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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

quantités de la substance dans des tubes deverre, vides d'air, ou dans des tubes pleinsde mercure, et éviter que la matière organiquesoit exposée à la chaleur pendant un tempsplus long que celui qui est nécess lire pourqu'elle éprouve le genre de modification qu'elleest susceptible de recevoir d'une première ac-tion de cet agent; on l'expose à une tempé-rature plus élevée, puis on la chauffe à l'abridu contact de Pair. Enfin, on doit avoirégard à l'action de l'oxygène de l'air, actionqui est favorisée : par une élévation de tem-pérature; par l'état se trouve la matièreorganique quand elle est dissoute dans l'eau,ou bien seulement pénétrée par ce liquide;par l'existence simultanée de certains principesimmédiats avec la même matière dissoute dansl'eau ; par la présence d'un alcali. La distil-lation fractionnée s'applique souvent pour sé-parer les huiles volatiles, pour obtenir des li-quides purs. On place le mélange de liquidesdans une cornue tubulée, et on distille en ob-servant la marche d'un thermomètre à mer-cure fixé par, sa tige dans le bouchon (le latubulure, el dont le réservoir plonge dans lavapeur du liquide bouillant. Des qu'on arriveà un point d'ébullition constant, on isole l'uneou l'autre des substances contenues dans lemélange, en fractionnant les produits de ladistillation, ne recueillant que les portionsqui passent entre certaines limites de tempé-rature assez rapprochées, et soumettant lesproduits distillés à de nouvelles distillationsfractionnées. Cette marche donne quelquefoisdes séparations régulières lorsque les liquidescomposant le mélange ont des points d'ébul-lition assez éloignés ; il n'en est plus de mêmelorsque la différence entre les points d'ébulli-tion est moindre de Z|0 à 50', comme dans lecas d'un mél mge d'alcool et d'essence de té-rébenthine (Maumenè), de deux alcools homo-logues, d'alcool et de sulfure de carbone{Berthelot). (V. T. Ch. m., 1864. J. ph.,186/i.) Lorsque l'air altère les substances or-ganiques à leur point d'ébullition, on les dis-tille soit dans le vide, soit dans une atmo-sphère d'hydrogène ou d'acide carbonique sec.Analyse organique élémentaire. Nous n'endirons qu'un mot, et uniquement pour endonner une idée. Elle s'exécute en chauf-fant dans un tube disposé horizontalement lamatière organique avec un corps oxydant {chlo-rate de potasse, bioxyde de cuivre ou un mé-lange des deux, chromate de plomb fonda, etc.):les résultats de cette combustion sont de lavapeur d'eau et de l'acide carbonique. L'unedes extrémités du tube est effilée et fermée,l'autre communique avec un tube, de formetrès-variable, contenant du chlorure de cal-cium fondu (ou des fragments de pierre ponce

préalablement calcinée et imprégnée d'acidesulfurique concentré), destiné à absorberl'eau ; ce tube est suivi d'un autre à cinq bou-les, connu sous le nom d'appoVeil ou tuhe deLiebiij, et contenant une solution de potassecaustique d'une densité 1,27, pour absorberl'acide carbonique. La différence de poids dutube à chlorure et du tube de Liebig,avant etaprès la combustion, donne le poids de Veauet de l'acide carbonique, et par suite le poidsde l'hydrogène et du carbone contenus dans lasubstance à analyser; quant à l'oxygène, il estdosé par différence; mais on accumule ainsisur cet élément toutes les erreurs qui ont puêtre commises dans la détermination desautres. Pour éviter les causes d'erreur prove-nant de celte manière d'opérer, plusieurs mé-thodes ont été successivement proposées pourdoser directement l'oxygène. Celle de Perso:est fondée sur remploi du deuto-sulfate demercure comme agent oxydant. L'acide el labase de ce sel fournissent de l'oxygène; toutle carbone de la substance organique passe al'état d'acide carbonique en produisant un vo-lume égal d'acide sulfureux, et l'hydrogènepasse à l'état d'eau, en dégageant un volumed'acide sulfureux égal à la moitié de celui del'hydrogène. Quand l'azote fait partie de la sub-stance, il reste pour résidu et accompagne lesgaz sulfureux et acide carbonique qui s'analysentpar une solution de bichromate de potasse dansl'acide sulfurique. Connaissant la quantité decarbone, d'hydrogène et d'azote, on en retran-che la somme du poids de la substance orga-nique, et on a le poids de l'oxvgène. M. Al.Mitscherlich a proposé, dans le même but,une méthode basée sur la propriété' que pos-sède le bioxyde de mercure de brûler les ma-tières organiques à une température inférieureà celle à laquelle il se dédouble en mercure eten oxygène. L'eau et l'acide carbonique sontrecueillis cl pesés comme d'habitude; le mer-cure ramené à l'état métallique est égalementpesé; le poids de l'oxygène de la matière ana-lysée est égal au poids d'oxygène renfermédans l'eau et l'acide carbonique, moins celuide l'oxygène uni au mercure.

Pour les matières organiques azotées, dontl'azote se dégage à l'état d'ammoniaque lors-qu'on les traite par la potasse, on commencepar doser à part, comme nous l'avons dit plushaut, le carbone et l'hydrogène; quant à l'a-zote, on en détermine la proportion en volumeou en poids. Le dosage en volume se fait 'dansun tube à combustion l'on place la sub-stance à analyser, mêlée d'oxyde de cuivre etrecouverte de tournure de cuivre, préalable-ment grillée, puis réduite par l'hydrogène. Enchauffant, le carbone est converti en acide car-bonique; l'hydrogène en eau; l'azote se dégage;