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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PHARMACIE HOMOEOPATHIQUE.

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h" Globules saccharins inertes. Lesglobules saccharins sont de petites non-pareil-les destinées à être imbibées avec des médica-ments liquides. Hahnemann a proposé de leurdonner le volume de la graine de pavot ; on aadopté généralement, aujourd'hui, une dimen-sion deux ou trois t'ois plus considérable, quel'on trouve chez, les confiseurs. Mais pour peuqu'on tienne à être exact et scrupuleux dansla préparation des remèdes homœopathiques,il faut absolument éviter de les puiser à pa-reille source ; chez les confiseurs, en effet, ellessont fabriquées .avec des résidus de divers si-rops, avec des débris de sucre parfumés au ci-tron, à la rose, à la vanille. Dans de semblablesconditions, il est impossible d'avoir des médi-caments sûrs. 11 faut donc se procurer les glo-bules inertes, soit en les demandant à un phar-macien homœopathe digne de confiance, soiten les fabriquant soi-même, soit en les faisantpréparer sous ses yeux par une personne com-pétente, avec des matières premières d'unegrande pureté.

Voici la règle à suivre pour la confection desglobules saccharins (mais faisons observerqu'elle est difficile à mettre en pratique etqu'elle exige un long et pénible apprentissage) :

« Placez sur un baril défoncé aux deuxextrémités une terrine de faïence ou de porce-laine à surface très-lisse, et se rapprochant parsa forme de celle dite bassine plate. Mettez surle sol un réchaud médiocrement garni de feu,et recouvrez-le par le baril muni de sa terrine,de telle sorte que le feu soit assez, près pourpouvoir chauffer la terrine sans la rendre brû-lante. Pratiquez, au baril, vers son extrémitéinférieure, 5 à 6 ouvertures de U à 5 centi-mètres carrés, afin de donner passage à l'airdestiné à alimenter le feu du réchaud, .Main-tenant, à l'aitle d'un sucre pur, faites un siropcuit ii la nappe. D'autre part, pilez de sucrepur l'équivalent de 200 à 250 grammes ; sépa-rez, à l'aide d'un tamis assez fin, tout ce quis'est mis en poudre fine, et, à l'aide d'un tamisplus gros, tout ce qui aura une grosseur égaleà peu près au 10° du volume à donner auxglobules que vous voulez préparer. Mettez decôté, comme inutiles, et le sucre en poudrefine, et les plus gros morceaux qui sont restéssur le dernier tamis. On prend alors le sucrede moyenne grosseur, on le place en tas, aumilieu de la terrine déjà chaude, en ayant soinde pratiquer au milieu une légère dépressionpouvant contenir une ou deux cuillerées à bouchedu sirop déjà préparé. On verse de ce siropune cuillerée plus ou moins forte, suivant laquantité de poudre, dans la dépression qu'on aeu le soin de former, et, à l'aide des doigts etdu plat de la main, on mêle le tout rapidement,en le frottant en tout sens contre le fond de la

terrine, jusqu'à ce que la masse soit devenuesèche et pulvérulente. On répète de même cetteopération autant de fois qu'il est nécessairepour arriver à la grosseur qu'on désire obtenir.Les principales précautions à prendre pendantl'opération, sont de modérer la chaleur, den'ajouter le sirop que par petites portions ;enfin, d'opérer avec une grande célérité, quandon mélange le liquide ; sans cela le tout semettrait en masse et il faudrait tout recom-mencer. Pour obtenir des globules d'une gros-seur à peu près uniforme, il faut faire, à l'aidede tamis de grosseurs convenables, la mêmeopération qu'on a faite pour obtenir le sucreen poudre fine. Avec un tamis suffisammentclair, on laisse tout passer, sauf les agglomé-rations de globules, qu'on appelle moines enconfiserie. Avec un second tamis, plus serré,on laisse passer les parties les plus fines et l'onretient sur le tamis la grosseur convenablepour continuer l'opération. Les parties les plusfines sont mises de côté et conservées commegraine pour une nouvelle opération qu'onpourra faire plus tard ; on n'aura pas besoin,alors, de préparer la poudre de sucre pourcommencer l'opération.

MANIPULATIONS. Nous venons de pas-ser en revue les véhicules qui servent à la pré-paration des remèdes homœopathiques ; occu-pons-nous, maintenant, des manipulationsproprement dites.

Rappelons que les médicaments hahneman-niens se présentent en teintures mères, en di-lutions, en triturations, en globules, et voyonscomment on amène les substances à ces di-verses formes.

1° Teintures mères. C'est surtout avecdes substances végétales qu'on prépare desteintures mères. Trois cas peuvent se présen-ter:

Ou la substance est assez succulente, et alorson la réduit en pâte fine dans un mortier etou la soumet au pressurage, dans un morceaude toile neuve, pour en obtenir le suc. Ce sucainsi obtenu est mêlé avec une quantité égaled'alcool à 85 degrés et renfermé dans un fla-con bien bouché ; au bout de 2Zi heures, ondécante et on filtre la liqueur qui surnage ledépôt d'albumine coagulée et on la conservepour l'usage, en ayant soin de la mettre à l'a-bri de la lumière. Cette liqueur, ainsi obtenue,prend le nom de Teinture mère, par expres-sion.

Ou la substance est très-peu succulente, etalors, après l'avoir réduite en pâte, on la metdans un flacon avec deux fois son poids d'al-cool, à 85 degrés; on abandonne le mélange àlui-même, pendant 8 ou 10 jours, en agitantde temps en temps, puis on l'exprime à tra-