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APPENDICE PHARMACEUTIQUE.
vers un linge nevf; on obtient ainsi une tein-ture mère par macération.
Ou la substance se trouve à l'état sec, ce quiarrive, par exemple, pour les produits exoti-ques, et alors on la réduit en poudre plus oumoins ténue, et on la met dans un flacon avec'20 l'ois son poids d'alcool ; après 8 à 10 jours,■on décante et on filtre le liquide qui surnagela poudre, et on le conserve, pour la pratique,sous le nom de Teinture mère.
Quel que soit le procédé mis en usage pourobtenir les teintures mères, il faut éviter l'em-ploi des presses, parce qu'il est matériellementimpossible de les nettoyer dans toutes leursparties avec la rigueur qu'exigent les prescrip-tions hahnemanniennes. Comment, en effet,nettoyer complètement la vis de pression?...Comment laver et essuyer, d'une manière■exacte, le cylindre qui est percé d'une multi-tude de trous? En liomœopatbie, d'ailleurs, la•question de quantité est toujours très-secon-daire, et ce qui doit principalement préoccu-per, c'est la pureté du produit.
Nous avons dit qu'on faisait surfont avec clésvégétaux les teintures mères; mais il est évi-dent que, s'il est quelques substances anima-les qui, par leur nature, puissent rentrer dansl'une des trois catégories de substances végé-tales que nous venons d'énumérer, on pourrafaire leur teinture mère, en mettant en prati-que l'un des trois procédés qui viennent d'êtreindiqués. C'est ainsi, par exemple, qu'onpourra traiter le Cancer fluviatilis (écrevissecommune) par le 2 e procédé qui s'applique auxsubstances assez succulentes, et la cantharide,la cochenille, le musc, parle 3 e procédé (20 d'al-cool pour 1 de substance). Il est évident aussique l'on pourra faire une espèce de teinturemère avec certaines substances minérales, so-lubles : nous citerons, par exemple, Yiode,Viodure de potassium, etc.
La teinture mère une fois obtenue, n'im-porte par quelle voie, sert à préparer les dilu-tions ou atténuations. Nous allons indiquer leprocédé opératoire.
2° Dilutions. — (Atténuations). Laissantde côté la teinture mère, nous dirons que cha-que remède homœopathique existe à 30 degrés.Ces degrés sont désignés sous les noms de:l or , 2 me , 3 mc , Zi m0 ,.... 30 me dilutions. Toutesces dilutions sont faites dans la proportion de1 à 100, et de telle sorte que chacune d'ellescontient la centième partie de celle qui la pré-cède.
Pour les obtenir, on prépare pour chaquesubstance 30 tlacons neufs, de la capacité de150 à 200 gouttes (5 à 6 grammes) et portantune étiquette qui est répétée sur le bouchon ;on verse dans chacun d'eux 100 gouttes d'al-
cool à 75° environ, et, pour éviter d'avoir àcompter les gouttes chaque fois, on se sertd'un petit vase de verre, gradué, sur lequelest marqué le volume occupé par 100 gouttesd'alcool. Cela fait, on prend un de ces flacons,on y verse une goutte de la teinture mère, et onimprime à ce mélange à peu près 100 secous-ses assez fortes, après quoi on écrit sur l'éti-quette et sur le bouchon le chiffre 1, qui in-dique que la préparation qu'on vient de faire,constitue la première atténuation ou dilution.Cette préparation contient 1/100 de teinturemère. De cette dilution on verse une gouttedans l'un des autres flacons tenant de l'alcool,et, après avoir secoué ce mélange une centainede fois, on écrit le chiffre 2 pour désigner ladeuxième dilution qui contient 1/10000 deteinture mère. Une goutte de la 2 e atténua-tion sert à faire la 3 e qui contient 1/1000000de teinture mère. On continue ainsi à prépareret à étiqueter jusqu'au 30 e degré, en versant,chaque fois, une goutte de la dilution qu'onvient d'obtenir dans le flacon qui contiendrala dilution suivante.
Les pharmaciens exclusivement homeeopa-thes doivent conserver les 30 atténuationspour chaque substance; ils en ont besoin pourexécuter les formules très-variées qui leur arri-vent, et aussi pour faire les collections desti-nées aux pharmaciens ordinaires qui préfèrentacheter toutes prêtes les préparations homœo-pathiques.
Si, cependant, pour un motif quelconque,on ne veut pas conserver toutes les dilutions,on peut éviter de sacrifier un flacon pour cha-cune des dilutions qu'on ne garde pas, etvoici le moyen d'arriver à ce résultat.
Je suppose qu'on ne veuille conserver queles atténuations les plus usitées, par exemplela 6 e , la 18 e et la 30° : après avoir préparé lapremière par le procédé ordinaire, on jettele liquide, on imprime au flacon deux ou troissecousses afin de le débarrasser même de ladernière goutte apparente du médicament (Jeliquide qui mouille les parois suffit pour re-présenter une goutte) ; on verse dans le flaconainsi vidé 100 gouttes d'alcool, on imprimeune centaine de secousses, et l'on obtient ainsiune 2 e dilution ; on jette de nouveau, et commetout à l'heure, le liquide contenu dans le flacon;on y verse 100 gouttes d'alcool, on secoue, eton a la 3 e dilution. On continue ainsi jusqu'àla 6° dilution que l'on conserve. On suivra lamême marche pour la 18 e et 30 e atténuationsqui doivent être gardées. Lorqu'on doit jetersuccessivement plusieurs dilutions, on peutemployer l'eau distillée pour toutes celles quel'on jette et recourir à l'alcool pour celle quel'on doit garder et pour celle qui la précède.
Ce procédé pourra être surtout mis à profit