CHIMIE PHARMACEUTIQUE.
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dissolvent pas réellement, qui se gonflentau contact des liquides et forment des geléesplus ou moins épaisses; dont, en général,l'équivalent est élevé et le volume atomiqueconsidérable. De plus, les colloïdes sont aussiperméables que l'eau pure aux substancesdiffusibles, tandis qu'elles s'opposent com-plètement au passage des matières col-loïdes comme elles-mêmes. La séparation descristalloïdcs d'avec les colloïdes s'effectue avecautant de netteté que si l'on avait soumis àl'action de la chaleur un mélange de substancesvolatiles et fixes. Elle s'opère au moyen dudiahjseur (fig. 164) consistant en un tambourde papier parchemin, ou même de papier àlettre, monté sur un vase de verre circulaire ousur un cercle de gutta-percha de 25 à 30 cen-tim. de diamètre, de manière a former un tamis,et qui plonge dans un vase contenant de l'eau ;la matière à dialyser est mise, sous une épais-seur de 1 à 2 céntim., dans le dialyseur; lasubstance cristalloïde se rend dans l'eau ex-térieure, après avoir traversé la membrane,agissant comme colloïde, qui retient seule-ment la substance non cristallisable ou colloïde.Le papier ou agent dialyseur étant attaquablepar certains dissolvants, on peut le remplacer
(m. 164.)
par du calicot enduit de gélatine, d'albumine,par toute autre membrane colloïde, pur unvase poreux de terre de pipe, peu cuite (Gui-gnet) ; il en est de môme du dialyseur auquelon peut substituer soit un tube ouvert aux deuxextrémités, dont l'une est fermée par unmorceau de papier-parchemin, ou par unmorceau de parchemin, de baudruche; soitdes ballons de collodion (Guichard) (V. Un.ph. 1870). La méthode dialytique, féconde enrésultats, paraît appelée à influer puissammentsur l'analyse organique immédiate, et à rendrede grands services en chimie pour la prépara-tion de la silice, de l'alumine, des oxydes defer et de chrome, etc.; en toxicologie et dansles recherches médico-légales, pour la recherchedes poisons minéraux et organiques {acide ar-sènieux, émétique, morphine, strychnine, bru-cine, digitaline, etc.) mélangés a des substancesorganiques ou alimentaires; en pharmacie, pourla préparation de certaines matières extrac-tives végétales ou animales; en physiologie,
pourl'étude d'un grand nombre de phénomènesde la vie animale et végétale; et, dans les arts,pourla séparation et l'extraction de diversessub-stances salines, sucs végétaux, etc.
C'est ainsi que M. Buchner a séparé Paspara-gine du mucilage de la guimauve ; que Liebiga séparé l'alloxane d'un mucus provenantd'un catarrhe intestinal ; que M. Redwood aséparé certains principes actifs (généralementcristallisables) que les substances naturellesprésentent combinés avec des matières inertes;que M. Attfleld a séparé de quelques sucs vé-gétaux (sucs de tiges de pommes de terre, debelladone, de laitue, de choux, de concom-bres, etc.) certains corps cristallisables (nitratede potasse, chlorure de potassium, sucre, etc.);que M. Wliitelaw, de Clascow, a séparé lessels de la saumure provenant des salaisons deviande et convertit le jus de viande qui en ré-sulte en tablette de bouillon; que M. Péligola séparé l'urée des résidus organiques de l'eaude Seine ; que M. Dubrunfaut a pu séparer desderniers jus sucrés une portion notable dessels qu'ils renferment, et leur permettre defournir une nouvelle dose de sucre cristallisé ;il a réalisé cette séparation, en grand, aumoven de l'appareil appelé osmomêtrc. (V. J.Ph. 1869).
Les substances vénéneuses solubles sont descristalloïdes et, par conséquent, traversent lesdiaphragmes colloïdaux ; la séparation ou dia-lyse se fait plus ou moins rapidement suivantla nature des matières organiques qui les accom-pagnent ; elle peut durer de 1 à 5 et 10 jours ;on peut l'accélérer en changeant l'eau du vaseextérieur et la membrane du septum toutes les24 heures {Réveil). Enfin la dialyse peut êtreréalisée avec des liquides autres que l'eau, telsque le sulfure de carbone, l'css. de térébenth.
Quelques chimistes pensent que la décolora-tion par le charbon est plutôt un phénomène dedialyse que le résultat d'une combin. des mat.color. avec le charbon {Un. ph., 1862, 1866).
Analyse spectrale. — Wollaston, en 1802,et, plus particulièrement, Frauenhofer, en1815, observèrent que le spectre solaire (com-posé, comme on le sait, de sept couleurs iné-galement réfrangibles) était traversé dans salargeur par un certain nombre de lignes noiresou raies, très-déliées et très-inégalement es-pacées. Frauenhofer étudia spécialement leurposition et vit qu'elles se présentaient cons-tamment dans le même ordre et dans la mêmedisposition. Il désigna, par les huit premièreslettres de l'alphabet, les huit raies princi-pales, les plus apparentes et à positions fixes,correspondant toujours au même point duspectre, c'est-à-dire aux rayons de la mêmeréfrangibilité. Ces raies principales ont gardéle nom de raies de Frauenhofer; mais elles