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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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CHIMIE PHARMACEUTIQUE.

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dés ordinaires, les oxydes de fer, de manga-nèse, l'alumine, la silice, qui pourront s'ytrouver. Quand on l'ait connaître les résul-tats d'une analyse d'eau minérale, on exposed'abord les données immédiates de l'analyse,calculées en centièmes; puis on combine, parle calcul, les acides et les bases; en supposantque ces corps, pour former des sels, se sontunis dans l'ordre de leurs affinités respecti-ves ; on a, toutefois, égard à l'influence que laplus ou moins grande solubilité des selsexerce sur les phénomènes de l'affinité. C'estcette raison qui fait admettre que, lorsqu'il setrouve à la fois, dans l'eau bouillie, de lachaux; de la potasse et de l'acide sulfurique,ce dernier est combine avec la chaux, et ainside suite. Néanmoins les mêmes résultats di-rects pourront amener à des conclusions fortdifférentes, suivant qu'on les calculera de telleou telle manière.

Nous présenterons maintenant l'analyse deseaux minérales par catégories,en résumant pourcela l'article exposé sur ce sujet, par Lecanudans son Cours de pharmacie, après y avoirfait les additions et corrections nécessaires.

Eaux acidulés. Le procédé à l'aideduquel on peut déterminer la proportion dugaz carbonique varie, suivant que l'eau surlaquelle on opère conserve son gaz sous lapression de l'atmosphère, ou le perd en partie.Le conserve-t-elle? Dans une cornue tubuléed'environ 1 lit., 3 de capacité, l'on introduit20 à 25 gr. de mercure et 1 litre d'eau mine-raie, l'on adapte a sa tubulure un tube droit,plongeant au fond du mercure, et destiné àprévenir dans le vase distillatoire la rentrée duliquide des flacons qui le suivent, au moment tout le gaz carbonique étant abandonné parl'eau, la pression y devient moindre qu'elle nel'est dans ceux-ci. On adapte également a soncol un tube recourbé pénétrant dans un flaconà trois tubulures, d'un demi-litre environ, enpartie rempli d'une solution de chlorure debaryum additionnée d'ammoniaque caustique ;l'on fait suivre le premier flacon d'un secondcontenant une solution semblable a celle dupremier, et l'on termine l'appareil par un tubeà double branche, se rendant sous une clochepleine de mercure. Les jointures étant lutées,l'on porte à l'ebullition l'eau de la cornue.L'acide carbonique se dégage, est forcé de tra-verser le liquide des flacons, y trouve de l'am-moniaque qui l'absorbe ; le carbonate d'ammo-niaque formé réagit sur le chlorure de baryum,et de leur mutuelle décomposition résultent duchlorhydrate d'ammoniaque et du carbonatede baryte. Aucune bulle du gaz carbonique nedoit arriver jusque sous la cloche ; cependantil est bon, à la lin de l'expérience, de s'assurer

que celle-ci n'en contient pas. Le gaz qui s'yest rassemblé, mélange d'azote et d'oxygène,ne doit pas diminuer de volume, en l'agitantavec une solution d'alcali caustique. Lorsquetout l'acide carbonique est dégagé, et que,partant, le dépôt cesse d'augmenter dans lesflacons, on laisse tomber le feu, ou, si l'onpréfère, on enlève le tube placé entre la cor-nue et le premier flacon, on filtre les liqueurstroubles; le précipité de carbonate de baryterecueilli sur le filtre est lavé avec soin, séchéet pesé ; on a par suite le poids de l'acide car-bonique abandonné par l'eau; en effet, onsait que 100 pirties de carbonate de barytecontiennent 77 p., 6 de base, et 22p., à d'a-cide. On a même le volume de cet acide car-bonique, car un litre d'acide carbonique, sousla pression de 0 m , 76, et a la température de0°, pèse 1 g r , 98, ce qui conduirait à dire que100 gr. de carbonate de baryte représentent11 lit. 26 d'acide carbonique, sous la pressionet à la température susindiquées. Si tout l'acidedu carbonate de baryte obtenu provenait del'acide carbonique préexistant à l'état de li-berté, dans l'eau mise en expérience, l'onaurait toutes les données nécessaires à la solu-tion du problème ; mais comme il provient enpartie de ce que les bicarbonates de soude etde magnésie, dont nous avons eu l'occasion deconstater l'existence, sont décomposés par l'eaubouillante : le premier en sesquicarbonate, lesecond en carbonate basique; et aussi de ceque, dans les mômes conditions, le bicarbonatede chaux, dont il est tout a l'ait rationnel desupposer l'existence au sein d'un liquide chargéd'acide carbonique, se trouve à son tour con-verti en carbonate neutre. Pour connaîtreexactement, soit en poids, soit en volume, laproportion du gaz carbonique, il faut retrancherdu poids ou du volume trouvé, le poids ou levolume de l'acide carbonique nécessaire à latransformation en bicarbonate : du sesquicar-bonate de soude, du carbonate basique de ma-gnésie, du carbonate neutre de chaux, préexis-tants dans l'eau.

En attendant que nous ayons appris à déter-miner la proportion de ces carbonates, disonsque, pour convertir en bicarbonate,

100 gr. carb. de soude, il faud. aj. 15,38 \ ., ..

100 gr. cari), neutre de chaux..... «,00 } , .

100 gr. carb. basique de magnésie. 74,20 ) carDoni que.

L'eau ne pourrait-elle, sans laisser dégagerune partie de son gaz, être versée dans unecornue? On débouche le flacon qui la renfermedans un vase en partie rempli d'une solutionde chlorure de haryura, mélangée d'ammonia-que liquide; comme dans l'expérience précé-dente , l'acide carbonique libre que celle-cicontenait est converti en carbonate de baryte,