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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS.

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l'acide sulfurique concentré tenant en dissolu-tion du sulfate ferreux, elle n'y détermine au-cune coloration (£. Marchand).

Cette formule d'essai fera reconnaître l'azo-tate de potasse ou d'ammoniaque avec lesquelson la mélange quelquefois jusqu'à la proportionde 75/100, et qu'on lui substitue même en-tièrement.

Une coloration rose ou violacée, dans ladernière expérience, serait l'indice certain dela présence d'un azotate quelconque parmi lesparticules du corps soumis à l'examen.

VALÉRIANATEDE QUININE (p. 1026).Onl'a trouvé mélangé de sulfate de quinine. Pourreconnaître cette fraude, on dissout 20 à30 centigr. de sel dans 20 gr. d'eau distilléeà la faveur de quelques gouttes d'acide chlor-hydrique; le soluté donnera, avec le chlorurede baryum, un trouble ou un précipité blanc(suivant la proportion de sulfate), insolubledans l'acide azotique.

Valérianate de zinc (p. 1026). Dubntyrate de zinc, de l'acétate de zinc, impré-gnés d'essence de valériane, ont été substituésà ce produit. Pour reconnaître cette falsification,on prend 3 ou Zi,0 du produit suspecté, onl'introduit dans une cornue tubulée à laquelleon adapte un récipient ; on verse ensuite parla tubulure, 3 ou à fois le poids du sel, d'acidesulfurique étendu de P. E. d'eau ; on agite eton chauffe doucement. Bientôt l'acide du selpasse dans le récipient. Il ne faut pas pous-ser trop loin la distillation. On essaye le liquideobtenu, qui dégagera l'odeur d'acide acétiqueou qui formera immédiatement un précipitéblanc bleuâtre par un soluté d'acétate de cuivresi c'est de l'acide butyrique, tandis qu'avecl'acide valérianique pur, il ne se produirarien de semblable (Larocque et Huraut-Mou-Hllard). Il nous semble que tous les valé-rianates peuvent admettre ce mode d'essai.

VÉRATRINE (p. 1029). Entièrement so-luble dans l'éther à 65° B é ; l'acide sulfuriquelui communique une teinte jaune qui virebientôt au rouge sanguin. Les solutés desels de vératrine, acidifiés par l'acide tartrique,précipitent par le bicarbonate sodique {Opper-mann).

VINS (p. 1029).Les vins sont sujets à desfalsifications nombreuses. On ajoute de la li-tharge, des alcalis à ceux qui sont acides (ai-gres) pour les adoucir. Pour reconnaître laprésence du plomb, on fait passer dans levin un courant d'hydrogène sulfuré qui formeun précipité noir de sulfure de plomb. Oubien on évapore le vin à siccité, on ajoutedu nitre au résidu, et on projette le mélangedans un creuset de platine chauffé au rouge ;

on traite par l'acide azotique, qui s'empare del'oxyde de plomb, on évapore, on reprend parl'eau, et l'on traite le soluté aqueux par lesréactifs du plomb, qui décèlent difficilementce métal lorsqu'on les verse directement dansle vin. Aujourd'hui, la craie qui n'a pas,comme la litharge, l'inconvénient de donnerun liquide vénéneux et qui n'altère pas la cou-leur du vin, comme le font la soude et la po-tasse, est presque la seule substance employéepour saturer les vins acides. Les vins naturelsprécipitent à peine par l'oxalate d'ammonia-que; tandis que ceux adoucis par la craie pré-cipitent abondamment par ce réactif. Pour re-connaître la potasse et la soude ajoutées, onévaporera à siccité ; l'alcool à 53° dissoudral'acétate de soude, et l'alcool à 95° celui depotasse. On s'assurera que ces sels sont biendes acétates, par l'acide sulfurique qui en dé-gagera des vapeurs acétiques. Pour reconnaîtrel'alun, ajouté parfois aux vins pour en rehaus-ser la couleur et leur communiquer une sa-veur styptique, on fait bouillir le vin qui, dansl'affirmative, se troublera par suite de la com-binaison de l'alun avec la matière colorante. Onprécipite par l'acétate de plomb, la matière co-lorante, les tartrates, sulfates, chlorures, phos-phates, on filtre et on fait passer dans le li-quide un courant de gaz acide sulfhydriquepour éliminer l'excès de plomb ajouté; onchauffe pour chasser le gaz excédant, on filtre,et on ajoute de l'ammoniaque qui précipitel'alumine; celle-ci est dosée après en avoir éli-miné le fer; si cette dose dépasse 3 centigr.par litre de vin (1 litre de vin contient, enmoyenne, 2 centig. d'alumine), et si le vinessayé n'a pas été plâtré, on pourra conclureà l'addition d'alun (Lassaigne). Le plâtrage desvins, qui est une pratique fort ancienne, puis-qu'elle remonte aux temps des Grecs et desRomains, élimine la crème de tartre, se re-connaît par la quantité élevée do sulfate depotasse et de sulfate de chaux, d'alumine, quise trouve dans le vin, et que l'on dose à l'aided'une solution acidulée et titrée de chlorurede baryum. L'administra lion de la Guerre netolère que 2 gr. au plus de sulfate de potassepar litre de vin {Marty, Un. ph. 1878). Audelà le vin n'est pas admis.

Le degré alcoomé trique des vins est l'unedes questions les plus importantes de leurexamen. Les œnomètres étaient des instru-ments analogues aux aréomètres, qu'on a aban-donnés parce qu'ils ne pouvaient pas donnerd'indications exactes sur la richesse alcooliquedes vins, leur densité n'étant pas toujours enrapport avec celte richesse. Le mode d'essaiadopté généralement est le suivant, à Gay-Lussac. Dans la cucurbite d'une sorte de pe-tit alambic, on introduit une mesure donnée