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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
2,93
Fibrine.
Contenant
130,85 de
2,27
Hématosine.
de la matière
(matière co-
grasse, des sels
caillot {
lorante).
terreux et al-
125,63
Albumine et
calins ( du fer
renfermant
fibrine des
(1), du manga-
globules.
Dèsejt
1000,00 1000,00
Au microscope, à l'état vivant, il se montreformé d'un liquide incolore (plasma) et deglobules ronges [hématies) et b\auas{kueocytes).M. Herniann y a découvert le Protagon, azoto-
phosphoré, cristallin, principe de toutes lesmatières animales (jaune d'œuf, pus, sperme,cerveau). Le sérum renferme de la soucie, lesglobules de la potasse.
Le sang [chair coûtante, de Bordeu) peutêtre altéré pathoiogiquement de différentesmanières. Nous nous bornerons aux cassuivants : 1° Sang altéré par du pvs. Aumicroscope, le pus offre des globules dou-bles de ceux du sang (Donné). On bat le sangau sortir de la veine avec une baguette deverre pour en Séparer la fibrine. S'il est pur,il forme sur la baguette une membrane élasti-que sans lambeaux ni filaments, causant entreles doigls une sensation semblable à celle queproduit le caoutchouc mouillé, et dont la cou-leur, d'abord rouge, devient jaunâtre par lelavage. Si, au contraire, il existe du pus,même 1/60, il se forme non plus une mem-brane, mais une accumulation de lambeauxfilamenteux, sans élasticité, et d'autant plusmous que la quantité de pus est grande. Ceslambeaux sont rouges, mais le lavage les blan-chit plus que dans le cas de sang pur.Si la proportion de pus est très-forte, il ne seforme ni membranes, ni lambeaux filamenteux,et le sang ne se coagule plus (Mandl). —2° Sang ictérique. Le sérum a une saveur dés-agréable, une couleur safranée qui devientjaune lorsqu'on l'étend d'eau. On verse sur cesérum un excès d'alcool qui précipite des flo-cons albumineux; on filtre. Le soluté alcooli-que, jaunâtre, réagit alcalin ; évaporé, il laisseun résidu jaune foncé, d'une saveur amère dés-agréable, déliquescent et presque entièrementsoluble dans l'étirer. Le soluté éthéré fournil,par l'évaporation spontanée, un résidu jauneorange avec des cristaux de matière grasse. Leprécipité albumineux, traité par l'alcool bouil-lant, donne une liqueur verte qui, par refroi-dissement, donne des cristaux gras. Clinique-ment, il suffit de traiter le sérum par l'acidesulfurique dilué ou l'acide nitrique; sous l'in-fluence de ces réactifs, un précipité cailleboté
(1) Le sang humain contiept 0 °/ 0 , 05 de fer métal-lique combiné aux globules (Pelouze).
verdâtre prend naissance. JIM. Lhéritier etMartin Solon ont trouvé de la bile dans le sangde quelques pneumoniques. — 3° Sang dansla maladie de Briyht. Les principales altéra-tions consistent dans la présence d'une pro-portion sensible d'urée et dans une diminutionde la proportion d'albumine. On constatera lapremière comme il sera dit plus loin, et la se-conde par la pesanteur spécifique du sérumréduite à 1020, par la pesée de l'albumine dece liquide, enfin par la présence, en forte pro-portion, de l'albumine dans l'urine.— h° Sangchlorotique. Il est pâle; diminution des glo-bules, de la matière colorante, dufer, des sels,et de la fibrine; accroissement de la propor-tion d'eau ; coagulation prompte, mais impar-faite ; densité faible. — Le médecin et lepharmacien sont quelquefois requis commeexperts pour déterminer si des maculaturessont des taches de sang. Si ces taches existentsur du fer (instruments tranchants ou conton-dants) el sont un peu épaisses, d'un rouge brunbrillant, en exposant celui-ci à une tempéra-ture de 25 à 30°, elles se soulèvent en écail-les et laissent le métal assez brillant. En chauf-fant ces écailles dans un petit tube de verre,il se dégage de l'ammoniaque qui ramène aubleu le tournesol rougi; mais ce caractère estinsuffisant, car des ' grattages de rouillechauffées dans un tube avec la potasse déga-gent aus«i de l'ammoniaque. Lorsqu'on traiteune goutte de sang par une goutte d'acide cblor-hydrique, la tache ne jaunit ni ne disparaît, etla lame de fer ne devient pas brillante, commecela aurait lieu si la tache était produite parun suc acide. En plongeant la lame tachée desang dans l'eau distillée, la matière de la ta-che se dissout et gagne le fond de l'eau, quise colore plus ou moins si l'on agife. Chaufféou soumis à l'action du chlore, ce liquide secoagule ou devient seulement opalin, selon laquantité d'albumine qu'il contient. S'il seforme un coagulum, celui-ci est gris-verdâtresans la plus légère trace de nuance rosée ourouge. Ce coagulum peut être dissous par lapotasse et donner un liquide coloré enuer/partransmission, et en rosé ou en rougeâtre parréflexion lorsqu'on l'observe dans un tube deverre étroit. Les taches produites par les fruitsacides ou la rouille ne donneraient rien de sem-blable. Les taches de rouille sonl claires et mates;celles provenant de fruits acides ont une teintequi varie du rouge brun foncé au noir; elles' sonthygroscopiques, complet, solubles dans l'eau; lasol. donne, avec un peu d'ac. acétique et de cya-nure jaune, un précipité bleu foncé. Mais l'obser-vation des taches au microscope, d'un grossis-sement de 3 àZiOO diamètres (fig. 105), et la re-cherche des globules sanguins constituent le ca-ractère essentiel et le signe le plus certain de