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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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CHIMIE PATHOLOGIQUE.

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qui ont pour origine des noyaux ou enveloppesde fruits, des fragments d'os, etc., recouvertsde particules cristallines ; 3° celles qui se sontentièrement formées dans le tube digestif etsont homogènes. Les premières ont leur noyauprincipalement formé de cholestérine, de ma-tière colorante jaune et de résine biliaire, re-couvert de couches de phosphates. Les secondesont leurs couches extérieures analogues. Enfinles troisièmes sont constituées par des fibresvégétales unies à des sels terreux par dumucus. Des concrétions énormes ont étéquelquefois trouvées dans l'intestin de per-sonnes qui prenaient de grandes quantités demagnésie, etc. Le volume des concrétionspathologiques est fort variable; leur couleurextérieure est généralement ocracée, rarementblanchâtre.

CALCULS BILIAIRES. On les trouve soitdans la vésicule même, soit dans les canauxbiliaires. Leur nombre varie de 1 jusqu'à plu-sieurs milliers. Ils sont tantôt libres et tantôtséparés par des cloisons. Leur volume dépasserarement celui d'un œuf de poule ; ils peuventne pas être plus gros que des grains de millet.Généralement, ils sont de 'a grosseur d'unenoisette. Quand leur volume ne dépasse pascelui d'une lentille, ils constituent la graveïlehépatique ou biliaire. Ils sont arrondis, oblongs,à facettes, etc. Ils sont généralement ver-dàtres ; mais on en trouve de jaunes, derouges, de bleus, de noirs (calculs mélaniques) ,de blanchâtres. Ils ont une structure cristal-line, sont fusibles, plus légers que l'eau, faci-lement solubles dans l'alcool et l'éther. On lesdivise en lamellati, striait et corticati. Les pre-miers sont formés de couches concentriques,sont durs et peu ou point inflammables. Lesseconds présentent des stries qui vont du centreà la circonférence. Ils sont généralement for-més de cholestérine, et par conséquent sontinflammables. On les nomme quelquefois cal-culs muraux ou murifvrmcs. Les troisièmesont un noyau constitué par des lamelles decholestérine, puis par une substance inter-médiaire à lui et à l'écorce qui enveloppele tout. Ils sont irrégulièrement inflammables.Outre la cholestérine, graisse blanche, cris-tallisable, soluble dans l'alcool et dans l'éther,non saponifiable, qui en est le principal cons-tituant, on a trouvé dans les concrétions bi-liaires : 1° les matières colorantes de la bile ;2" du mucus; 3° de l'albumine; Zi° une ma-tière charbonneuse ; 5° des sels alcalins etterreux, etc. Pour les analyser chimiquement,il suffira donc de les broyer, de les traitersuccessivement à chaud par les dissolvantsordinaires afin de s'emparer des principesorganiques que l'on reconnaîtra ensuite à

leurs caractères; puis d'agir avec le résidu,comme il est dit à l'analyse minérale ou àl'analyse des sédiments et calculs de l'urine.(V. Un. ph. 1875).

CALCULS URINAIRE3 ou VÉSICAUX. Ce

sont les concrétions morbides des reins, desuretères et de la vessie (pierres urinaires.,pierres de la vessie). Ils sont encore plus variésde formes, de couleurs et de composition queles calculs biliaires. Les substances que l'on yrencontre peuvent se diviser en deux classes :destructibles et non destructibles par la chaleurrouge. Les ' premières sont: 1° l'acide uri-que; 2° les urates de soude et d'ammoniaque;3° l'acide oxalique (à l'état d'oxalate); k° lacystine ou oxyde cystique ; 5° la xanthine ouoxyde xanthique; 6° Xuro-Uéalithe (Un. ph.1877); 7° la matière animale; 8° le sangdesséché. Les substances de la deuxième ca-tégorie sont : 9° le phosphate, de chaux; 10°le phosphate de magnésie; 11° le carbonatede soude (provenant de la calcination de 1'u-rate); 12° le carbonate de chaux ; J3° le car-bonate de chaux mêlé de chaux caustique(provenant de la décomposition de l'oxalate);Ih" la silice, etc. Ils peuvent être constituéspar une seule de ces substances ou par plu-sieurs. Il suit de ha que, pour procéder àl'examen chimique d'un calcul urinaire, ilfaut d'abord, après l'avoir desséché, et pesé,le soumettre à l'action du feu. S'il ne resteaucun résidu, c'est qu'il ne contiendraque descorps organiques ; s'il ne fait que perdre plusou moins de son poids, c'est qu'il a une com-position mixte; enfin s'il n'éprouve aucuneperte ou à peu près, c'est qu'il ne contient quedes sels terreux ou alcalins. On obtient doncainsi une première indication. Maintenant, sup-posons que nous ayons affaire à un calcul ren-fermant toutes les substances que nous venonsd'énumérer, voici comment on procédera à sonanalyse. On en réduira uni' partie en poudrefine," et celte poudre sera divisée en deux par-lies. Examen de la première partie. On lafait bouillir quelques minutes dans un matrasavec de l'eau distillée. On décante la liqueuret on évapore quelques gouttes à siccitô dansun verre de montre. Si l'on obtient un résidu,il faudra recommencer le traitement avec denouvelle eau, et ainsi de suite, jusqu'à épuise-ment de l'action de ce véhicule. On obtientainsi un soluté A et un résidu B. On évaporele soluté A; on met une portion du résidu del'évaporation dans un verre de montre el, enfaisant agir dessus l'acide azotique, puis l'am-moniaque, on obtient la réaction qui carac-térise l'acide urique. Une autre partie durésidu est traitée par un soluté de potassecaustique, et il s'en dégage de l'ammoniaque ,