Druckschrift 
L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
Entstehung
Seite
1234
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

123Zi

PHARMACIE LEGALE.

émulsionner l'éther. En décantant la coucheéthérée et en la répandant à la surface d'unesolution étendue de perehlorure de fer, onvoit se produire aussitôt une zone violacée aucontact des deux liquides, surtout après l'éva-poralion de l'éther. Cette réaction est sensibleau millionième (Yvon).

Comme l'acide salicylique passe très-rapi-dement dans l'urine, M. Blas (de Louvain) l'ydécèle facilement chez les individus qui ontbu du vin ou de la bière salicylés (V. Un.ph.,1879).

VINAIGRE (p. 1045). Doit être limpide,d'un jaune fauve, d'une densité de 1,018 à 1,020(2°50 ou 1°75 B é ), avoir une saveur acide dé-pourvue d'àcreté et ne rendant pas les dentsrugueuses au toucher de la langue. Sature de6 à 8 centièmes de carbonate de soude dessé-ché (Chevallier). Prend en se saturant unecouleur malaga et acquiert une odeur vineusesans mélange d'empyreume ; contient environ2/5 de bitartrate de potasse par 1000, ne ren-ferme ni dextrine, ni matière gommeuse, niglucose, ni substance métallique qui puissenoircir par un sulfhydrate alcalin ou donnerune coloration rouge brunâtre par le cyanureferroso-potassique.

On y ajoute les acides sulfurique, hydrochlo-rique, azotique, tartrique, oxalique, afin de luidonner plus de force. Pour reconnaître l'acidesulfurique, plusieurs moyens peuvent êtreemployés : 1° on fait évaporer le vinaigre auhuitième de son volume, on laisse refroidir, eton traite le résidu par 5 à 6 fois son volumed'alcool à 95° ; on filtre la liqueur, on y ajoutede l'eau distillée ; on dissipe l'alcool, et ontraite le soluté aqueux par l'azotate de baryte.Il se forme du sulfate de baryte qui, desséchéet pesé , donne les proportions de l'acide qu'ilrenferme. L'emploi de l'alcool a pour but d'en-lever l'acide sulfurique et de laisser les sulfatesnaturellement contenus dans le vinaigre; 2° Onmet quelques gouttes de vinaigre avec quelquepeu d'eau sucrée dans une petite capsule; ilsuffit d'évaporer le tout à une douce chaleur ;si le produit de la dessiccation est noir, on peuten conclure que le vinaigre contenait de l'acidesulfurique (Runye) ; 3° Au lieu de sucre, onpeut employer de la fécule, qui, à l'aide d'unetempérature convenable, sera transformée endextrine colorable en violet par l'iode. La féculeserait transformée en glucose (1) par une actionprolongée de la chaleur, et alors l'iode ne la co-lorerait plus (Payai); Zi° Le chlorure de calciumne précipite pas le bon vinaigre, mais un vi-naigre monté par l'acide sulfurique, chauffé

(tj 71 surfit de 2 ou 3 millièmes d'acide sulfurique pourproduire la désagrégation de la fécule et sa conversionen dextrine. puis en glucose.

avec un peu de ce sel, laissera précipiter du sul-fate de chaux par refroidissement. On peutdécouvrir ainsi 1/1000 d'acide sulfurique(Boettger). Pour déceler l'acide ehlorhydrique,on distillera le vinaigre, et on versera clans leproduit distillé de l'azotate d'argent, qui don-nera lieu à la formation de chlorure d'argent.En versant directement le soluté argentiquedans le vinaigre, il serait précipité par le chloredes chlorures contenus naturellement dans levinaigre, ce qui ferait commettre des erreurs.L'acide azotique, qui est rarement employé,sera reconnu en saturant par la potasse caus-tique une portion de vinaigre, et évaporant àsiccité. Le résidu, traité par cinq ou six foisson poids d'alcool à /t0° laisserait un sel blancdans lequel on constaterait la présence del'azotate de potasse. Ou bien on met un peude vinaigre dans une capsule, on y laisse tom-ber quelques raclures du tube d'une plumed'oie, et on chauffe ; si cette matière organiquejaunit, c'est que le vinaigre contient de l'acideazotique. L'addition des acides tartrique et oxa-lique sera reconnue comme il a été dit à l'acidecitrique.

Pour reconnaître les acides sulfurique, ehlor-hydrique, azotique dans le vinaigre, M. Strohla donné un moyen qui repose sur l'insolubilitéde l'oxalate de chaux dans le vinaigre et lasolubilité du même sel dans les acides miné-raux étendus. On prend 50 c. cubes du vinaigreà essayer, on y ajoute 1/2 c. cube d'oxalated'ammoniaque et 1/2 c. cube de chlorure decalcium; on agite, s'il est exempt d'acides mi-néraux, on a un trouble très-apparent ; s'il dis-paraît, le vinaigre renferme, par litre, au moins1 gr. 70 d'ac. sulfurique, ou 2 gr. 85 d'ac. ehlor-hydrique, ou U gr. ZiO d'ac. azotique (V. Un. ph.187i).

Pour reconnaître si un vinaigre pyroligneuxest arsenical, on évapore h siccité, on reprendle résidu par l'eau distillée et on soumet àl'appareil de Marsh.

Des substances acres, telles que le poivrelong, le piment rouge, la pyrèthre, la mou-tarde, le garou, ont été quelquefois ajoutées auvinaigre pour lui donner du montant. Sil'on sa-ture par le carb. de potasse l'acide d'un vinaigreainsi additionné, il ne perdra presque rien desa saveur brûlante. On peut aussi l'évaporerau B.-M. en consistance d'extrait; le résidu aune saveur acre.

On allonge le vinaigre avec Veau, qui dimi-nue sa force ; il faut "donc évaluer son aciditéou la quantité d'acide acétique réel qu'il con-tient : tel est le but de Yacétimétrie, c'est-à-dire de l'acidimétrie appliquée au titrage desvinaigres et de l'acide acétique du commerce.Les moyens acétimétriques indiqués sont :1° l'emploi du pése-vinaiyre ou acétimètre qui