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PHARMACIE LÉGALE.
il a séjourné. Pour reconnaître ces métaux, onréduira le vinaigre à un très-petit volume parévaporation, et on essayera le résidu par lesréactifs du cuivre et du plomb.
Le vinaigre de glucose mêlé avec le doublede son volume d'alcool à 90° c. laisse pré-cipiter des flocons de dextrine. En évaporantau B.-M. jusqu'en consistance de sirop, et re-prenant par l'alcool à 85 c, puis passant surle noir animal lavé, le liquide résultant bouilliavec de la potasse, se colore en noir et réduitle tartrate cupropotassique {Liqueur de Barres-wil). Les vinaigres de bière, de cidre, de poiré,ne contiennent pas de tartre, comme le vi-naigre de vin ; celui-ci donne avec le sous-acétate de plomb un précipité blanc; ceux-là,un précipité gris jaunâtre. 100 de vinaigre decidre exigent, pour leur saturation, 3,50 decarbonate de soude ; 100 de vinaigre de bière,2,50. La densité du vinaigre de cidre est 2 ; ildonne 1 °/ 0 , 50 d'extrait ayant une saveur depomme cuite, acide et astringente ; la densité duvinaigre de bière est 3,20, il donne 6 0/0 d'ex-trait, d'une saveur acide, légèrement amère.
Depuis quelque temps on ajoute quelquefoisun peu de glycérine au vinaigre fait. L'acidesalicylique serait très-favorable à la conser-vation du vinaigre.
VIOLETTE. — Nous avons fait connaître lesfleurs qu'on lui substitue, à son article dans leDispensaire. (V. p. 1050.)
WINTER. Écorce (p. 1051). — Aux caractè-res physiques différentiels que nous avons in-diqués pour distinguer cette écorce de la can-
nelle blanche (Winterana Cannella, de quel-ques auteurs), dont la poudre est jaune, nousajouterons les deux caractères chimiques sui-vants : l'azotate de baryte précipite l'infuséd'écorce de Winter qui a une couleur rouge-brun, et non celui de la cannelle blanche,de couleur jaune paille ; le persulfate de ferdonne un précipité noir avec celui-là, et rienavec celui-ci.
YEUX D'ÉCREVISSE (p. 1052). — On lesimite avec un mélange d'os calcinés, de terrede pipe ou d'argile et de carbonate de chaux,unis ensemble à l'aide de la gélatine et mou-lés. Mais ce produit happe à la langue, se dé-sagrège complètement, tandis que les vérita-bles yeux d'écrevisses ne happent point àla langue et résistent à l'eau bouillante. Trai-tés par les acides acétique ou muriatique, ilsabandonnent leur chaux, et le réseau organi-que, mis à nu, conserve la forme première ;ensuite, ils sont comme formés de couchessuperposées.
ZINC (p. 1053). — Se dissout dans Vacidesulfurique dilué, en laissant un faible dépôt.Ce soluté doit présenter les caractères du sul-fate de zinc pur. Ne doit point donner de ta-ches par l'appareil de Marsh. Outre l'arsenic,le zinc du commerce peut contenir du fer, duplomb, du cuivre, de l'étain, de l'antimoine,du cadmium, du soufre, du charbon (Elliot etStorer). Le zinc français est le plus arsenicalde tous; le zinc de Corfali contient le plusde métaux étrangers ; c'est le moins arsenical(Schaeuffêle) (V. Eép. cft., 1860).