CHIMIE PHARMACEUTIQUE.
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trie. Après s'être procuré une solution al-coolique d'iode au dixième, c'est-à-dire for-mée de 90 parties d'alcool et de 10 partiesd'iode, on remplit une pipette graduée ousulfhydrométre ( sulfwrométre de Fontan )(fig. 162), dont chaque division représenteun centig. de teinture, ou un millig. d'iode;puis on lusse tomber goutte à goutte dansune capsule de porcelaine contenant une quan-tité déterminée (250 c. cub. par exemple) d'eausulfureuse, et quelques gouttes seulement de dé-codé d'amidon très-clair, le liquide de la pipetteétant préalablement ramené a -\- 13''°. On agiteconstamment et l'on arrête l'écoulement aussi-tôt que Je mélange présente la légère teinteazurée, caractéristique de l'iodure d'amidon,et indice de la décomposition complète duprincipe sulfureux par l'iode, en léger excès.L'hydrogène de l'acide sulfhydrique libre, celuiaussi de l'acide sulfbydrique combiné aban-donnent le soufre pour se porter sur l'iode, etde là un dépôt de soufre, et formation d'acideiodhydrique. Le \olume de teinture néces-saire à la complète décomposition est évidem-ment d'autant plus considérable que la pro-portion d'acide sulfhydrique était elle-mêmeplus forte. 11 indique, et le poids de l'iodetransformé en acide iodbydrique, et celui dusoufre éliminé, et celui de l'acide sulfhydriquedécomposé. 1 équival. d'iode représenté par126,88 (H = 1) correspond à 1 équiv. de soufrereprésente par 16. D'où il résulte :
Que 100 d'iode correspondent à 12,61 de soufre.
Que — — à 13,40 d'acide sulfhydriq.
Si on tenait à savoir combien une eau sulfu-reuse renferme d'acide sulfhydrique libre ou àl'état de sulfure, au cas, par exemple, où cetteeau devrait être chauffée, on détermineraitpar deux ess lis successi's la somme de l'acidesulfhydrique, et la perte d'acide qu'entraînel'ébullition. A cet effet, après avoir très-légè-rement aiguisé, an moyen de l'acide chlorhy-drique, une quantité déterminée d'eau, afin dedécomposer les carbonates alcalins susceptiblesde troubler les résultats, par suite, de produiredu carbonate de cuivre insoluble, et sanscraindre de perdre l'acide sulfhydrique déplacépar l'acide ehlotiiydrique, attendu que sa très-minime proportion lui permet de rester toutentier en dissolution, on l'additionnerait desulfate de cuivre en excès, on recueillerait ledépôt de bisulfure de cuivre, on le laverait,on le sécherai! à l'abri de l'air, qui tend à enbrûler les éléments, et on le pèserait. 100 debisulfure
■d . , ,( 33,52 de soufre.Représenteront j ^ ^^ suIfhj . drique .
D'autre part, on répéterait l'expérience surune égale quantité d'eau minérale, après l'avoirfait bouillir à l'abri de l'air, dans un matras
muni d'un tube plongeant sous l'eau. La quan-tité de sulfure obtenue dans cette secondeexpérience serait nécessairement inférieure àcelle obtenue dans la première, et la différenceserait égale au poids du sulfure correspondantà l'acide sulfhydrique éliminé, ou en d'autrestermes, libre. — Un autre procédé, dû à O.Henry, consiste à doser d'abord le soufre con-tenu dans un volume déterminé d'eau, puis àagiter un nouveau volume d'eau avec de l'argenten poudre, l'acide sulfhydrique libre est décom-posé, tandis que le sulfure reste inaltéré; ondécante le liquide et on l'essaie par la liqueurnormale d'iode. Le nombre obtenu dans cettedernière opération, représente le poids dusoufre qui se trouvait à l'état de sulfure etl'excès du premier nombre trouvé sur lesecond, donne le poids de soufre qui existait àl'état d'acide sulfhydrique.
La solution alcoolique d'iode étant faci-lement altérable, produisant de l'iodoformeau contact des eaux alcalines thermales (V. Un.phi, 1864), donnant des résultats inexactsavec les eaux sulfureuses qui contiennentsimultanément des sulfites et des byposulfîtes[Aubergié? et Fontan), un sel de fer et un bi-carbonate alcalin (Vèsu), M. Filhol lui a sub-stitué une solution aqueuse d'iodure de potas-sium ioduré (iode pur et fondu 20 gt\, iodurede potassium 25 gr.; eau distillée Q. S. pour 1litre de liquide) ; en outre, on verse préalable-ment dans l'eau à essayer une quantité dechlorure de baryum suffisante pour transformerles sels à réaction alcaline, qu'on trouve habi-tuellement dans les eaux sulfureuses, en selsInsolubles qui n'exercent pas d'action sensiblesur l'iode.
Ajoutons qu'il résulte des expériences deM. Héchamp, que dans les eaux Sulfureuses lessulfures alcalins pouvaient se dissocier en acidesulfhydrique et en alcalis susceptibles d'absorberde l'iode ; d'où l'iode signalerait du soufre, làou il y a un alcali caustique. Suivant M. Lefort,il est préférable d'employer l'azotate d'argentammoniacal pour apprécier dans les eauxsulfureuses la quantité d'acide sulfhydrique etde sulfures mélangés avec des hyposulfites.
Eaux ferrugineuses. — On porte à l'ébulli-tion une quantité déterminée d'eau ; le dépôtformé par les carbonates de fer, de chaux oude magnésie, est recueilli, lavé à l'eau distilléeet dissous dans la plus petite quantité possibled'acide chlorhydrique pur; on ajoute à la dis-solution, privée de l'excès d'acide par l'évapo-ration, un léger excès de sulfhydrate d'ammo-niaque, destiné à précipiter le fer à l'exclusionde la chaux et de la magnésie. Le précipité desulfure de fer lavé est redissous dans l'acidechlorhydrique additionné de quelques gouttesd'acide azotique pour peroxyder le fer; on