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PHARMACIE LEGALE.
arrêter l'opération et éteindre la lampe. Maiscomment reconnaître que tout l'alcool est biendistillé et qu'il n'en reste pas dans le ballon ?Ce moyen est facile. Quand on essaye un vinordinaire, on est certain d'avance que sa ri-chesse alcoolique ne dépasse pas 15 à 18 cen-tièmes ; si donc on a recueilli sous le serpentinle tiers du liquide versé dans le ballon, soit33 pour 100 de son volume, on peut être as-suré qu'on a reçu dans l'éprouvette non-seule-ment tout l'alcool qu'il contenait, mais encoreun volume égal d'eau ; si le liquide qu'on ana-lyse est très-spiritueux, si c'est, par exemple,un vin de Madère ou une liqueur sucrée quisoit riche à 25 ou 30 pour 100, il est évidentqu'en recueillant seulement un tiers de son vo-lume, on courrait grand risque de ne pas rece-voir tout l'alcool qu'il contient et d'en laisserencore dans le ballon. Il faut donc, dans cecas, prolonger davantage la distillation, et re-cueillir moitié au lieu d'un tiers.
En résumé, les vins ordinaires, les bières,les cidres, et tous les liquides dont la richessene dépasse pas 15 à 18 pour 100, peuvent êtredistillés au tiers. Les vins capiteux, tels queceux de Cette, Madère, Oporto, etc., les liq.sucrées et tous les liquides dont la richessevarie entre 18 et 25 centièmes, doivent être dis-tillés à moitié. 11 va sans dire qu'il est pré-férable d'en agir ainsi avec les liquides dont onne connaît pas approximativement la valeur;on évite par ce moyen toute chance d'erreurs.
Quand donc on a recueilli dans l'éprouvetteune quantité de liquide suffisante pour conte-nir tout l'alcool renfermé dans le vin, on éteintla lampe, et on ajoute de l'eau dans l'éprouvettejusqu'à ce que le niveau s'élève exactementau trait a. Pour faire cette opération avec fa-cilité et précision, on fait usage de la pi-pette, qui ne laisse tomber l'eau que goutte agoutte. On agite le mélange, et on y plongesimultanément l'alcoomètre et le thermomètre.(La rainure pratiquée dans l'éprouvette a pourbut de contenir le thermomètre sans qu'ilpuisse gêner l'alcoomèt. dans ses mouvements.)
On note les indications des deux instruments,et on cherche dans le tableau qui accompagnel'appareil, quelle est la force réelle du liquide.Les nombres trouvés dans ce tableau corres-pondent avec ceux donnés par les tables deGay-Lussac ; ils indiquent donc la richessealcoolique du liquide, soit la quantité (en cen-tièmes) d'alcool pur qu'il contient.
Pour l'essai des vins, Yérorateur deMM. Kess-ler et Pontier (V. p. 136), a reçu une disposi-tion spéciale (fuj. 148) qui lui permet de dis-tiller, à volonté, les vins à feu nu ou au B.-M.Dans ce dernier cas, il suffit déplacer le vindans la cuvette B, s'emboîtant sur la chau-dière G, qui reçoit l'eau. Les compartiments P
et R contiennent de l'eau froide pour la con-densation.
{Fig. liS,
Un pharmacien de Mayence, M. Schœfler,détermine la richesse alcoolique des vins àl'aide d'un petit appareil de distillation, ana-logue au précédent, et d'un flotteur aréomé-trique ou petit tube de verre fermé à ses deuxextrémités, présentant une pesanteur spéci-
(Fi<j. l'(9.)
fique telle qu'il se tienne en parfait équilibredans un mélange d'eau et d'alcool (10 0/0 envolume) à 15°" (V. J. ph., 1863).
On a cherché aussi à doser l'alcool des vinset des liquides alcooliques, sans ébullition nidistillation préalable. M. Musculus déterminela richesse alcoolique des vins et des liqueurs-alcooliques, ainsi que la force de l'ac. acétique,.