CHIMIE PATHOLOGIQUE.
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coagulent ni par la chaleur, ni par l'acideazotique, et dégagent une odeur de spermependant leur évaporation. Par le repos, elleslaissent déposer les animalcules du sperme,qu'il est alors facile de reconnaître au mi-croscope et par les réactifs que nous indi-quons p. 1290. — Le pus se rencontre fré-quemment dans l'urine. Pour peu qu'il soiten quantité un peu notable, il rend ce fluideop ilin. Après repos, il forme un dépôt blancmat, laiteux ou jaunâtre, bien délimité.
Dans les affections du foie, l'urine est assezsouvent colorée en jaune par la bile. On re-connaîtra cette substance dans l'urine par lesréactions que nous avons indiquées à 1 articleBile (p. 1228), et aussi par le chloroforme qui,
suivant M. Cunisset, est un réactif de la bile,plus sensible que l'acide nitrique. M. Maré-chal considère comme plus sensible encore lateinture d'iode, dont quelques gouttes déter-minent dans une urine bilieuse, neutre ouacide, une belle teinte vert-émeiaude qui per-siste pendant une demi-heurt (V. Un. ph.1866, 1868). — La présence du sucre dans l'u-rine {Glycosurie) se rattache à une altérationpathologique des plus intéressantes, le •Halète.L'urine diabétique est pesante (densité 1,030à 1,032), sucrée, sa couleur est ordinairementpale; sa reaction neutre ou alcaline devient,avec le temps, fort acide par suite de 11 trans-formation du glucose en acide lactique. Dansl'urine, il y a plusieurs moyens de déceler ce
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sucre. Par exemple, lorsqu'on fait bouillirdans un matras P. E. de lait de chaux ou unpeu de potasse caustique avec de l'urine dia-bétique, le mélange brunit d'autant plus quela proportion de glucose est plus forte (Bou-chardat). La même urine étant chauffée avecun peu d'acide sulfurique seul, et mieux addi-tionné de bile, il se produit une belle colora-tion rouge (Thomson). Elle réduit à chaud etnoircit le sous-nitrate de bismuth en présencede la potasse (Boettger) ou la dissolution d'hy-drate de bismuth dans la potasse caustiqueadditionnée de Q. S. suffisante d'acide tar-trique (Franequi et Van de Vyvêre). Le réactifBarreswil ou celui de Fehling est un moyend'essai fort sensible; on porte à l'ébulliùon
1 vol. d'urine à essayer avec 2 volumes deliqueur cuprqpotassique. Lorsque l'urine nerenferme qu'une très-petite.quantité de sucre,on a conseillé de la décolorer préalablemenïpar le noir animal (Maly), ou de rechercherle sucre dans l'eau de lavage de ce charbon(Seegen) (Y. J. ph. et Un. ph. 1872). A la ri-gueur le sulfate de cuivre suffirait. En prépa-rant la liqueur de Fehling avec : sulfate decuivre pur cristallisé, 3i gr., 65 ; eau distillée,200 gr.; tartrate de potasse et de soude pur,173 gr.; lessive de soude caustique à 18°,5 B%480 c. cub., et complétant un litre, on a unesolution dont 10 c. cubes représentent 5 centigr.de glucose. Ces 10 centim. de solution cui-vrique sont chauffés au bain de sable dans