ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS.
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-de 25°; le trait supérieur, à 50°. A côté, etparallèlement au tube thermométrique, setrouve placée une pipette cylindrique ayant laforme d'un gros thermomètre. Un trait infé-rieur indique la quantité de liqueur qu'on doity introduire. A une certaine distance au-des-sus se trouve le 0 : c'est le point correspon-dant à la dilatation de l'eau à 50° ; plushaut se trouve le nombre 100 correspondantà la dilatation de l'alcool pour la même tem-pérature. L'intervalle entre 0 et 100 estdivisé en 100 degrés, qui correspondent à ladilatation des divers mélanges. Pour se servirde l'instrument, on le plonge dans le mélangeou le vin qu'on veut essayer ; on ouvre la pi-pette en dessous, et l'on y fait monter, àl'aide d'un piston, une quantité de liquide dé-terminée. L'on a, d'une autre part, un petitvase en cuivre renfermant de l'eau chaude,on y plonge l'instrument, et lorsque la tempé-rature est exactement à 25°, on laisse écoulerun peu de liquide de la pipette jusqu'à ce quele niveau soit descendu au trait marqué 0°.Arrivé à ce point, on ferme l'ouverture infé-rieure et on élève la température de l'eau à50°. A ce moment, on regarde la hauteur dela colonne du liquide de la pipette, et le degréqu'elle indique fait connaître en centièmes laquantité d'alcool contenu dans le liquide es-sayé. S'il n'existe aucune substance solubledans un liquide alcoolique qui puisse modifiersa dilatation normale, nous n'hésitons pas àconsidérer le principe adopté par Silbermannpour base de son procédé alcoométrique,comme préférable à tous autres, en raison dela facilité avec laquelle il peut être mis enpratique.
Alambic Salleron. — MM. Lerebours et Se-cretan ont fait établir un appareil qui noussemble résoudre d'une manière pratique laquestion de l'essai des vins. — Cet appareil,adopté par l'administration de l'octroi, estfondé sur le principe de la distillation ; sonbut est de mesurer la richesse alcoolique desliquides spiritueux, quelles que soient leur na-ture et la quantité de corps étrangers qu'ilscontiennent en dissolution. Il doit donc êtreemployé quand l'alcoomètre de Gay-Lussac esten défaut, c'est-à-dire quand il s'agit de titrerdes vins, liqueurs sucrées, bières, cidres, ver-nis, etc., en un mot, tous les liquides dans lacomposition desquels il entre des sels, sucres,gommes et matières colorantes, qui en modi-fient la densité, et faussent les indications desalcoomètres ordinaires.
L'emploi de l'alambic se réduit à extrairedu liquide qu'on essaye tous les corps étran-gers qu'il contient; ou, ce qui revient aumême, à le transformer en un mélange d'eau etd'alcool susceptible d'être pesé à l'alcoomètre.
La grande exactitude de cet instrument, sasimplicité, son peu de volume le rendent d'unusage extrêmement commode et pratique.
L'alambic de M. Salleron (ftg. ikl), renfermédans une petite boîte à charnière, se composedes objets suivants: 1° une lampe A, alimen-tée par l'esprit de vin ; 2° un ballon de verre B,qui sert de chaudière ; 3° un serpentin contenudans un vase C, qui tient lieu de réfrigé-
rant; celui-ci est supporté par trois pieds encuivre. Le serpentin communique avec la chau-dière au moyen du tube de caoutchouc D, ter-miné par un bouchon E, qui s'adapte au coldu ballon B. Une éprouvette L, sur laquellesont gravées trois divisions ; l'une, a, sert àmesurer le vin soumis à la distillation ; les deuxautres, marquées 1/2 et 1/3, ont pour butd'évaluer le volume du liquide recueilli sous leserpentin ; 5° un aréomètre, dont les indica-tions se rapportent à celles de l'alcoomètre deGay-Lussac; 6" un petit thermomètre; 7° enfin,un petit tube de verre, qui sert de pipette.
Sur la lampe A on pose le ballon B, onmesure dans l'éprouvette L le vin qu'on veutdistiller; à l'aide de la pipette, on amène leniveau exactement devant le trait a.
On vide le contenu de l'éprouvette dans leballon, et on ferme celui-ci avec le bouchon E,puis on verse de l'eau froide dans le réfrigé-rant C. Il ne reste plus qu'à placer l'éprouvettesous le serpentin et allumer la lampe pour quel'appareil fonctionne.
Le vin ne tarde pas à entrer en ébullition ;la vapeur s'engage dans le serpentin, s'y con-dense pour tomber dans l'éprouvette.
Les premières portions de liquide recueillisont de l'alcool très-concentré ; les suivantessont un peu plus pauvres, et s'appauvrissentde plus en plus jusqu'à ce qu'il ne s'écouleplus du serpentin que de l'eau. On peut alors
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