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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

tenait primitivement en dissolution à l'état decarbonate, à la faveur d'un excès d'acide car-bonique.

Par le second mode d'analyse, on éva-pore 1 kil. environ d'eau minérale dans unecapsule de platine : il se forme un préci-pité au dépôt des substances tenues endissolution par un excès d'acide carboniquequi se dégage. On sépare au moyen du filtre,et on lave. Un grand nombre d'eaux mi-nérales renferment, en dissolu'ion ou en sus-pension, des matières organiques, le plus sou-vent d'origine végétale, et qui, pendant lesdiverses phases de l'analyse, se trouvent pro-fondément altérées : elles se convertissent or-dinairement en une masse noirâtre, désignéesous le nom de matière extractire. On séparecelle-ci des eaux-meres, on la dessèche à 100 ',et on la détruit en la calcinant avec un poidsconnu de carbonate de potasse : la différencedes pesées, avant et après l'expérience, donnele poids de la matière organique détruite.Lorsque l'eau à essayer contient une propor-tion anormale de matière organique, sa pré-sence peut être déceiée par le chlorure d'or,réactif proposé par Dupasqiiier. Quelquesgouttes de ce sel, ajoutées à 25 ou 30 gram.d'eau portée à l'ebullition, communiquent àcelle-ci une teinte violette-bleuâtre, due à ladécomposition du chlorure d'or par la matièreorganique ; la coloration est d'aut mt plus in-tense que la proportion de matière organiqueest plus considérable. Quelquefois, commecela a lieu pour certaines sources ferrugineu-ses, la matière extractive n'est autre que del'acide crénique ou apocrenique. Si, aprèsavoir fait bouillir le dépôt ocreux de ces sour-ces avec de la potasse, on sursature par l'a-cide acétique, qu'on obtienne avec l'acétate decuivre un précipité brun, le sel formé est del'apocrénate de cuivre. On sépare la liqueursurnageante par décantation ; on ajoute assezde carbonate d'ammoniaque pour faire virerau bleu la couleur verte de la solution, puison chauffe : s'il se forme alors un précipité, ilest à du crenate de cuivre. La distinctiondes acides crénique et apocrenique ne peutêtre rigoureusement établie que par leur ana-,lyse élémentaire. Suivant M. Mulder, l'apo-crénate de cuivre desséché à -f- l/iO°, laissepar la calcination 42 "/, 80 de bioxyde decuivre; le crénate, dans les mêmes circonstan-ces, laisse lh °/, 12 de bioxyde de cuivre. Quelquefois les dépôts ocreux, provenantde sources ferrugineuses, contiennent desquantités appréciables (Tarse/tic, de cuivre,d'antimoine. Pour isoler l'arsenic et le cui-vre, on fail bouillir les dépôts avec un excèsd'acide sulfurique, on précipite les sulfatescalcaires par l'alcool, on évapore pour retirer

ce dernier, et on plonge dans la dissolutionune lame de fer, sur laquelle le cuivre se dé-pose. La solution, additionnée d'une nouvellequantité d'acide sulfurique, et, plus tard, dequelques gouttes d'acide azotique, est évapo-rée à siccité, pour détruire la matière organi-que, et reprise par l'eau : la liqueur filtrée estessayée à l'appareil de Marsh. La présencedu bicarbonate de chaux dans les eaux peutse reconnaître, d'après Dupasquier, par l'em-ploi de la teinture alcoolique de bois de campê-che ou bois d'Inde récemment coupé, et pré-sentant une nuance jaunâtre. L'eau contenantla moindre trace de bicarbonate de chauxprend une belle couleur violette. Comme lamême réaction peut être déterminée par lescarbonates de potasse ou de soude qui se ren-contrent quelquefois dans les eaux en mêmetemps que le bicarbonate de chaux, on faitbouillir l'eau de manière à précipiter le car-bonate de chaux ; l'eau essayée deviendrajaune par le réactif, ou prendra une teinteviolette si elle tient, en outre, un carbonatealcalin en solution. Suivant M. F. Bellamy, lemême réactif est très sensible pour décelerdans les eaux naturelles des traces de fer oude cuivre ; il vire au bleu (V. J. ph, 1869).La présence du bicarbonate de chaux se re-connaît également par la couleur bleue queprend une dissolution aqueuse ou alcooliquede ligidine (principe colorant des baies- detroène), qui est naturellement d'un beau rougecramoisi, ou le papier de liguline (Hiddés).L'A ciderosolique indique très-nettemenU'acidecarbonique libre ou combiné, il reste coloréen présence des bicarbonates et se décoloresi l'acide carbonique est libre. (V. Un. ph.1878).Généralement, pour connaître la na-ture des gaz (azote, oxygène, acide carbonique,hydrogène sulfuré, hydrogène carbone) qui peu-vent être contenus dans une eau, on les dé-gage par l'ebullition d'un poids connu decelle-ci, et on les recueille sous le mercureou sous de l'eau préalablement bouillie; onmesure avec soin le volume des gaz dégagés,et on procède à leur séparation pir les moyensanalytiques ordinaires. Enfin, on trouvesouvent, au fond des sources minérales, desdépôts vaseux qui portent le nom de bouesminérales ou médicinales. On en distille unecertaine quantité et on recueille sous le mer-cure les gaz dégagés. Une autre portion deces boues est portée à l'ebullition avec de l'eau;la liqueur filtrée est soumise à l'action desréactifs appropriés ; on peut aussi traiter laboue, privée d'eau, par l'alcool et l'ether. Laportion indissoute par ces menstrues sera for-tement calcinée, pour détruire la matière or-ganique qui aura pu résister à leur action ;puis on séparera et dosera, d'après les procé-