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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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CHIMIE PHARMACEUTIQUE.

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Analyse des eaux minérales ou médicinales.

Il est difficile de préciser avec exactitude lanature des sels que les eaux tiennent en disso-lution, car, lorsque dans un même liquide ilexiste plusieurs acides et plusieurs bases, onne peut dire exactement de quelle manière ilsse saturent réciproquement; à cet égard, on nepeut former que, des conjectures plus ou moinsprobables. Berthollet (Stnt. chim., t. I,p. 93) ayant établi, par de nombreux exem-ples, que dans une solution saline multiple etconcentrée, ce sont les sels ayant le plus decohésion ou une plus grande tendance à lacristallisation, qui se forment de préférence,J. Murray (Arm. de chim. et de pliys., 2 P sé-rie, t. VI , p. 139) en avait conclu que la ré-ciproque devait être vraie également, et que,par conséquent, les sels ayant le moins de co-hésion devaient exister de préférence dans lessolutions très-étendues. En effet, la force dedissolution est toujours opposée à la force decohésion ; il en résulte donc que, dans les so-lutions concentrées, la première force exer-çant moins d'influence que la seconde, seradominée par elle; le contraire aura lieu pourles solutions étendues. Si, par exemple, on re-connaît dans un liquide parfaitement neutrela présence des acides chlorhydrique et sul-furique, de la soucie et de la magnésie, onsera conduit à. admettre que si la solution estétendue, elle renferme un mélange de sulfatede soude et de chlorure de magnésium, selstrès-solublos et possédant une faible cohésion;tandis que si la solution est concentrée, ellerenfermera du chlorure de sodium et du sul-fate de magnésie, qu'on peut successivementobtenir par voie de cristallisation.L'ana-lyse des eaux minérales peut se faire par deuxméthodes : l'un, dite analyse par éraporation,consiste à séparer les principes que fournitl'évaporation de l'eau; l'autre méthode, dueà Murray, consiste à isoler, dans les eaux, lesacides et les bases des substances salines,puis à les combiner par le calcul théoriquepour en former des sels. Ces deux modesd'analyse doivent être employés simultané-ment, soit comme contre-épreuve, soit pourarriver à lien connaître la proportion des élé-ments qu'on ne saurait isoler ou séparer di-rectement. Xous avons indiqué (p. i33) lessubstances que l'on rencontre le plus souventdans les eaux minérales.

Supposons, pour embrasser la question danstoute sa généralité, qu'on ait à analyser uneeau minérale contenant à la fois tous les prin-cipes précités. On se procure, à la sourcemême, une quantité suffisante d'eau, on enapprécie les propriétés physiques ; on en noteexactement la température; on en déterminela densité, on constate son odeur et sa saveur.

On doit aussi, comme essai préliminaire,examiner à l'aide des papiers réactifs si l'eauest acide ou alcaline. Enfin, on doit prendrenote, avec le plus grand soin, de toutes lesparticularités intéressantes de la source : sielle est limpide ; si elle produit un dépôt dansles tuyaux de conduite; dans quelle formationgéologique elle naît, etc. Pour les eaux pota-bles et celles destinées à la préparation desaliments, il faut s'assurer si elles entrent bienen ébullition, si elles cuisent bien les légumes,si elles ne caillebottent pas l'eau de savon, sielles éprouvent ou non, pendant l'opération,des changements dans la couleur, la transpa-rence, si des sels s'en précipitent, etc. On lesessaie ensuite par la méthode hydrotimétri-que de MM. Boutron-Charlard et F. Boudet(V. p. 1165).

Dans le mode d'analyse par éraporation, onévapore à siccilé une quantité déterminéed'eau, de manière à avoir 12 a 15 gram. derésidu, que l'on sèche à la température de110 à 120°, puis on en prend exactement lepoids. Ce résidu desséché est soumis successi-vement à l'action des divers dissolvants,Yéther, Valrool à 36°, l'eau distillée chaude oufroide. L'éther ne dissout aucun sel, maisil dissout des matières analogues au bitume,s'il s'en trouve, le soufre quelquefois en petitequantité.L'alcool enlève quelques substancesorganiq., quelques matières bitumineuses, lesacides sulfurique, chlorhydrique, borique, lesoufre, la soude, la potasse, les azotates, leschlorures, les iodures, les hyposulfatcs, etquelques sulfures qui n'ont pas été décompo-sés par l'air et la chaleur. L'eau chaude en-levé les sulfates de soude, de magnésie, demanganèse, de fer, d'alumine, de chaux, lecarbonate et le borate de soude, le phosphatede soude, les fluorures, quelques substancesorganiques. Enfin, il reste des matières in-solubles; lels sont : les carbonates de chaux,de magnésie, de manganèse, de fer, les oxydesde ces deux métaux ; le sulfate de chaux quia résislé à l'action de l'eau, la silice, l'alu-mine. <>s différentes matières sont séparéespar les moyens ordinaires, mais on ne peutpas toujours en faire l'analyse directement;on a recoure alors à la méthode de Murray.On doit distiller préalablement une certainequantité de l'eau h analyser, pour voir si, dans leproduit de la distillation, il ne se trouverait pasquelque substance saline de nature volatile ouammoniacale. S'il arrivait que l'eau dépo-sât, par l'évaporation, des flocons grisâtres dematières organiques, il faudrait les réunir avecsoin, et chercher à s'assurer par la calcinalionde ces dépôts, s'ils donnent ou non des pro-duits ammoniacaux. Enfin , l'eau peut déposeraussi des flocons d'oxyde rouge de 1er, qu'elle