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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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CHIMIE PATHOLOGIQUE.

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phate ammoniaco-magnésien. On reconnaît unsédiment de cette nature par la résistancequ'il oppose à l'action dissolvante de l'eau, hsa solubilité dans l'acide chlorhydrique d'l'ammoniaque le ' précipite, et aux vapeursqu'il fournit lorsqu'on le triture avec de lapotasse caustique. Le soluté hydrochlorique,presque neutralisé par l'ammoniaque, puistraité par l'oxalate d'ammoniaque, donne unprécipité d'oxalate de chaux. Si l'on sépare leprécipité, qu'on ajoute à la liqueur un excèsd'ammoniaque, on obtient un précipité dephosphate ammoniaco-magnésien avec excèsde base. Si le sédiment ne contenait que duphosphate ammoniaco-magnésien, il ne préci-piterait pas par l'oxalate d'ammoniaque dansla liqueur acide presque neutralisée par l'am-moniaque. Dans ces recherches sur la naturedes sédiments urinaires, il pourra être utilede consulter le tableau analytique dressé parM. Sorré (V. Un. Ph. 1867, p. 290). Outre laqualité acide ou alcaline, on trouve une pre-mière indication dans la couleur des sédimentsurinaires; ainsi ce n'est pas a tort que l'onnomme gravelle rouge, les sédiments d'acideurique ; gravelle jaune, les sédiments d'oxalatede chaux; graoellegrise, les sédiments de phos-phate ammoniaco-magnésien. (V. pour plusde détails, Neubauer et Vogel, De Vurine etdes sédiments urinaires ; Yvon, Manuelclinique de V analyse des urines.)

Analyse approximative de V urine (V. Un.ph. 1872, p. 42). Les méthodes d'analysede l'urine que nous avons exposées jusqu'àprésent ne sont guère praticables que dansun labora- {F - m)

toire ; maisil en est deplus simples,de plus facileset de plus ex-péditives, quisont suscepti-bles d'éclairerle clinicien aulit même dumalade et qui

peuvent luifournir

des donnéessur lesquellesil doit asseoirson diagnostic.Pour cela on constate : 1° la quantité d'urinerendue; 2° sa densité à l'aide d'un simple aréo-mètre ou mieux de Vuromëtre ou urinométre(densimètre donnant les densités des liquidesde 1000 à 1050, à -{- 15 oc ) de M. Bouchardat(fig. 170), dont les indications peuvent êtrecorrigées soit au moyen de tables spéciales (V.

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Bouch.), soit par les formules que M. Sorré adonnées pour les cas l'urine contient oune contient pas de sucre, et l'on opère àune température inférieure ou supérieure à-f- 15° c (V. Un. Ph. 1867) ; 3° sa coloration,qui permet de juger non-seulement de laquantité des matières dissoutes dans l'urine,mais très-souvent encore de la nature decertains principes déposés accidentellementdans ce liquide; h" la consistance et la trans-parence, aux altérations desquelles se rat-tache la plupart du temps la présence dessédiments, du mucus, du pus, du sang ; 5" l'aci-dité , l'alcalinité, ou l'état neutre, précautionindispensable puisqu'elle éclaire sur la naturedes sédiments formés : on se sert pour cela depapier de tournesol rouge et bleu ; 6° l'actionde l'acide nitrique ; une petite quantité de ceréactif détermine, dans quelques urines, laformation d'un sédiment d'acide urique. Unegrande quantité du même acide dissout le pré-cipité précédent ou tous les sédiments, surtoutceux d'acide urique et des urates ; enfin l'acidenitrique, ajouté a un volume égal d'urine, peut,lorsque ce liquide est très-riche en urée, déce-ler la présence de ce principe en donnant lieuà une cristallisation rapide du nitrate d'urée.;7° l'action de la chaleur ; cet agent dissout lessédiments des urines acides, et la dissolutioncommence à + 30° ou -+- Z|0° ; il précipite etcoagule l'albumine, quelle que soit l'origine dela présence de ce principe dans l'urine, pourvutoutefois qu'elle soit acide ; 8° l'action de l'acidechlorhydrique ; cet acide précipite aussi l'acideurique qui n'y est pas cependant tout à faitinsoluble (V. J. ph. 1872), et la matière colo-rante de la bile ; on doit même, dans ces deuxcas, le préférer à l'acide nitrique, parce que sonaction dissolvante sur l'acide urique est moinsénergique, et que la couleur verte qu'il com-munique à la matière colorante de la bile estpermanente ; 9° l'action du nitrate de baryte,qui sert à déceler la présence des sulfates ; 10°l'action du nitrate d'argent, qui indique l'exis-tence des chlorures et des phosphates; 11° l'ac-tion de l'acide oxalique, qui permet de recon-naître la chaux et la magnésie ; 12° l'action del'ammoniaque, qui peut aussi être mise à profitpour apprécier approximativement la quantitédes phosphates ; 13" l'odeur et la saveur four-nissent quelquefois des renseignements qu'il nefaut pas négliger, comme dans le diabète sucréet dans le cas de décomposition des urines dansla vessie; l/i° enfin l'emploi du microscopepermet d'étudier et de distinguer les corps sui-vants : a. dans les urines parfaitement transpa-rentes, quelques lames d'épithélium ; b. danscelles qui contiennent une quantité notable demucus, les mêmes lamelles et de plus les glo-bules de mucus ; c. dans celles qui contiennent

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