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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.

les praticiens homœopathes ; ils croient géné-ralement qu'il ne faut pas compter d'une fa-çon absolue sur Faction des globules dont lapréparation remonterait au delà de 2 ou 3 an-nées.

Soins et précautions à prendre dans lapréparation des médicaments homœopathi-ques. Pour avoir les médicaments commele veut la doctrine, il ne suffit pas de posséderà l'état de pureté les véhicules dont nous avonsparlé et de faire très-exactement les manipu-lations prescrites; il faut encore observer cer-taines règles, prendre certaines précautionsque nous allons signaler. Parmi ces précautionsil en est quelques-unes qui pourront paraî-tre superflues et peut-être même puériles aupremier abord; mais on en comprendra bien-tôt l'absolue nécessité, si l'on songe à l'exi-guïté des doses prescrites par les médecins ho-mceopatbes.

Les substances primitives seront choisies detrès-bonne qualité, et dans l'état le plus con-venable, eu égard à leur destination. Toutescelles que nous fournissent le règne végétai etle règne animal seront employées, autant quepossible, à l'état frais ; quant à celles qui nese trouvent que dans les pays lointains, il fautse les procurer entières, afin de pouvoir enconstater la qualité et l'identité. On sera éga-lement sévère pour les produits chimiques; onn'en emploiera aucun sans avoir vérifié préa-lablement s'ils sont conformes aux prescrip-tions de Hahnemann.

Un point très-important, c'est le choix exactde Vcspéce particulière dont l'homœopathie faitusage. On a cru souvent introduire dans lapratique une amélioration réelle en substituant,ou proposant de substituer aux substancesusitées d'autres substances qu'on regardaitcomme plus pures ou plus énergiques. Quel-que bonnes que soient ces modifications sousle rapport scientifique, il n'en est pas moinscertain que le moindre changement essentielapporté dans la préparation d'un médicamentpeut porter atteinte à la sûreté de la pratique.Ce qui importe aux praticiens, ce n'est pas tou-jours que la préparation soit plus ou moinsscientifique, mais bien qu'elle soit pareille àcelle qui a servi aux expérimentations; et plusen ce sens sa conformité sera grande, plus lapréparation sera parfaite pour le but qu'elledoit remplir. C'est ainsi, par exemple, quepour obtenir le Calcarea, ou sous-carbonatede chaux, tel que l'homceopathie l'emploie, ilfaut absolument préparer l'écaillé d'huîtrecomme Hahnemann le prescrit, quoique cettepréparation soit loin de contenir du sous-car-bonate de chaux pur. C'est ainsi encore que lequinquina, Y opium, la noix vomique, etc.,tels qu'ils servent à préparer les teintures du

même nom, ne peuvent jamais être remplacéssans inconvénients par la quinine, la morphine,la strychnine, etc., bien que ces dernièressubstances soient réputées contenir les princi-pes actifs des premières à l'état pur.

Celui qui prépare des médicaments homeeo-pathiques doit avoir soin : de choisir un lieudont la température ne soit pas trop éle\ée;de garantir les substances sur lesquelles ilopère contre l'action directe des rayons so-laires ; de veiller à ce que l'atmosphère danslaquelle il est placé soit exempte de toute éma-nation médicinale. Il est important aussi que lesmains de l'opérateur soient pures de tout con-tact récent avec des substances médicamen-teuses ou odorantes.

Les ustensiles qui servent aux manipulations,tels que mortiers, pilons, spatules, cuillers,doivent être en quartz, en porphyre, en verre,en porcelaine, en corne. Ceux en métal, enmarbre, en serpentine, en bois, pourraient al-térer la pureté des médicaments, et pour cemotif ils sont inadmissibles.

Les pharmaciens homœopathes emploient,pour la plupart de leurs opérations, des flaconsde 5 à 6 grammes (150 à 200 gouttes) qu'ilsbouchent avec des bouchons de liège. Cesbouchons doivent être toujours neufs et detrès-bonne qualité; il est essentiel qu'ils soientexempts de piqûres aux deux extrémités d'unepart pour que la vermoulure ne tombe pas dansle flacon, d'antre part pour qu'il soit possiblede répéter nettement sur le bouchon l'éti-quette dont le flacon est déjà muni. Le liègesera choisi souple et mou, afin qu'il puisseprendre toutes les formes, qu'exige la struc-ture du goulot.

Les flacons à l'émeri sont d'un usage peufréquent en homœopathie, parce qu'ils sontgénéralement mal bouchés et aussi parce quele nom de la substance ne pouvant pas êtreécrit sur le bouchon, on est très-sujet à lestransposer et par conséquent à perdre les re-mèdes altérés par cette transposition. Nousn'avons pas besoin de dire qu'il faudra néces-sairement recourir aux flacons bouchés à l'é-meri lorsqu'il s'agira de substances suscepti-bles d'attaquer le liège.

Le nettoyage des ustensiles sera fait avec lesoin le plus minutieux. Les lavages à grandeeau sont loin de remplir toutes les condi-tions, de suffire dans tous les cas. Le nettoyageà l'aide de certaines matières chimiques,comme les acides, la potasse, le chlore, lachaux, n'est pas sans inconvénients. L'emploide l'alcool à froid ne peut être utile que dansquelques cas particuliers. Le meilleur moyenpour obtenir la parfaite propret de ces usten-siles (nous avons surtout en vue les mortiers),c'est de les nettoyer d'abord plusieurs fois