CHIMIE PHARMACEUTIQUE.
on le recueille avec l'acide carbonique dansune cloche graduée, renversée sur le mercureet faisant fonction de gazomètre. L'acide car-bonique est absorbé par la potasse; reste l'a-zote, plus l'air que contenait la cloche et dontle volume a été déterminé avant la combus-tion. Le tube à combustion doit avoir 60 à80 cenlini. de long, son extrémité fermée estarrondie à la lampe. Au fond du tube on intro-duit une couclie de carbonate (de plomb ou decuivre on du bicarbonate de soude) qui de-gage de l'acide carbonique sous l'influencé dela chaleur, et on ne commence la combustionque lorsque l'appareil ne contient plus que cegaz, ce que l'on obtient en opérant, successive-ment et à plusieurs reprises, un dégagementd'acide carbonique, puis le vide, au moyend'une petite pompe pneumatique. — Le dosagede l'azote en poids, d'après la méthode deMM. Varrenlrapp et Will, consiste à transfor-me]' par la chaleur en gaz ammoniac l'azotede la substance à analyser, que l'on mélange,dans ce but, avec de la chaux sodée (mélangede chaux caustique, 2, et d'hydrate de soude,1). Le gaz ammoniac est reçu au sortir dutube à combustion (long de /|0 à 45 centim.)dans un tube à trois boules, contenant de l'a-cide chlorhydrique pur, d'une densité 1,13environ. La combustion terminée, on versedans le liquide du tube a boules un léger ex-cès de chlorure de platine très-pur, et on éva-pore à si.-cite au B.-M., le précipité jaune dechlorure double de platine et d'ammonium estlavé à l'alcool éthéré, recueilli sur un filtre,séché et pesé ; le poids du sel double l'aitconnaître celui de l'azote, sachant que 100 p.de ce sel équivalent en poids à 6 p., 349 d'a-zote en poids. Comme contrôle, on pèse Je ré-sidu de pi itine métallique provenant de la cal-cination du sel double : 100 de platine équi-valent, en poids, à 14,3.35 d'azote. Pour ledosage de l'azote dans les engrais et autresproduits commerciaux, et afin d'opérer sur 25à 30 gr. de matière, M. Ch. Mené a modifiél'appareil précédent, et substitue aux tubes àcombustion des cornues de terre, semblables àcelles qui servent à la préparation de l'oxygène,de l'ammoniaque, etc. (V. Un. ph. 1867). Legaz ammoniic peut aussi être recueilli dansune quantité déterminée d'acide sulfurique ouchlorhydrique titré, correspondant à un cer-tain poids d'azote. L'abaissement du titre de l'a-cide (duquel on déduit la proportion d'azote),après la combustion, est évalué à l'aide d'unesolution titrée de potasse ou de soude causti-que (Bineau). Dans le procédé de M. Péligol,qui est généralement adopté (très-employé pourdoser l'azote des engrais azotés, guanos, etc.),on se sert d'acide sulfurique titré que l'onsature, après la combustion dans un tube de
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fer, avec une solution titrée également de sac-charate de chaux (dissolution de chaux dansl'eau sucrée). Dans ces procèdes de dosageen poids, l'aspiration d'air à la tin de chaqueopération, est remplacée par l'hydrogène quefournit 1 gr. d'acide oxalique, préalablementintroduit au fond du tube à combustion. Ceprocédé de dosage, d'une exécution facile etrapide, a été proposé par M. A. Herbelin,comme moyen d'essai applicable cà un certainnombre de substances et de préparations phar-maceutiques (lait, opium, quinquina, sirop(forgeât, etc.) (V. Un. Ph. 1868).
L'analyse élémentaire des matières orga-niques azotées se fait aimultanémement enune seule opération, en suivant la modifica-tion indiquée par M. Schlœsing qui recueillel'azote à la suite des tubes d'absorption del'eau et de l'acide carbonique provenant de lacombustion de la matière, et balaie les appa-reils, au début et à la fin de l'analyse, parl'oxygène pur et sec; la séparation de l'oxy-gène et de l'azote est ensuite opérée par unréactif approprié, et une disposition spécialede l'appareil (V. Un. Ph. 1867).
La présence du soufre dans les matières or-ganiques entraîne une légère modification dansle procédé de dosage du carbone; car le soufre,étant converti par l'oxyde de cuivre en acidesulfureux que la potasse absorbe en mêmetemps que l'acide carbonique, pourrait êtredose comme tel. Pour parer à cette cause d'er-reur, on met entre le tube de chlorure de cal-cium et le tube de Liebig, un autre tube long de0 ,a ,10 a 0 m , 12, rempli d'ox-i/ifc pttce de plombparfaitement sec, qui absorbe le gaz sulfureuxen passant à l'état de sulfate de plomb. — Laprésence du soufre n'exerce aucune influencesur le dosage de l'azote des matières organi-ques azotées. Pour doser le soufre, on chauffela matière organique avec un mélange de car-bonate de baryte (2 p.) et à'azotate de potasse(1 p.) ; le soufre est converti en acide sulfuri-que qui s'unit cà la baryte, et si, après la com-bustion, on reprend la masse par l'acide chlor-hydrique étendu, tout se dissout, à l'exceptiondu sulfate de baryte, qui est lavé, séché et peséavec soin. On peut aussi convertir le soufre enacide sulfurique en chauffant la matière, quine doit pas être volatile, soit avec de l'acideazotique rouge fumant, soit avec un mélanged'acide azotique à 39° B"' et de chlorate de po-tasse ÇPearson), soit avec un mélange dépo-tasse et $ azotate de potasse purs, et sursatu-rant par l'acide chlorhydrique la solution duproduit : on précipite ensuite par une solutiontitrée de chlorure de baryum. La conversion dusoufre en acide sulfurique s'opère égalementen traitant la matière par l'eau régale; la plusconvenable pour cette application doit se com-