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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
poser, d'après M. Lcfort, de 3 volumes d'acideazotique et de 1 volume d'ac. chlorliydrique,très concentrés (V. Un. I<h. 1869).
Si l'on a à brûler une matière organiquecontenant du chlore, il ne faut pas employerl'oxyde de cuivre ; car le chlorure de cuivrequi se forme, se volatilise et se dépose dans letube à chlorure de calcium, dont il augmentele poids. On obvie à cet inconvénient en rem-plaçant l'oxyde de cuivre par le chromate deplomb ; le chlore est transformé en chlorurede plomb qui, étant fixe à la chaleur rouge, nese volatilise point. Quant au dosage du chlore,on broie la matière organique avec un excèsde chaux pure calcinée, puis on chauffe aurouge, on reprend par l'acide azotique et onprécipite par une solution titrée d'azotate d'ar-gent. On peut remplacer la chaux par unmélange de potasse et de soude ou de soudeet de chaux. — On emploie un procédé analoguepour les matières organiques contenant dubrome, de l'iode ; quand on veut doser ce der-nier corps, on ajoute à la chaux du carbo-nate de potasse pur. — Lorsque le phosphoren'existe pas dans ,-p ■
la matière orga- ^ "'
nique concur-remment avec lesoufre, on ledose comme cedernier, ou bienon brûle la ma-tière par l'acideazotique, sur unpoids connud'oxyde deplombpuis on calcinefortement et on
pèse ; l'augmen- ^^^^^^^^^^^^^^^tation de poids fait connaître celui de l'acidephosphorique, et, par suite, du phosphore. —Si la matière organique contient à la fois dusoufie et du phosphore, on les convertit simul-tanément en acide sulfurique et phosphorique,puis on précipite par le chlorure de baryumau milieu d'une liqueur parfaitement neutre ;on pèse le précipité, puis on laveavec de l'acidechlorliydrique étendu; il éprouve une pertede poids correspondant à la quantité de phos-phate de baryte.
Dans ces données sur l'analyse élémentaireorganique, se trouvent toutes celles qui sontapplicables à l'analyse des Engrais. Cela nousdispense d'un article spécial sur ce sujet. (V.Chevallier, Dict. des falsificat. 6 e : édit. 1882.)
Pour le dosage de l'ammoniaque (et par suitede l'azote) contenue dans les engrais ou lescomposts (mélanges employés comme engrais),M. Bobierre a fait connaître un appareil qu'il anommé ammonlmètre (fig. 163). (Pour son
modus operandi, nous renvoyons au Traité d'a-nalyse chimique, de M. Poggiale, p. 577; c'estl'application du procédé de M. Peligot.)
(Thésard, Traité de chimie, t. V., p. 245-408. — Persoz, Introduction à Vètude du lachimie moléculaire, p. 739-797. — Lieeig,Instruction sur Vancdyse des corps organiques,1838. — H. Rose, Traité de chimie analytique,édit. française originale. — Barreswil etSobrero, Appendice à tous les traités d'a-nal, chim., 1843. —R. Frésémus, Traité d'a-nalysé chimique qualitative et quantitative,1866-1867. — Will, Guide de l'analyse chi-mique, trad. par Risler, 2° édit., 1858. —Gerhardt et Chancel, Précis d'analyse chi-mique qualitative et quantitative. — Bolley,Manuel pratique d'essais et de recherches chi-miques, 1877. — Wurtz, Dict. de chim. t. 1,p. 249-297).
Depuis quelques années, l'analyse chimiques'est enrichie de deux nouvelles méthodes,remarquables, fondées sur des principes dephysique ; nous voulons parler de la dialyseet de Vanalyse spectrale.163.) Dialyse.-La
dialyse, ainsi ap-pelée par oppo-sition à analyse,est la séparationdes substancespar diffusion,c'est-à-dire parle passage ou lemélange spon-tané d'une sub-stance en solu-tion dans l'eau,a l'eau distillée,^^^^^^ à travers un dia-
phragme membraneux ou septum interposéentre les deux liquides. La diffusion augmente,en général, avec la température. Cette applica-tion à l'analyse, des phénomènes d'osmoseobservés par Dutrochet, est due aux bellesrecherches de Th. Grahani, sur la diffusionmoléculaire {Annuaire de chimie et de phy-sique, juin 1862). Au point de vue de leurfacilité à traverser les membranes minces,Graham a divisé les corps en deux classes :les cristalloîdes ou substances cristallisables(urée, sucre, les divers sels, les acides chlor-liydrique, sulfurique, etc.), très - diffusibles,qui s'endosmosent rapidement et peuvent sedissoudre ; et les colloïdes (colle ou gélatine,albumine, amidon, gomme, tannin, dextrine,pectine, caramel, silice hydratée, alumine engelée, peroxydes métalliques hydratés, matièresextractivesvégétales et animales, etc.), qui se dif-fusent très-peu ou pas du tout, ayant peu oupoint de tendance à cristalliser, qui ne se