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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS.

l'huile, on s"en apercevra à rôdeur spécialequi se manifeste, lundis que le bon alcool laissesur la peau un bouquet agréable. Quelque-fois il suffit d'étendre cet alcool de plusieursl'ois son volume d'eau pour rendre la présencede l'huile manifeste par son odeur et par letrouble qui se produit dans le liquide, ouen agitant ensemble un volume égal d'acidesulfurique pur et concentré et d'alcool. Si ce-lui-ci est exempt d'huile, il n'y aura pointd'effet, tandis que s'il en contient il se colore-ra eu rose et même en rouge brun, suivant laproportion d'huile. Le nitrate d'argent indi-qué à la formule d'essai n'affectera point unalcool pur, tandis qu'il occasionnera gra-duellement un précipité noir dans un alcoolhuileux. (V. Un, ph. 1873.)

10 gram. d'un alcool contenant de l'huilede pomme de terre mélangés avec 3 p. d'unesolution de potasse caustique, et évaporés auhuitième, donnent un résidu caractérisé parl'odeur particulière qu'il dégage au contactde l'acide sulfurique dilué. Cet alcool, étendude son volume d'elher rectifié, cl le tout addi-tionné d'un égal volume d'eau, laisse surnagerl'éllier tenant en dissolution l'huile de pommede terre (alcool amylique): ce dernier recueilliet soumis à l'évaporation donne pour résidul'huile de pomme de terre, reconnaissable àson odeur nauséeuse caractéristique. 10 part,d'alcool à essayer, mêlées à 1 part, d'acétate desoude fondu et évaporées lentement à sicciléau B. M. à 50 ou 55°, laissent un résidu àodeur caractéristique, si l'alcool contient de,l'alcool amylique. Ce résidu traité par le dou-ble de son volume d'acide sulfurique con-centré, laissera voir une coloration rosée etdégagera une odeur agréable, aromatique de,poires, par suite de la formation d'un peu d'es-sence de paires {pear-oil, a.vg.), ou èther amy-lacitiqm (Casali) (V. Un. ph. 1867).

Si l'on mélange 3 p. d'alcool de betteraveavec 1 p. d'acide sulfurique, il se produit unecoloration rosée, persistante, qui peut per-mettre de reconnaître le mélange de cet al-cool avec l'alcool de vin (Cabosse),

Pour reconnaître la présence de l'acétate decuivre, on évaporera à siccité et on s'assu-rera si le résidu jouit des propriétés des selsde cuivre, (p. liii). Le chlorure de calciumest quelquefois ajouté à l'alcool dans le but detromper l'octroi, car en effet ce sel et tousceux qui se dissolvent dans l'alcool font tom-ber le degré de ce fluide; on constatera qu'ilen est ainsi en faisant évaporer l'alcool oubien l'étendant de 3 ou 4 fois son volume d'eaudistillée, et faisant intervenir le nitrate d'ar-gent et l'oxalate d'ammoniaque. Pour y dé-couvrir l'acide sulfurique on évapore l'alcoolau 10 e de son volume, puis on l'essaye avac

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le papier de tournesol et le chlorure de ba-ryum (V. Essai des vins).

ALCOOLATS (p. 238). Les alcoolats pos-sèdent toujours plus ou moins l'odeur de la sub-stance dont ils portent le nom. Ceux de mélisse,menthe poivrée, lavande, romarin, ne blanchis-sent pas sensiblement l'eau; au contraire, lesmêmes alcoolats préparés par une simple disso-lution d'h. volatile dans l'aie., blanchissent l'eau.Les alcool, d'auis, de cannelle, de citrons, degirolles, de muscades, la blanchissent plus oumoins. L\deoolat deFioravaiiti, celui demé-lisse comii., qui doivent marquer : le premier84 à 80° c; le second, 75 h 80° c, blanchissentfortement Peau (V. Un. ph. 1866, p. 168) ; Val-cool. de raifort comp. qui doit marquer 80 à84° c., et ["alcool, vulnéraire, de, 66 à 70° c,ne la blanchissent pas sensiblement.

ALC00LATURES (p. 244). Se distin-guent des teintures par le sous-acétate deplomb liquide qui donne avec celles-ci un pré-cipité jaune sale, et avec les alcoolatures unprécipité tirant sur le vert; le précipité agitéavec de l'eau et additionné, de quelquesgouttes d'ammoniaque, donne une écumed'un jaune sale avec les teintures, et noncolorée avec les alcoolatures (Conche et Cotton).

ALOÈS (p. 248). Les falsifications nesont pas très-communes dans la stricte accep-tion du mot; mais les sortes inférieures sontmêlées quelquefois aux sortes supérieures.Xous renvoyons aux caractères que nous avonsassignés. Doit fournir 80/100 d'extrait.

On a dit que l'ocre, la colophane, servaient àfalsifier l'aloès ; l'eau ou l'incinération feront re-connaître le premier; l'eau ou l'igni lion décèle-ront la dernière ainsi que toutes autres résines.

AMBRE GRIS (p. 252). II est comme forméde couches concentriques; insoluble dans l'eau,presque entièrement soluble dans l'alcool, in-soluble dans les alcalis qui lui communiquentune odeur très-suave ; fusible à la chaleur del'eau bouillante, cassure écailleusc; traversé parune tige rouge de, feu, le bon ambre gris laisseexsuder par l'ouverture un liquide huileuxd'une odeur très-agréable et très-pénétrante.

En raison de son prix élevé, il est sujet àêtre falsifié. On y ajoute de la cire, des ré-sines odorantes, des matières diverses, plusou moins bien appropriées à cet effet ; maiscet ambre factice n'a point les caractères quenous venons d'assigner à celui de bon aloi.

AMIDON (p. 233). On l'a trouvé souillépar du talc, du sulfate de chaux et d'autressels terreux; on lui fait aussi prendre de l'hu-midité. Les premiers sont décelés par l'inci-nération, le résidu de l'incinération ne doit pass'élever au-dessus de 1 0/0; la dernière parl'étuve, l'amidon ne doit pas perdre plus