PHARMACIE HOMOEOPATHIQUE.
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pour la préparation des très-hautes dilutionsÎOC 5 , 200 cs , 600 es , 1000 os , etc., dites dilu-tions de Jenichen, et préconisées en Allemagnedepuis quelques années. Il est vrai de dire, ce-pendant, qu'il offre moins de précision quecelui qui consiste à employer autant de flaconsqu'il y a de dilutions à préparer.
3° Triturations. — C'est surtout pour lessubstances minérales que la trituration estmise en pratique. Voici comment s'opère cettemanipulation :
On pèse, d'une part, 5 centigr. (ou 1 grain)de la substance médicamenteuse, et d'autrepart, 5 grammes (ou 100 grains) de sucre delait ; on prend un tiers environ du sucre delait, et on le mêle exactement dans un mortierde porcelaine avec la totalité du médicament ;puis, on broie le mélange avec une certaineforce, à l'aide d'un pilon, pendant 6 minutes;on détache alors, avec une spatule, la massepulvérulente qui adhère plus ou moins au pi-lon et au tond du mortier ; on mêle de nou-veau et on triture encore pendant 6 minutes.Cela fait, on détache une seconde fois la pou-dre adhérente au mortier et au pilon, et onajoute alors le second tiers du sucre de laitpour broyer le tout pendant six minutes ; ondétache la poudre pour la broyer et la détacherencore comme pour la première partie. Enfin,on ajoute le 3 e tiers de sucre de lait, on mêle,on broie, et on détache, ainsi que cela a étéfait pour les deux premières parties.
En broyant cliaque tiers pendant six minu-tes et comptant environ quatre minutes pourle temps employé chaque l'ois pour détacher etmêler la pondre, on aura mis juste une heurepour faire la trituration.
Cette préparation prend le nom de l re tritu-ration; elle contient 1/100 de la substancemédicamenteuse, et correspond par conséquentà la l r0 dilution, faite, avec la teinture mère.On fait une 2 1 ' trituration, en prenant 5 cen-tigrammes (1 grain) de la l rc , et les broyantpendant une heure en fractionnant les opéra-tions ainsi qu'il vient d'être dit, avec 100grains (5 grammes) de sucre de lait. Cette 2''trituration renferme 1/10000 de la substanceactive et correspond à la 2 e dilution.
On obtient la 3 e trituration avec 5 centigr.de la 2 e et 5 grammes de sucre de lait. Ellecontient 1/1000000 du médicament, et cor-respond à la 3" dilution.
Là s'arrêtent les triturations; à partir de ce.moment et par suite du broiement très-pro-longé, toute substance est devenue soluble; onrenonce alors au broiement et on entre dans lavoie liquide. Pour cela, on fait dissoudre parsimple agitation, dans un petit flacon, 5 centigr.(1 grain) de la 3 e trituration dans 2 « r , 50
d'eau distillée. La dissolution opérée, on ajoute2 s r , 50 d'alcool, et on a ainsi une k" dilution.On a recours ici à l'eau distillée à cause dupeu de solubilité du sucre de lait dans l'alcool;toutes les autres dilutions, jusqu'à la 30°, sefont avec l'alcool seulement, en suivant abso-lument la même marche que pour les dilutionsqui dérivent des teintures mères.
Nous avons dit que la trituration était sur-tout usitée pour les substances minérales; maison comprendra aisément qu'elle peut ou doits'appliquer aussi à certaines substances ani-males, comme la cantharide, la cochenille,Y ambre gris, V éponge brûlée, etc...., et à cer-taines substances végétales, comme le lym-pode, Yipécacuanha, le quinquina, la noix vo-mique, la rhubarbe, etc.
De ce qui précède et de ce qui a été dit àl'art. Teintures mères, il résulte que certainessubstances peuvent être préparées à la foispar la voie liquide (teinture mère) et par lavoie sèche (trituration). Nous indiquerons plusloin celles qui présentent cette particularité.Il faut observer que lorsqu'un médicamentexiste à la fois en trituration et à l'état liquidepour les trois premiers degrés, on fait tou-jours la /i° dilution avec un grain de la Zi e tri-turation, et non pas avec une goutte de la 4 eatténuation liquide.
U° Globules médicamenteux. — Les mé-dicaments homœopathiques ne sont pas em-ployés seulement en teintures mères, en dilu-tions liquides et en triturations, ils sont encoretrès-usités sous la forme globulaire.
Pour préparer les globules médicamenteux,on place une certaine quantité de globulesinertes (non-pareilles) dans une capsule deverre, on les arrose avec suffisante quantité del'une des dilutions alcooliques du médicamentque l'on veut avoir en globules ; on les remuede temps en temps à l'aide d'une carte re-courbée en forme de petite cuiller, et, lorsquel'humidité a totalement disparu, ce qui arriveau bout d'une heure et demie environ, on lesenferme dans un flacon bien bouché et on lesplace dans un lieu sec.
Si l'on a imbibé les globules inertes avec la18 1 ' dilution de belladone, par exemple, lesglobules médicamenteux prennent le nom debelladone, 18° dilution de globules. 11 en estde même pour toute autre dilution et pour toutautre médicament.
Les globules, imprégnés comme nous l'avonsdit, ont un aspect sec et terne; avant d'êtreimbibés, ils sont blancs et brillants.
Hahnemann a prétendu que les globules mé-dicamenteux, ainsi préparés, pouvaient con-server toutes leurs propriétés pendant 12 ou 15années. Cette opinion n'est point partagée par