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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PHARMACIE LÉGALE.

Ebullioscope Conaty. 11 est fondé sur lepoint d'ébullition des liquides alcooliques ets'applique à tous les liquides de cette nature.Le point d'ébullition de l'eau est à + 100° c ,sous la pression barométrique de 0,76. Celuide l'alcool pur, sous la même pression, est à-f- 78 0c . Ce fait posé, il en résulte que lesmélanges en proportions variées d'alcool etd'eau entreront en ébullition à des degrésdifférents compris entre 78 et 100; que ce de-gré sera d'autant plus rapproché de 100, quele liquide contiendra plus d'eau, et qu'il sera,au contraire, d'autant plus rapproché de 78,qu'il renfermera plus d'alcool. Une table, commecelle de Groning, indiquant les points d'ébul-lition des divers mélanges alcooliques, auraitdonc bien vite fourni l'indication cherchée. Dansces termes, il n'y a rien de plus simple que dereconnaître, à l'aide de l'ébullition, la richessealcoolique des mélanges d'alcool et d'eau. Ce-pendant le problème se compliquerait du mo-ment ces liquides contiendraient des sub-stances en dissolution, capables d'affecter leurpoint d'ébullition. Ainsi tous les sels très-avides d'eau et qui n'ont que peu d'affinité pourl'alcool (potasse caustique, carbonate et acétatede potasse) abaissent le point d'ébullition desmélanges et accusent une quantité d'alcool debeaucoup supérieure à celle qu'ils contiennentréellement. Mais comme la crème de tartre, laglucose et les autres substances contenues dansle vin ne modifient pas sensiblement son pointd'ébullition, il s'ensuit que le procédé de M. Co-naty, basé sur le point d'ébullition des liquidesalcooliques, est parfaitement applicable à l'es-sai des vins. L'ebullioscope à tige droite outhermomètre akoométrique de M. Conaty con-siste en un simple thermomètre à mercure,placé sur une échelle métallique. Celle-ci estdivisée de manière que le point correspondantà l'ébullition de l'eau pure marque 0", c'est-à-dire 0 alcool. Le point inférieur correspon-dant à l'ébullition de l'alcool pur porte 100°qui indique 100 centièmes d'alcool; tout l'es-pace intermédiaire est divisé, d'après l'expé-rience, en degrés qui expriment des centièmesd'alcool depuis 0 jusqu'à 100; ainsi, lorsqu'enplongeant le thermomètre dans le liquidequ'on veut essayer, on voit le mercure indi-quer le nombre 12, par exemple, au moment le \irf entre en ébullition, on en conclutque ce vin contient 12 centièmes ou 12 0/0d'alcool. L'appareil comprend donc l'échellethermométrique, l'échelle de correction despressions, le bouilleur qui vient immédiate-ment après le thermomètre, et enfin le ré-chaud. On reconnaît de suite, en raison dufacile dégagement de l'alcool sous l'influencede la chaleur, qu'il est important, dans cet es-sai, de prendre le chiffre du thermomètre au

premier bouillon de l'alcool ; plus tard les in-dications ne seraient pas exactes. La pressionatmosphérique pouvant varier et cette cir-constance pouvant influencer l'essai, M. Co-naty, pour donner à son procédé toute la rec-titude possible et éviter des corrections com-pliquées, a imaginé une échelle mobile à l'aide delaquelle l'opérateur peut se mettre avec la plusgrande facilité dans les conditions voulues. Leprocédé de M. Conaty est exact, selon M. Bussy,à 1/100 près; en admettant toutefois que leliquide expérimenté ne contiendra point desubstances qui puissent influencer sensiblementson point d'ébullition.

Ebullioscope Vidal. L'abbé Brossard-Vidal a fait connaître, il y a déjà plusieursannées, bien avant que M. Conaty fit con-naître le sien, sous le nom A'ebullioscope àcadran, un petit appareil bouilleur, fondéexactement sur le môme principe que celuique nous venons de décrire. Mais les indi-cations, au lieu d'être fournies directementpar l'allongement de la colonne de mercure,sont rapportées à l'aide d'une aiguille sur uncadran divisé, par un mécanisme semblableà celui qu'on emploie dans la constructiondes baromètres à cadran. Cet ebullioscope estpeut-être un peu plus compliqué que le pré-cédent. Depuis, il a été perfectionné parMM.Jacquelain etE. Malligand (V. J. ph. 1874).

Dilatométre akoométrique. De même quel'alcool et l'eau ont un point d'ébullition spé-cial pour chacun d'eux, de même ces deuxliquides, sous l'influence de la chaleur, se di-latent d'une quantité.propre aussi à chacund'eux. L'eau, en effet, en passant de 0° à 100°,se dilate de 0,0/t66 de son volume primitif,tandis que l'alcool, dans les mêmes cir-constances, se dilate de 0,1254. Maintenant,si nous supposons des mélanges d'eau et d'al-cool, il est évident qu'en les soumettant à unemême élévation de température, ils se dilate-ront d'autant plus qu'ils renfermeront plusd'alcool, et d'autant moins qu'ils contiendrontplus d'eau. 11 ne s'agira donc, pour déterminerla richesse alcoolique d'un mélange, que deconnaître exactement la quantité dont il se di-late pour une élévation donnée de tempéra-ture. L'appareil imaginé par Silbermann estjustement destiné à faire obtenir rapidementce résultat.

L'auteur a pris l'élévation de températureentre 25 et 50°, comme étant deux tempéra-tures faciles à obtenir dans la pratique ; soninstrument se compose d'une plaque en cuivresur laquelle est fixé un thermomètre à mer-cure à réservoir cylindrique allongé. Sur cetteplaque en cuivre sont marqués deux traits per-pendiculaires à la colonne de mercure; letrait inférieur correspond à la température