des végétaux, la fi-brine, le caséum, le gluten, la légumine, lasoie, la laine, les plumes, la corne, l'épiderme,la gélatine, la chondrine, la protéine, le cris-tallin, la cornée, la couenne bien lavée, le pro-duit soluble qu'elle cède à l'eau bouillanteaussi bien que sa partie insoluble, se teignent