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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

chauffant avec l'acide ehlorhydrique, il laisseune partie indissoute, c'est de l'acide silici-que; on évapore alors à siccité, on reprendpar l'eau légèrement acidulée, et on séparecet acide silicique par filtration. La solutionacide est divisée en deux parties : dans l'uned'elles, on verse de l'ammoniaque, qui préci-pite l'alumine et l'oxyde de fer, que l'on sé-pare au moyen de la potasse, puis on isolesuccessivement le manganèse par le sulfhy-drate d'ammoniaque; la chaux, par l'oxalated'ammoniaque; la magnésie, par le phosphatede soude ammoniacal. L'autre portion de so-lution acide est évaporée à sec et calcinée aurouge faihle; le résidu, repris par l'eau, esttraité à chaud par un excès d'eau de baryte, puison filtre; l'excès de baryte est précipité par lecarbonate d'ammoniaque. La solution filtréeest de nouveau évaporée à sec, et dans le ré-sidu, calciné au rouge, on sépare la potassede la soude au moyen du chlorure de platine.D'une seconde portion de la solution aqueuseprimitive, on sépare l'acide sull'urique par lechlorure de baryum; et d'une troisième, l'a-cide ehlorhydrique, par l'azotate d'argent.

La partie de la terre, insoluble dans l'eau,est desséchée, broyée avec soin, puis calcinéeau rouge faible jusqu'à disparition complètedes matières organiques; on fait bouillir cerésidu avec de l'acide ehlorhydrique, puis onfiltre et on lave. Une portion du liquide estévaporée à siccité, après addition préalabled'acide azotique; on verse sur le résidu del'acide ehlorhydrique concentré, qui décèlel'acide silicique s'il laisse un corps blanc in-soluble. Dans une seconde portion de ce li-quide, on sépare l'acide sulfurique par lechlorure de baryum; dans une troisième, lesalcalis; et dans une quatrième, l'acide phos-phorique, la chaux, la magnésie, l'alumine ;l'acide carbonique sera dosé par Ja méthodede MM. Frésénius et Will.

Après avoir été séché et réduit en poudrefine, le résidu, insoluble dans l'acide ehlorhy-drique, est mis à bouillir avec de l'acide sul-furique concentré et pur, jusqu'à ce que ce der-nier ait entièrement disparu. On reprend àchaud par l'acide ehlorhydrique, on «'tendd'eau et on filtre; la liqueur est partagée entrois parties : dans l'une on sépare les alcalis;dans la deuxième, l'acide phosphorique ; dansla troisième, le fer, le manganèse, l'alumine, lachaux, la magnésie. Dans d'autres cas, laterre, insoluble dans l'acide ehlorhydrique, estfondue avec des alcalis, avec du carbonate desoude ; s'il y a dissolution complète, le résiduest entièrement formé d'acide silicique : dans lecas contraire, ce dernier est séparé ; le résiduséché, pesé, est divisé en deux parties égales,

qu'on désagrège, l'une avec du carbonate desoude, l'autre avec de l'hydrate de baryte.Dans les deux analyses, l'acide silicique "estséparé à la manière ordinaire. Dans la solutionehlorhydrique de la première, on sépare lefer, le manganèse, l'alumine, la chaux, la ma-gnésie et l'acide phosphorique ; dans la solu-tion ehlorhydrique de la seconde, on dose lapotasse et la soude.

50 gram. de terre environ, chauffés entre80 et 90° avec une solution de carbonate desoude et filtrés, donnent un liquide dans le-quel l'acide ehlorhydrique précipitera l'acidehumique sous forme de flocons bruns. Si laterre contient aussi de l'humine, on la traiteà chaud par une lessive de potasse ; on séparel'acide humique obtenu par l'altération dol'humine sous l'influence des alcalis causti-ques; du poids de cet acide on soustrait celuide l'acide humique précédemment obtenu : ona le poids de l'humine existant dans la terre. Le poids des débris organiques s'obtient encalcinant, dans une capsule de platine, AO gr.de terre.sèche; la perte éprouvée pendant lacalcination fait connaître la quantité de ma-tière inorganique non décomposée, en sous-trayant toutefois le poids de l'humine et del'acide humique. L'azotate du sol se dosepar les procédés d'analyse des matières orga-niques azotées. Si la terre contient dessubstances cireuses ou résineuses, on la dessè-che au B.-M., et on fait bouillir 100 gram. àplusieurs reprises avec de l'alcool concentré ;les liqueurs filtrées sont distillées jusqu'à ré-duction de moitié, et on laisse refroidir; lacire, s'il s'en trouve, se sépare; on la recueillesur un filtre et on lave avec de l'alcool froid.On ajoute de l'eau à la liqueur filtrée, qu'onévapore jusqu'à ce qu'on ait chassé tout l'al-cool ; on lave avec de l'eau la résine qui s'ensépare ; on dessèche et on pèse. L'exposi-tion des résultats d'une analyse de terre sefait de trois manières : on donne en centièmesla quantité d'eau contenue dans la terre des-séchée à l'air, les substances minérales solu-bles dans l'eau, dans l'acide ehlorhydrique,insolubles dans l'eau et dans l'acide ehlorhy-drique, et les substances organiques que ren-ferme la terre anhydre ; puis, d'après le calcul,on représente les acides unis aux bases sui-vant leur affinité respeethe. On n'indiquecomme libres que les acides phosphorique, si-licique et humique. Pour doser l'acide phos-phorique seul, on peut employer le silicate de1er, d'après le procédé indiqué par -M. Schlœ-sing (V. Un.ph. 1869). On peut aussi déter-miner la quantité de terre qui reste en suspen-sion lorsqu'on la soumet à la levigation; puison examine au microscope la nature du résidu(grains de sable, de feldspath, de mica, etc.).