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PHARMACIE LÉGALE.
acide. La présence de l'arsenic dans l'émétiquepeut être décélée en en dissolvant un poidsconnu dans l'acide chlorhydrique pur etajoutant à cette dissolution une certainequantité d'acide chlorhydrique saturé de gazsulfhydrique; on agite, la liqueur reste in-colore si l'émétique est pur, mais s'il y a del'arsenic, on a une coloration ou un précipitéfloconneux jaunâtre de sulfure d'arsenic (Stro-rneyer).
Tartrate de potasse et de soude (p. 987).— Entièrement soluble dans cinq parties d'eaubouillante ; l'acide muriatique occasionne dansce soluté un précipité cristallin de bitartratede potasse ; 2« v , 85 dissous ne sont pas en-tièrement précipités par 5,15 d'azotate deplomb. Le soluté étendu n'est pas affecté parle chlorure de baryum ou l'azotate d'argent.
TEINTURES (p. 988). — On ne peut guèrereconnaître la bonne ou mauvaise préparationdes teintures que par leur caractères phy-siques et organoleptiques. Les teintures desubstances résineuses ont pour caractère spé-cial de blanchir l'eau dans laquelle on lesverse. Parmi celles-ci les unes ont une cou-leur foncée (teinture d'osé fétide, de Baumede tolu, de benjoin, de cascarille, de casto-réum, de gaîac, de girofles, de jalap, Av Sabine,de valériane), les autres ont une couleur am-brée plus ou moins foncée {teint, de carda-mome, de Colombo, de gingembre, de myrrhe,de pyrêthre, de succin). Plusieurs teintures sedistinguent par leur odeur (teint, d'arnica,d'ambre gris, de castoréum, de girofles, desafran, de vanille, etc.); d'autres, par leur sa-veur (teint, de cannelle, de digitale, de gentiane,de pyrêthre, de quina gris, de rhubarbe, deseule, de valériane, etc.). Ajoutons que: lateint, de digitale, d'une couleur brune foncée,communique à l'eau une saveur très amèreet une légère teinte jaunâtre que les alcalisexaltent beaucoup; les persels de fer la co-lorent en brun-verdàlre; la teint, de rhubarbecommunique à l'eau une teinte jaune que lesalcalis font passer au rouge^brun; la teint,de scille, d'une couleur de vin d'alicante foncé,colore l'eau en rose-brun qui passe au jaunepar les alcalis et prend une couleur verdâtrepar les persels de fer (Lqiage, de Gisors).
Teinture de castoréum (p. 991). — Blanchitfortement l'eau, ce qui la distingue de la tein-ture d'hyraeeum, que l'on pourrait lui substituer,et qui ne trouble nullement l'eau (Lepage).
Teinture de noix vomique (p. 992). — 2 gr.mêlés à 20 ou 30 gouttes d'acide sulfuriqueou chlorhydrique donnent naissance à unecoloration rouge intense (Rebling).
On comprend que les Teintures en généralpeuvent être essayées en utilisant les réactionsde leur base : comme la teinture de gaîac, quibleuit par l'acide azoteux, le perchlorure defer; dans ce dernier cas, l'hyposulfite desoude lui fait prendre passagèrement unebelle coloration violette. Elle prend une teinteverdâtre quand on la fait tomber goutte àgoutte dans de l'eau chlorée.—D'après M. Cotton,on peut distinguer de la manière suivante, lesalcoolatures des teintures : à 10 gouttes dede teinture ou d'alcolature, on ajoute 5 gouttesde sous-acétate de plomb liquide, puis 15 à 20gouttes d'ammoniaque, et 5 gouttes de sul-fate de cuivre en solution saturée, par l'agita-tion on a avec la teinture une écume verdâtre,et avec l'alcoolature, une écume non colorée(V. Un. ph. 1870). De même que les teintures,les alcoolatures peuvent aussi être essayées enutilisant les réactions de leur base : c'est ainsique 30 grammes d'aleoolature de ciguè addi-tionnés de 1 à 2 gouttes de soluté de potasse,exilaient l'odeur de la conicine.
Parmi les teint, composées, celle d'aloéscomposée (p. Zi72) a une couleur foncée quiparait noire par réflexion ; elle colore le papieren jaune et donne à l'eau une teinte jaune queles alcalis font passer en rouge-brun. La teint,balsamique, d'un brun foncé, a une odeur forte-ment balsamique; versée dans l'eau, elle donneavec celle-ci un mélange laiteux jaunâtre, d'oùla résine ne tarde pas à se séparer sous formede flocons. La teint, de jalap composée, de cou-leur brune, blanchit l'eau.
TÉRÉBENTHINE DE LA MECQUE (p. 1001).— Cette térébenthine, d'un prix élevé, esttrès-sujette à être adultérée, sinon complè-tement remplacée par une autre.
Lémery dit qu'en versant une goutte de vraibaume de la Mecque à la surface d'un verred'eau, elle doit s'étendre sur-le-champ en unepellicule mince, irisée et blanchâtre, qu'onpeut ramasser avec la tête d'une épingle. Lebaume de la Mecque présente en effet ce ca-ractère lorsqu'il est nouveau et fluide; maiss'il est ancien et épaissi par suite de soncontact avec l'air, il tombe au fond de l'eau.Pour notre compte, nous avons soumis à cetessai un baume de la Mecque qui nous avait étédonné par Page, à qui il avait été remis,comme véritable, par l'un des médecins deNapoléon ; il ne nous a pas présenté de carac-tères particuliers différents de ceux des autrestérébenthines.
URÉE (p. 1024). — L'urée pure répand desvapeurs ammoniacales et est entièrement dé-truite par le feu; chauffée en contact avec dela potasse caustique, elle est décomposée endégageant de l'ammoniaque ; projetée dans de