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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS.

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doit être rejeté, car il ne peut donner que desrésultats erronés; il indique seulement la den-sité du vinaigre, mais ne prouve rien pour oucontre sa qualité; 2° la capacité de saturationou la quantité plus ou moins grande qu'un vi-naigre peut saturer de soude caustique (Des-croizilles), de craie ou de carbonate de chaux(Bussy), de carbonate de potasse (Soubeiran),de carbonate de soude (Chevallier), d'ammo-niaque liquide d'une densité 0,992 (Tire, Petit),de saccharate de chaux (Gréville), de boratede soude (Réveil). Le titrage se fait par la mé-thode des volumes, au moyen d'un tube acéti-mêtre (fig. 150) ou d'une burette graduée sem-blable à- celle de l'alcalimètre ou du chloro-mèfre, contenant la liqueur normale de car-bonate alcalin, de saccharate, etc., que l'onverse goutte à goutte, dans une quantité peséede vinaigre, jusqu'à saturation ; celle-ci estindiquée par le virement au bleu d'un peude tournesol. MM. Salleron et Réveil ontdisposé à cet effet un nécessaire acètimétri-que contenant les vases et réactifs qui serventà l'essai des vinaigres par le commerce et lesoctrois des grandes villes. Ce moyen d'essaivolumètrique très-rapide consiste a saturerl'acide acétique par une liqueur alcaline titrée,en présence du tournesol comme témoin. Onprépare ainsi la solution alcaline (liqueur acéti-métrique): Borate de soude pur 45 gr., soudecaustique 11 gr., eau distillée 1000 gr. On colorela liqueur avec du tournesol et on filtre. Elle setrouve titrée de telle sorte que 4 cent, cubes deliqueur alcalimétrique de Gay-Lussac ne neutra-lisent exactement 20 cent. c. Pour faire l'essaion mesure à l'aide d'une pipette 4 cent. cub.de vinaigre que l'on introduit dans un tubegradué (fig. 150). On y verse ensuite goutte àgoutte la liqueur acétimétrique jusqu'à ce

que le mélange ait pris une teinte violacéeuniforme, indice de la saturation de l'acide.Le chiffre correspondant à l'affleurement duliquide dans l'acétimètro exprime, en centi-mètres, la richesse du vinaigre en acide acé-

tique pur. C'est-à-dire que, si le liquide estau niveau du degré 9, le vinaigre contient,par litre, 90 gr. d'acide acétique pur.

Pour qu'un vinaigre soit de bonne qualité,100 p. doivent en saturer 10 de carbon. de po-tasse sec et pur (Soubeiran). Les bons vinaigresd'Orléans, faits avec des vins dont la richessealcoolique ne dépasse pas ordinairement 7 0/0,ne contiennent que 6 0/0 d'acide acétiqueréel. Un vinaigre de vin plus riche devraitinspirer de la défiance, et faire soupçonner uneaddition d'acide acétique, si surtout à un titretrop élevé venait se joindre la constatationd'une proportion trop faible d'extrait.

Ou bien, on fait une solution de chaux dansle sirop de sucre (saccharate de chaux), et onen détermine la force. On l'étend ensuited'eau jusqu'à ce que 5 divisions de la burettecorrespondent à 1 d'acide acétique réel. Onpèse alors 3 s% 25 de l'acide acétique à es-sayer, puis, après l'avoir étendu d'eau, si be-soin est, on y introduit quelques morceaux depapier de tournesol ou de curcuma, et on yverse goutte à goutte la liqueur de la burettejusqu'à ce que le tournesol ou le curcumachangent tout à coup de couleur et deviennentle premier bleu, le second brun. La transitionest très-marquée (W. Gréville, Violette).

Disons que M. Moride, pharmacien-chimiste,de Nantes, a employé le saccharate de chauxpour titrer les vinaigres en même temps queM. Gréville faisait connaître son procédé.

M. Moride, au lieu de prendre pour typel'acide acétique concentré, adopte comme,terme de comparaison le bon vinaigre d'Or-léans, marquant 1k à 27 au pèse-vinaigre ouacétimètre. A 50 centimètres cubes de ce vi-naigre, il ajoute goutte à goutte du réactifsaccharin contenu dans une burette de Gay-Lus-sac, jusqu'à réaction alcaline. On répète l'opé-ration avec le vinaigre à essayer, la différencedans le nombre des degrés employés de li-queur d'essai indique le rapport entre les deuxvinaigres.

M. Jaillard emploie la méthode volumè-trique indirecte, c'est-à-dire que l'opérationse divise en deux temps : détermination dutitre de la solution alcaline par l'acide nor-mal de Gay-Lussac, et détermination du titredu vinaigre par la même solution, la différenceentre les quantités d'acide normal employéesdans les deux temps de l'opération est propor-tionnelle à la quantité d'acide acétique recher-chée. (V. J. ph., 186<i.) M. Petit a proposé uneméthode analogue; il emploie, comme solutionalcaline, de l'ammoniaque du commerce con-tenant 75 0/0 d'eau distillée. (V. J. ch. m,1863.)

Le vinaigre contient quelquefois du cuivreou du plomb, provenant des vases dans lesquels