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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS.

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il est pur ; mais si par le collage à l'albuminela couleur vineuse vire au violet améthysleet qu'il jaunisse par l'ammoniaque, il est co-loré avec les baies de phytolaque; s'il bleuitpar l'ammoniaque, la coloration est due à lacoclienille; en outre, lorsque le vin est colorépar le sureau, il verdit après le collage àl'albumine, devient violet par l'acétate d'alu-mine, et donne un précipité rouge avec lesous-acétate de plomb ou vert bleuâtre avecle même réactif si la coloration est due auxroses trémières; le vin coloré avec les baiesde myrtille verdit par l'acétate d'alumine.D'après M. Rouvière, la soie écrue, décreuséeet mordancée avec le chlorure d'étain ou avecle sulfate d'alumine, mise à macérer pendant2/i à Z|8 heures dans un vin, fixe les matièrescolorantes animales et minérales, que n'enlèvepas un lavage prolongé à l'eau distillée ; celavage entraîne, au contraire, complètementla couleur naturelle du vin, ou la fuchsine;cette dernière est ensuite dissoute dans l'al-cool amylique. La même soie mordancée s'im-prègne aussi des couleurs végétales, et, aprèsle lavage à grande eau, elle reste colorée enbleu-violet si on a employé les roses trémièresou les pavots rouges; et se colore en vertfoncé ou en vert-jaune si la coloration a étéproduite avec les autres sucs végétaux (V.Un. ph. 1874). Plusieurs procédés ont étéencore indiqués pour déceler la coloration desvins par la fuchsine. On traite 50 gr. de vinpar 10 gr. de sous-acétate de plomb pourprécipiter la matière colorante du vin, puis onajoute 20 gr. d'alcool amylique et on laissereposer; s'il y a de la fuchsine, cet alcoola pris une teinte rouge; on peut ainsi con-stater 0,0001 de fuchsine (lloméi). Le fulmi-coton et les fibres animales azotés fixent, sansmordant, les couleurs d'aniline. Quelquesfibrilles de laine ou de soie floche plongéesdans le vin fuchsine ammoniacal se teignenten couleur rouge solide par l'acide acétiquequi reconstitue la rosalinine incolore àl'étatdefuchsine colorée (Jacqueniin et RUier). Dansun flacon de 30 cent, cubes on introduit5 à 6 gr. de vin suspect et un léger excès d'am-moniaque, on achève de remplir a\ec del'éther pur, et on agite ; après un repos, ondécante l'éther surnageant qui, par l'additionde quelques gouttes d'acide acétique, se co-lore en rose si le vin a été coloré avec durouge d'aniline (Falières).

Eau-de-vie. On rehausse quelquefois la sa-veur de l'eau-de-vie faible par les substancesacres, voire même par les acides que nous in-diquons pour le vinaigre. Pour constater laprésence des premiers, on évaporera le li-quide au B. -M. en consistance d'extrait ; le ré-sidu aura une saveur acre. Pour constater la

présence des acides, on suivra la marche indi~quée pour leur recherche dans le vinaigre.

Le laurier-cerise a été employé pour don-ner une saveur agréable à l'eau-de-vie degrains et à celle de pommes de terre. Cettefalsification, qui peut occasionner des acci-dents graves si la proportion de laurier-ceriseajoutée a été considérable, se reconnaît auprécipité bleu que la liqueur fournit par unmélange de protosulfate et de persullate de1er, ou par le procédé indiqué pour l'essai del'eau de laurier-cerise (V. p. 1105 et 1130).

(WMomètve. Le premier instrument quiait été proposé pour reconnaître la richessealcoolique des vins est un aréomètre dont lesdegrés très-étendus ont été divisés chacun endix parties, et auquel on a appliqué le nomde Pese-vin ou (Enomètre (de oîvoç, vin, et(ijTfov, mesure). 11 semblait, en effet, a priori,qu'un moyen aréométrique pût être employé,puisque le vin, toutes choses égales d'ailleurs,a une densité d'autant moindre, que la pro-portion d'alcool est plus considérable; maiscomme le vin, selon sa provenance, renferme,outre l'alcool, des substances qui en modifientdifféremment la densité, il peut arriver quetel vin qui contient plus d'alcool que tel autre,aura cependant une densité plus grande etmarquera moins à l'aréomètre. Ce mode d'es-sai n'offrait donc aucune certitude. M. le doc-teur Tabarié a, il est vrai, fort ingénieuse-ment tourné la difficulté qu'offre pour l'exac-titude de Fessai la présence des matièresautres que l'alcool, en dissolution dans le vin.Après avoir déterminé la densité du vin à es-sayer, il en prend un volume connu, il le faitbouillir jusqu'à ce que tout l'alcool en ait étéchassé; il ajoute de l'eau au résidu, de façonà reproduire le volume primitif. 11 déterminealors la densité de ce mélange, qui doit repré-senter celle qu'aurait eue le vin, s'il n'eûtpoint contenu d'alcool ; la différence qui existeentre la densité de ce nouveau liquide et celledu vin lui-même, indique la richesse alcoo-lique de ce dernier. Des tables en devaientfaire connaître le chiffre. Mais il ne paraît pasque l'auteur ait terminé ce travail.L'alambicde Descroizilles vint après l'œnometre. Per-fectionné par Gay-Lussac, ce moyen est peut-être de tous les procédés le plusexac^ Il con-siste à distiller une partie du vin, le tiers, parl'exemple, à prendre le titre, à l'aide de l'al-coomètre, de l'eau-de-vie obtenue. En divi-sant ce titre par 3, on a celui de l'alcool. Maisil exige une opération qui, bien que fort sim-ple pour les personnes habituées aux ma-nipulations, peut embarrasser celles qui ysont étrangères, les amateurs, les négociantsen vins, par exemple. C'est de cette considé-ration que sont nés les appareils suivants ;