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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

sont infiniment plus nombreuses ; Frauenhoferen a compté plus de six cents dans toutela longueur du spectre, depuis le rouge jus-qu'au violet, et des études précises faites enAngleterre, en Allemagne et en Italie, en ontporté le nombre jusqu'à trois mille.

Si l'on reçoit à travers un prisme des rayonsémanés d'une source lumineuse terrestre (becde gaz, lampe, métal en fusion, etc.), ces lu-mières artificielles fournissent également desspectres colorés, mais qui sont caractérisés pardes raies transversales, colorées, brillantes,que le spectre solaire ne possède pas, et dontla distribution diffère selon la nature de la lu-mière observée; ces spectres se distinguenten outre, du spectre solaire par le nombre etl'arrangement tles couleurs.

C'est sur ces observations du spectre et surce fait capilal, a savoir : que les vapeurs in-candescentes des composés métalliques intro-duits dans une flamme décèlent toujours, dansle spectre de cette flamme, la présence el Janature du métal par des raies transversalesbrillantes, plus ou moins nombreuses et visi-bles, caractérisées par leur position respective,leur netteté ou leur diffusion, leur nombre etleur coloration; c'est sur ces fails, disons-nous, que. MM. Bunsen et Kirehhoû"fondèrent,en avril 1860, une nouvelle méthode d'analyse,dite spectrale , aussi remarquable par sa sim-plicité et son extrême sensibilité (V. p. 5.">)que par sa généralité et sa certitude (1). Ilsdémontrèrent que les raies caractéristiques quechaque métal (alcalin ou alcalino-terreux) faitnaître dans le spectre d'une flamme, sont d'au-tant plus visibles que la température de laflamme est plus élevée et son pouvoir éclairantmoindre ; et que l'observation de ces raiesconstitue un moyen d'analyse sûr, facile etd'une grande puissance.

Les deux éminents professeurs de l'Univer-sité d'Heidelberg ont reconnu , par cette mé-thode délicate , que des corps , comme le li-thium, réputés très-rares, sont, au contraire,des plus répandus dans la nature ; en outre,ils ont été amenés à découvrir, dans certainsproduits minéraux, dans quelques eaux miné-rales, deux nouvelles substances métalliques :le rubidium et le caÂum, dont les traceseussent été peut-être inappréciables par les

(1) Dès 1846, Bt, Zantedeschi, physicien italien, avaitémis ridée de considérer le spectre lumin. comme un ana-ltsateur CHROMATiouK, susceptible de révéler l'exis-tence de corps terrestres et planétaires.

De son côté, et beaucoup plus tard,. Cartmell a faitconnaître une méthoce fhotochimtque pour reconnaîtreles alcalis fixes et les terres par les diverses teintes qu'ilscommuniquent il la flamme incolore d'un corps en com-bustion. Cette méthode consiste à interposer entre l'œilet la lumière un milieu coloré susceptible d'intercepterune couleur déterminée, et de laisser passer les autres.(V. Un. phaem., iS6P.)

seules ressources de l'analyse chimique. Al'aide des mêmes moyens d'investigation, unautre métal, le thallùm,îgl découvert presqueen même temps, en 1861, par M. Crookes, enAngleterre; et, en 1862, par M. A. Lamy, enFrance; Yindium, en 1863, par MM. Reich elRicater ; enfin dans ces derniers temps, legirfhiii/i par MM. Lecoq de Boisbaudran etlungfleisli ; le philippium et le décipwm parM. Uelalontaine (V. Bull, un.ph. 1879).

Lit même méthode a permis aussi à M. Kir-chhoff de connaître la constitution de l'atmos-phère du soleil et de déterminer la nature desmétaux qui entrent dans sa composition. L'ar-gent, l'or, le cuivre, le plomb, rétain, le mer-cure, l'antimoine, le lithium, le strontium,paraissent y manquer, ainsi que le silicium etl'aluminium, les deux éléments de l'argile siabondante à la surface de la terre; mais lepotassium, le sodium, le magnésium, le fer,le nickel et le chrome, y ont été reconnus.

L'appareil (spectrométre) dont se sont servisMM. Bunsen et Kircl holT se compose d'unecaisse ou boite noircie intérieurement, dontla base est un trapèze reposant sur trois pieds.Les deux parois de la boîte, répondant auxcôtés obliques du trapèze, et faisant entreelles un angle de 58° environ, supportent deuxlunettes. L'une a son oculaire remplacé parun disque de laiton muni d'une fente verticale,placée au foyer de l'objectif; (levant cettefente, on place une lampe, de manière quel'axe de. la lunette rencontre le bord de laflamme; c'est à cet endroit de la flamme quel'on maintient l'extrémité du fil de platinetrès-fin qui est chargé de, la perle du sel hexaminer (de préférence un chlorure). Entreles objectifs des lunettes, on place un prismecreux, d'un angle de 60°, rempli de sulfure decarbone. Ce prisme est supporté par un axevertical traversant le fond de la boîte, et por-tant à son extrémité inférieure un petit miroirpouvant tourner avec le prisme à l'aide d'unbras adapté à l'axe. A la hauteur du miroir,on dispose une échelle horizontale dont on litles divisions au moyen d'une petite lunettedirigée vers ce dernier. Les raies sont d'au-tant plus marquées que la combinaison soumiseà l'expérience est plus volatile ; un même seldonne des spectres d'autant plus brillants quela température de la flamme est plus élevée.

Le spectromètre a reçu de M. Steinheil, deMunich, et, en dernier lieu, de M. Duhoscq,des modifications qui en facilitent l'usage. Aumoyen d'une disposition ingénieuse des piècesde l'appareil, M. Duboscqlui adonné la formeverticale d'un microscope ordinaire (tpectros-cope) ; ainsi modifié, il est très-commode pourl'observation et s'emploie maintenant dans leslaboratoires de chimie.