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Voie humide. — Dans cette méthode, on apour but de séparer, par un liquide ou dissol-vant, un certain nombre de corps solublesd'avec d'autres corps insolubles dans ce mêmeliquide ; ce n'est que dans quelques circons-tances particulières que l'on est'obligé de sé-parer des corps gazeux ou gazéifiables d'avecd'autres corps fixes, dans des conditions detempérature déterminées. — On commencegénéralement par dissoudre les corps a analy-ser, puis, à l'aide de réactifs, on tonne descombinaisons insolubles ou précipités, de com-position connue, qu'il est toujours facile deséparer, par filtration, du reste de la liqueur,et que l'on pèse après en avoir opéré le lavageet la dessiccation. Frésénhis, analyse chimique(1875) qualitative et quantitative, trad. For-
ntne.— Des acides énergiques, tels que les acidessulfiarique, azotique, chiorhydnque, Veau ré-gale, etc., sont les dissolvants le plus fré-quemment employés; on verse ensuite dans ladissolution dillérents réactifs pour précipitersuccessivement les substances qui s'y trouvent.Le choix des réactifs varie beaucoup avec lanature des corps dissous; on peut dire cepen-dant que, dans la plupart des cas, les alcalis,Yacide sulfhydrique, le sulfhydrate d'ammo-niaque, les carbonates alcalins, suffisent pourséparer et précipiter successivement les corpsou les mélanges de corps sur lesquels portel'opération. — il est certaines solutions mé-talliques qui, mises en contact avec un autremétal, laissent précipiter celui qu'elles ren-ferment, si ce dernier est moins électro-positif.Ainsi, une solution de sulfate de cuivre, danslaquelle on plonge une lame de z-inc ou defer, laisse précipiter à l'état métallique toutle cuivre qu'elle contient, et l'échange contreune quantité proportionnelle de zinc ou de fer.Il n'y a donc qu'à peser le cuivre précipitépour connaître la quantité qui était renferméedans le sulfate, et on doit aussi, comme contre-épreuve, estimer la perte du poids que la lamede zinc ou de fer a éprouvée; car le rapportentre le cuivre précipité et le zinc ou le fer quia pris sa place, est constant. Enfin, l'emploi deliqueurs normales ou titrées (analyse volume-trique., — V. Ilev. pharm., 1857-58. — V.Mohr, Traité d'anal, chim. à l'aide de liq.titrées, 1857 ; Pogciale. Traité d'anal, chim.par la méth. des vol., 1858; Bolley, Manuelprat. d'essais chim., 1869; Ad. Wurtz, dict.de chim., t. I, p. 253-268 ; J. pli. 1856-1875) permet de supprimer les pesées, etd'arriver promptement au résultat désiré. Parce mode d'analyse volumétrique, on évite, enoutre, l'altération ou le changement de poids
(1) Il serait à désirer que le pharmacien eût dans son«ûkirœ avec un microscope, des solutions titrées choisies,
APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
que présentent certains précipités pendant letemps de leur lavage et de leur dessiccation (1).Dans ces essais par la méthode des volumes,on se sert, pour mesurer par de très-petitesfractions, la quantité d'une liqueur titrée né-cessaire à saturer, décomposer, etc., uneautre liqueur soumise à l'expérience; on sesert, disons-nous, d'instruments appelés bu-rettes, dont on a propose plusieurs modèles,parmi lesquels le plus employé est la burettede Gay-Lussac (fig. 15/i et 155) de 100 c.
(Fig. 154.)
cubes div. par centimètre cube; de 50 c.cubes, par demi-centimetre cube; de 25 c.
(Fig. 155.)
cubes, par dixième de centimètre cube.Viennent ensuite la burette anglaise (fig.ibS);
(Fig. 156.)
la burette de M. Mohr (fig. 157), d'égales di-visions, qui a été modifiée par M. Blondlot
pour faire rapidement, par les méthodes \olumétriques.l'essai des produits chim. qui lui sont livrés par l'industrie.