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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

du pus, les globules de pus à peu près sembla-bles aux précédents ; d. dans celles qui con-tiennent du sang, les globules de ce liquide, leplus souvent déformés et irréguliers ; e. les glo-bules qui se forment dans les urines des diabé-tiques; f. dans les urines spermatiques, lesanimalcules spermatiques le plus souvent morts ;g. dans les urines sédimenteuses et acides, lesgrains amorphes d'acide urique combinés à unepetite quantité de matière animale et d'urates,beaucoup plus rarement d'acide urique pur ;h. dans les sédiments des urines alcalines ouneutres, les grains amorphes de carbonates dechaux et de magnésie, de phosphate calcaire ;souvent les cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien. Mais lorsque le praticien juge con-venable de faire cet examen chimico-cliniquedes urines, il doit tenir compte de l'espèce(urines du soir ou du matin ; urines de la di-gestion, rendues 2 ou 3 heures après le repas,influencées par la quantité ou la nature des ali-ments), de la boisson (urines des boissons,plus aqueuses, moins denses) et de la quan-tité d'urine sur laquelle on opère, car ce nesoumettant pas a l'analyse toutes les quan-tités d'urine sécrétée pendant 24 heures, onn'arrivera jamais qu'à des résultats relatifs.{Cottercau).

S'agit-il de retrouver dans l'urine certainessubstances médicamenteuses (iodures, bro-mures, chloroforme, santonine, sulfate de qui-nine, etc.) dont la présence est souvent utileà constater, on emploie pour les iodures lesprocédés ordinaires déjà indiqués, ou celui deM. Laronde (J. Ch. m. 18G6), qui consiste àagiter l'urine avec quelques gouttes de pétrole,à y instiller quelques gouttes d'acide nitrique,puis de chlorure de chaux liquide et agiter;la présence de l'iodure sera manifestée par lateinte rosée qu'aura prise l'huile de pétrole enremontant à la surface du liquide. Le mélanged'urine à essayer et d'empois d'amidon, agitéavec quelquesgou lies de solution d'hypochlorilede chaux au 1/8, donne immédiatement la colo-ration bleue caractéristique de l'iode (Pollacci), Les bromures seront décelés en évaporantl'urine à siccité, épuisant le résidu sec par l'eaudistillée chaude, filtrant et ajoutant un peu dechlorure de soude à la solution acidulée parl'acide citrique; il se produit du chlore nais-sant qui met en liberté le brome que l'on peutséparer par l'éther ou par le sulfure de car-bone (Caigniet). Pour la recherche du chlo-roforme V. p. 1122. La santonine sera ma-nifestée par la coloration rouge de l'urine aucontact de la potasse, coloration qui varie avecla quantité de santonine absorbée et ne dis-paraît pas par l'ébullilion (W. Smith). Laquinine, d'après M. Vitali, sera décelée en agi-tant 8 à 10 c. cubes d'urine avec 5 à 6 c. cubes

d'éther et 8 à 10 c. cubes d'une solution ausixième de soude caustique ; l'éther additionnéd'acide chlorhydrique pur et étendu est éva-poré à siccité; le résidu, agité avec 1 ou 2gouttes d'eau de chlore préparée à l'instant,puis avec 1 goutte d'ammoniaque, donne lacoloration vert émeraude (V. Un. ph, 1871,1879).

EXCRÉMENTS. La composition organiqueet inorganique des matières fécales de l'hommeest fort variable en raison de la diversité deson alimentation. Dans tous les cas, elle necontient que fort peu de substances solublesdans l'eau. L'alcool leur enlève des matièresgrasses et résinoïdes. Quant aux matériauxinorganiques, Berzélius a trouvé dans 150 p.de cendres provenant de 1000 p. de fèces :

Phosphate de chaui..... ] Oarb. de sonde.. 8

de magnésie.. > 100 Silico........... 16

Sulfate de chaux (traces). ) Charbon et perte. 18

de soude........ 1-----

de potasse....... > 8 150

Phosphate de soude..... |

Marcel a retiré des excréments de l'homme unprincipe immédiat cristallisàble, insoluble dansl'eau, soluble dans l'alcool et l'éther, auquel ila donné le nom iïexerétine (V. J. p/i. 1873).

Les substances inorganiques que l'on auraità rechercher dans les matières excrémentitiellesy seront trouvées d'après les préceptes géné-raux donnés dans l'analyse minérale. Le sang, lepus et autres produits pathologiques y serontdécelés à l'aide des caractères et réactions quenous venons d'indiquer pour chacun d'eux,

L'usage des médicaments change quelquefoisla couleur des matières fécales : le calomel lescolore en vert ; le peroxyde de fer, en rongebrun ; la magnésie à dose purgative, en blan-châtre ; le sous-nitrate de bismuth en noir, etc.

CONCRÉTIONS. Les concrétions patholo-giques sont constituées généralement par desmatières inorganiques (phosphate et carbonatede chaux , phosphate ammoniaco - magné-sien, etc.), réunies par une matière organiquevariable. Un grand nombre d'organes peuventen être le siège. 11 y a les calculs de la glandeprostate; les calcids ou concrétions arthritiques{calculs goutteux, C. articulaires) qui se for-ment dans les capsules et dans les ligamentschez les personnes affectées de la goutte («pôfî-tiç), les calculs ou concrétions intestinales, engénéral, produites par des causes accidentelles(chez les animaux, elles portent le nom de-zoards et i'.égagropiles) ; les C. srdivaires, dupancréas, etc. Sous le rapport de leur origine onpeut les diviser en trois variétés : 1° celles quidérivent de noyaux formés soit dans le canal ali-mentaire, soit dans l'appareil biliaire, mais qui sesont recouvertes de matières salines ou animalespendant leur trajet dans l'intestin; 2° celles