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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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CHIMIE PATHOLOGIQUE.

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Les spectres des métaux alcalins et alcalino-terreux sont caractérisés, savoir : le potassium,par deux raies: l'une, rouge sombre; l'autre,violette; le sodium, dont le spectre est le plusfacile à reconnaître, et, en même temps, leplus sensible, par une raie unique, jaune très-brillante ; le lithium* par 2 raies, l'une, jaunetrès-faible ; l'autre, rouge, très-brillante ; lestrontium, par 8 raies : 6 rouges, 1 orangéeet 1 bleue, parfaitement isolée et très-intense;le calcium, par 2 raies : 1 orangée et 1 verte;le baryum, dont le spectre es! plus compliqué,par quelques raies rouges et 5 raies vertes; lerubidium, par 1 raie rouge; le cœsium, par2 raies bleues; le thallium, par 1 raie verteaussi isolée que la raie jaune du sodium ou laraie rouge du lilbium (V. Un. ph. 1862).Uindium et le gallium ont des raies bleues.

Le spectre du phosphore donne 2 belles raiesvertes et 1 troisième un peu moins visible(P. Christofle et Beilstein) (V. Un. pharm.,1863) ; le spectre du soufre donne 3 raies vio-lettes très-larges et un grand nombre d'autresraies Irès-fines (Mulder). MM. Boettger, Sim-mler, Erdmann, ont observé les spectres dubore, des chlorures de bismuth, de manganèse,de plomb, de cuivre, du cyanogène, etc.

Le chlorure de chrome ne donne pas despectre particulier ; mais l'acide chlorochromiqucdonne un spectre très-beau et très-compliqué,présentant 16 raies principales : 3 violettes,8 vertes, 1 jaune, 2 orangées et 2 rouges.

Pour les métaux, autres que ceux de la pre-mière série, la question est plus complexe ;c'est ainsi que le ter ne possède pas moins de70 raies brillantes. De plus, il parait résulterdes expériences de M. A. Mitscheriich, que lesmétaux n'ont pas, comme on le croyait, tou-jours le même spectre, quelle que soit lacombinaison dans laquelle ils se trouvent en-gagés; ce se; ail le métal lui-même réduit dansla flamme qui produirait le spectre.

MM. Plucker et Hittorf ont constat* 1 quecertains corps, comme Yazote, le soufre, nedonnent pas un spectre unique, mais deux

spectres très-différents, selon la températureà laquelle on soumet le gaz ou la vapeur in-candescente. Ils nomment premier spectre ce-lui qui correspond à la température la moinsélevée, et second spectre, celui qui corresponda une température plus élevée. Voaygéne, lechlore, le brome, l'iode, etc., n'ont qu'un spec-tre. En étudiant les spectres des gaz, MM. Pluc-ker et Hittorf ont vu, en outre, qu'il n'y a pasde spectre de corps composé; c'est au resteune question encore très cou I reversée. Ainsile gaz oxyde de carbone, l'acide carbonique,le gaz oléfiant, le gaz des marais, le sulfure decarbone, etc., donnent le speclre de la vapeur decarbone (Attfield, Morren), un des plus beauxet des plus curieux que l'on puisse observer.

Des recherebes récentes ont montré que l'é-tude comparative des spectres des métalloïdesconduit à classer ceux-ci dans l'ordre que leurassigne déjà l'ensemble de toutes leurs autrespropriétés {Troost et HauiefeuiUe, Ditte).

M. Sloddart a examiné les spectres fournispar un certain nombre de préparations plutr-macculiqueslesplus usitées (infusions, solutés,teintures, vins médicinaux, etc.) qui pré-sentent des raies noires, constantes, dites raiesd'absorption, remplaçant une partie du fais-ceau de la lumière transmise (V. Un. Ph.1870). D'autres recherebes permettent d'espé-rer que l'analyse spectrale donnera de fécondesapplications en physiologie et en toxicologie(V. Grandeau, instruit, pratiq. sur l'anal,spectr. 1863; Delafontaine 1878).

Jusqu'à présent l'analyse speclrale est restéeessentiellement qualitative; les travaux deM. Janssen donnent lieu d'espérer qu'ellepourra donner des déterminations quantita-tives, ramenées à des mesures photométriques(V. Un. Ph. 1871). D'aprèsces idées, MM. Cham-pion, Pellet et Grenier ont proposé un appa-reil fondé sur la mesure de l'intensité d'uneraie brillante d'un corps pour doser ce corps;pour doser, par exempte, la soude dans lescendres des végétaux (V. /. ph. 1873).

CHIMIE PATHOLOGIQUE (i;

SANG. Le sang de l'homme, des mam-mifères et des oiseaux constitue un liquiderouge plus ou moins foncé, opaque, alcalin àl'état normal, d'une densité de 1,050 à 1,057à -(- 15 oc , d'une saveur salée, d'une odeur

(1) On trouvera cette matière traitée avec plus de détaildans le Traité de Chimie pathologique, du docteurLhéritier; voyez aussi : P. SctiutzenberGer, Chimieappliquée à la Physiologie, à la Pathologie, 186*; Chimiemédicale, MÉau 1879."

fade particulière ;main contiennent,

790,37

69,15 de

sérum ^ 10,98renfermant

67.80

1000 parties de sang hu-d'après M. Dumas :

Eau.

Matière grasse phosphorée,cholestérine , séiohne , acidesmargarique et oléiquo libres,sel marin, chlorure de potas-sium, sel ammoniac, carbonatesde soude, de chaux et de ma-gnésie, phosphates de soude, dechaux et de magnésie, sulfatede potasse, lactate de soude.selsformés par des acides gras fiieset volatils.

Albumine.