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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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CHIMIE PHARMACEUTIQUE.

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bone (V. Un. ph. 1867). Quant à la proportiondu chlore à l'état de chlorure, de l'acide sul-ftirique à l'état de sulfate, de la chaux etde la magnésie, de la soude à l'état de carbo-nate, pour la déterminer on s'y prend ainsiqu'il va être dit. Dans une quantité donnéed'eau à l'avance additionnée d'acide azotiquedestiné à décomposer les carbonates et lessulfhydrates susceptibles de précipiter l'azo-tate d'argent, on verse un excès de ce réactif,on recueille le précipité, on le lave à l'eau dis-tillée jusqu'à ce que l'eau de lavage cessed'être troublée par l'acide chlorhydrique oupar les sulfures solubles ; on le calcine et onle pèse.

iOO de chlorure d'argent correspondentà 24, 71 de chlore.

Dans un poids donné d'eau également ai-guisée d'acide azotique ou chlorhydrique, afinencore de détruire les carbonates, on verse unexcès d'azotate de baryte ou de chlorure debaryum; on recueille le précipité, on le lave,on le calcine, on le pèse.

100 de sulfate de haryte représentent34,29 d'acide sulfurique.

Dans un poids connu d'eau acidulée parl'acide azotique ou par l'acide chlorhydrique,l'on ajoute du chlorhydrate d'ammoniaque des-tiné à prévenir la précipitation ultérieure dela magnésie, puis de l'oxalate de chaux ; onrecueille le précipité d'oxalate de chaux, onle lave, on le calcine et l'on en convertit leproduit en sulfate de chaux. 100 p. de ce sul-fate correspondent à 41 p., 18 de chaux. Dansla liqueur dont il vient d'être parlé, et quel'azotate d'ammoniaque a débarrassée de lachaux, on verse un excès de phosphate d'am-moniaque, l'on recueille le précipité de phos-phate ammoniaco-magnésien, on le lave et onle sèche.

100 parties de ce phosphate douhle correspondentà 16,33 de magnésie.

Enfin, les expériences qui ont été relatéesau sujet de l'analyse des eaux acidulés per-mettent de déterminer la proportion des car-bonates de soude, de chaux et de magnésie.(V. 0. Hemrï père et fils, Traité (Fanal, deseaux miner, 1858 ; J. Lefort, Traité de chim.hydrologiq., 2 e édit., 1873.)

Analyse organique. Les composés or-ganiques sont presque tous formés de carbone,d'hydrogène et d'oœyjéne ; d'autres ne ren-ferment que deux de ces éléments (carboneet hydrogène, carbone et oxygène) ; beaucoupen contiennent quatre : carbone, hydrogène,oxygène et azote; enfin, quelques-uns contien-nent, en outre, soufre, ou phosphore, chlore,brome, iode, etc. L'analyse chimique ap-pliquée à ces composés peut être de deuxgenres, immédiate ou élémentaire ; immédiate,

lorsqu'elle a pour objet de séparer les compo-sés constituant immédiate nent les corps orga-niques, d'en extraire des matières pures, desprincipes immédiats; élémentaire, lorsqu'ellea pour objet de déterminer la nature et lepoids des éléments que renferment les sub-stances organiques.

Analyse organique immédiate. Quoique,dans ce genre d'analyse, les procédés à suivrepour isoler les mêmes matières l'une de l'autrevarient d'après les proportions dans lesquellesces matières sont unies, il est possible, ce-pendant, de tracer la méthode la plus conve-nable pour réduire en principes immédiatsune matière organique quelconque. Les pré-ceptes généraux qui doivent servir ici de guideont été donnés par II. Chevreul. On dé-termine d'abord l'eau contenue dans la ma-tière organique, au moyen du vide sec oud'une température de 100 ' c , et on compare lesdeux résidus pour savoir si la chaleur a opéréquelque changement dans l'arrangement desmolécules. On détermine ensuite la nature etle poids de la cendre que laisse la matière sè-che, soumise à l'incinération dans un creusetde platine. Après ces essais, on étudie lespropriétés physiques et organoleptiques, onexamine l'action de la matière sur le tourne-sol, puis on la soumet à l'action des réactifs,qui sont ici de deux sortes : les dissolvants etles précipitants.Le choix des dissolvants doitêtre fait de manière à ne pas dénaturer lescorps que l'on se propose de séparer. On emploied'abord des dissolvants neutres : eau, alcool,éther. On examine chacun des extraits aqueux,alcoolique et éthéré, en cherchant surtout àséparer de ces derniers des matières cristalli-sâmes. Les cristallisations fractionnées sontsouvent très-avantageuses, et en général, leprincipe du fractionnement appliqué à d'autresopérations, tel que la méthode des dissolutionssuccessives, est à recommander pour la sépa-ration de substances dont la solubilité elles propriétés chimiques sont peu différentes.Le résidu indissous par l'étirer, l'alcool etl'eau, ensuite mis en contact avec des dissol-vants acides (eau acidulée par les acides azo-ticpie, chlorhydrique) et alcalisés ou basiques(solution de potasse), pour séparer des principes immédiats doués de l'alcalinité ou del'acidité. (V. J. ph. 1872). Lorsqu'on aépuisé l'action des dissolvants, on a recoursaux précipitants : ce sont ordinairementles acides, les bases salifiables (eaux dechaux, de baryte, de strontiane; oxyde deplomb, oxyde d'étant, alumine gélatineuse,ammoniaque, magnésie, les sels (sous-carbo-nates, acétate et sous-acétate de plomb, selsd'alumine). Pour étudier l'action de la cha-leur, on ne doit chauffer que de très-petite