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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
chasse encore l'excès d'acide par l'évaporation,et dans la nouvelle liqueur étendue d'eau dis-lillée on verse du succinate d'ammoniaque. Lefer sera précipite à l'exclusion, cette fois, dumanganèse qui se sera trouvé dans l'eau miseen expérience, et qui l'aura suivi. Le succinatede fer, lavé et calciné, laisse pour résidu duperoxyde de fer, dont ou déduit, par le calcul,la quantité de protoxyde, ou celle du carbonatede protoxyde.
100 de peroxyde représenteraient :45 de protoxyde.72,'i0 de carbonate de protoxyde.
D'un autre côté, la liqueur bouillie, séparée,au moyen du filtre, du dépôt en partie forméde carbonate de fer, sera concentrée aprèsl'avoir trés-legêrement acidulée ; on y ferapasser un courant de gaz sull'hydrique, destinéà précipiter le cuivre qu'il pourra lui arriver decontenir; on filtre, s'il y a lieu, puis on l'addi-tionne de sulfliydrate d'ammoniaque, ainsiqu'il vient d'être dit. Le fer et le manganèsese précipitent accompagnés d'alumine, si l'eaucontient un sel soluble de cette base. On lavele précipité, on le dissout dans un mélanged'acide chlorhydrique et d'acide a/.olique, ondécompose a chaud la solution par la potassecaustique en excès. L'alumine sera retenue endissolution, les peroxydes de manganèse et defer seront au contraire éliminés, et l'on en opé-rera la séparation au moyen du succinate d'am-moniaque: 100 de peroxyde de fer représentent95 de sulfate de protoxyde anhydre. On voitque cette série d'expériences, indique, non-seulement la proportion du fer, mais encore,et individuellement, celle du carbonate et celledu sulfate. Un procédé plus expéditif, pour ar-river à connaître la proportion de fer, maisabstraction faite de l'état sous lequel il setrouve, est celui-ci : on commence p ir addi-tionner l'eau minérale, d'acide chlorhydriquemélangé d'acide azotique, et par la porter àl'ébullilion, afin d'en peroxyder 1 1er, en mômetemps que l'on convertit en chlorure les basesdes carbonates. Dans la liqueur refroidie ettrès sensiblement acide , on verse un excèsd'ammoniaque liquide qui précipite le peroxydede fer. Le précipité est recueilli sur un filtre,lavé, calciné et pesé. 100 de ce précipité, quel'on peut sans erreur sensible considérer commedu peroxyde de fer, attendu qu'il peut tout auplus retenir des traces de m tnganèse et d'alu-mine , représentent, nous l'avons déjà dit,Û5 de protoxyde, et 72,50 de carbonate deprotoxyde.
Eaux salines. — Ce qu'il importe au phar-maci n, c'iargé de l'examen d'une eau miné-rale saline, c'est surfont de savoir déterminerla somme des miti'res fixes qu'elle contient,l'existence ou l'absence des corps que leur
action prononcée sur l'économie animale- sem-ble devoir appeler, quelque petite qu'en soitla quantité, à modifier l'action thérapeutique dumédicament, enfin la proport, des matières quidominent. L'évaporation à siccité fera connaî-tre la proportion de matières fixes. L'additiondu chlore liquide, au mélange de ces matièresfixes, avec un décocté d'amidon légèrementaiguisé d'acide sulfurique, suivant ce qui estdit, au sujet des essais du sel marin, manifestela présence de l'iode, par l'appirition de lateinte bleue caractéristique de l'iodure d'ami-don. D'un autre côté, leur calcination avec dubisulfate de potasse légèrement humide, donnelieu a des vapeurs rouges de brome, que l'onrend surtout apparentes, en les obligeant àtraverser un tube de très-petit diamètre inté-rieur, à l'extrémité duquel on peut même lescondenser. Pour rendre d'ailleurs les réactionsplus sensibles, on peut traiter la masse salinedesséchée par l'alcool à Z|0 ' froid, de manièrea dissoudre l'iodure et le bromure alcalin àl'exclusion du chlorure, et à n'agir que sur leproduit de l'évaporation de la solution alcooli-que. On peut aussi, relativement a l'iode,ajouter à la solution saline, supposée en con-tenir, quelques gouttes d'azotate ou de chlo-rure de palladium peu acide ; au bout dellx heures au plus, on voit s'y produire un dé-pôt noirâtre d'iodure de palladium, lequeldissous dans l'ammoniaque, et délayé avec undécocté récent d'amidon et quelque peu d'a-cide sulfurique, colore en bleu ce mélange{Lassaiijue, 0. Henry). Relativement au bruine,on commence par précipiter la solution salinepar du nitrate d'argent très-acide; on recueillele dépôt de chlorure et de bromure d'argent ;on le lave a l'eau distillée; on le mélange avecde fi grenaille de zinc et de l'acide sulfuriqueaffaibli Apres un contact assez prolongé pourque tout l'argent puisse être réduit par l'hy-drogène dégagé, on filtre la liqueur contenantalors l'excès d'acide sulfurique, du sulfate, duchlorure et du romure de zinc, on l'addi-tionne de baryte en excès; on filtre une se-conde fois, afin de séparer le sulfate de baryteformé et l'oxyde de zinc dépose; on évaporeafjn d'obtenir le chlorure, le bromure de ba-ryum, que l'alcool à /i0" tiède sépare l'un del'autre en dissolvant le second, en sortequ'on peut alors traiter par le bisulfate depotasse, dans les conditions les plus favo-ral les a la production des vapeurs rouges ca-ractérisant le brome, le bromure reproduitau moyen de l'évaporation (O. Henry): Pourreconnaître de petites quantité d'iode et debrome dans les eaux, M. Phipson a indiquéune méthode fondée sur la décomposition desiodures d'abord, puis des bromures* par lechlore libre, en présence du sulfure de car-