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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

une petite fiole de verre blanc, et on ajoutegoutte à goutte avec une burette graduée laliqueur sucrée, tant qu'il se forme un précipitéjaune rougeàtre et que la liqueur est coloréeen bleu ; on s'arrête lorsqu'elle ne précipiteplus en noir par l'hydrogène sulfuré ou enbrun marron par le cyanure jaune, c'est-à-direlorsqu'elle ne contient plus de cuivre. La fer-mentation alcoolique développée à l'aide de lalevure de bière, le polarimètre de Laurent, lediabétomètre d'Yvon (fig. 109), sont encoredes moyens de dosage à mettre en pratique.Pour extraire le sucre de l'urine, on la faitévaporer à la température de 60°, au B.-M.;lorsqu'elle est convenablement évaporée, onl'abandonne à l'étuve chauffée à 25", et l'onobtient des cristaux de sucre urinaire que l'onpeut avoir tout à fait blancs et purs, par des la-vages et des dissolutions dans l'alcool. Un moyenfort simple d'obtenir le sucre diabétique del'urine, c'est de mettre celle-ci dans un alca-razas à travers les pores duquel elle filtre etlaisse, par évaporation, le sucre cristallisésous forme de croûte. Aux modes d'essaischimiques diabétiques nous ajouterons lessuivants,, qui sont à la portée de tout leinonde. 1° Quelques gouttes de l'urine sontdéposées sur du papier blanc non collé; onchauffe avec précaution. Si l'urine est sacrée,elle s'évapore lentement et laisse sur le papierun résidu sirupeux, qui le rend transparent àla manière de l'huile. 2 U Quelques gouttesd'urine diabétique répandues sur une étoffede laine noire, puis séchées, laissent aprèselles une tache blanche sirupeuse. 3° Enabandonnant à une douce chaleur de l'urinediabétique à laquelle on a ajouté un peu delevure, il se développe bientôt une odeur devin ou de bière manifeste. Dans quelquesurines diabétiques, on a aussi trouvé de l'acidehippurique (Lehmann). Sédiments deju-rinr: gravelle. Ils sont de deux sortes, selonqu'ils prennent naissance dans les urines aci-des ou dans les urines alcalines. Les premierspeuvent être composés plus particulièrementd'acide urique, d'urates d'ammoniaque ou dechaux, de chlorure de sodium, de cystine etde mucus, ensemble ou séparément, et com-binés a\ ec de la matière colorante de l'urine.L'acide urique y est soit à l'état de poudrerougeàtre, soit sous forme de cristaux de for-mes variées. Les sédiments d'urines alcalinessont ordinairement composés de mucus, dephosphate de chaux seul ou mêlé de phos-phate ammoniaco-magnésien ; rarement ilscontiennent des urates. Les sédiments bleus del'urine, que quelques chimistes, avec Bracon-nol, attribuent à des substances azotées par-ticulières, la Cyanourme (Urocyamnè de M. Bou-cher, Urocyartose de MM. O'Rorke et Forclos)

et la Mélanourine, et d'autres, à des sédimentsordinaires colorés par du bleu de Prusse, sontconstitués par une poussière bleue qui dégage,par la chaleur, des produits erapyreumatiques.L'alcool bouillant la dissout en partie et laissedéposer par refroidissement une poudre bleuecristalline que les acides colorent en rouge etque les alcalis ramènent au bleu. Heller attribuela coloration bleue de l'urine à un corps jaune(uroxanthine) qui se transforme, par l'oxyda-tion, en deux autres matières colorantes, rougerubis (ae. uroérythriqtie, de M. Fordos) et bleud'outremer, et qui se rencontre surtout dans lesmaladies le sang renferme beaucoup d'urée.Heller a signalé aussi dans l'urine plusieursautres matières colorantes {uioijlaucine, uiorho-dine, wroérythrine, w. roséiqw, purpurine),assez peu définies, qui se produiraient dans letyphus. Suivant M. Thudichum, Furoérythrineserait due à une oxydation de l'urocnrôme ;et la fétidité de l'urine décomposée, acide oualcaline, devrait être attribuée à la formation,de substances particulières: Furômélanine,produit de décomposition de l'urochrùme, Fu-ropittine, Fomwholine, ou acide omieholique(Soc. eh. 1868). Pour les urines à sédimentviolet, légèrement albmnineuses, qui se ren-contrent surtout chez des malades atteintsd'affections de la moelle épinière, M. Méliuest parvenu à extraire les matières colorantes(bleue et rouge), an moyen de l'éther, duchloroforme et de l'alcool (V. J. ph. 1871).Pour connaître la nature chimique des sédi-ments de l'urine, on commence par s'assurerde la réaction de celle-ci, afin d'avoir une pre-mière indication. Si elle est acide, on filtre,on dessèche la matière restée sur le filtre eton la fait bouillir dans l'eau. Celle-ci dissoutles urates et laisse sur le filtre l'acide uriqueet les phosphates. Ces deux substances peuventêtre séparées par l'acide nitrique, qui dissoutseulement les phosphates, que l'on recon-naîtra alors à leurs réactions. Pour vérifierla nature des produits entraînés par l'eaubouillante, on évapore à siccité, on traite unepetite quantité de résidu par l'acide azotiqueaidé de la chaleur, et on obtient ainsi la teintepourpre de murexide, caractéristique de l'acideurique, que l'ammoniaque rend encore plusintense. Une seconde portion de la masse estmêlée avec un peu de chaux caustique. Enchauffant le mélange sur une lame de platineon obtient des vapeurs ammoniacales. Enfin,on chauffe au rouge sur une lame de, platineune troisième portion du résidu, et on obtientun produit alcalin insoluble dans l'eau : ma-gnésie ou chaux ; soluble au contraire dans cevéhicule : soude ou potasse. Si l'urine est al-caline, les sédiments seront plus particulière-ment formés de phosphate calcaire et de phos-