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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PHARMACIE LÉGALE.

carbonate de soude, on obtiendra deux cou-ches, l'inférieure formée de valérianale desoude, la supérieure formée d'eau, d'alcool,d'élher valérianique provoquant la toux, oud'huile de pommes de terre.

ACONITINE (p. 224). Soluble dans l'élhcr,moin-, dans l'alcool; soluble dans 150p. d'eaufroide et 50 p. d'eau bouillante ; entièrementdestructible par le feu. L'iode la précipite enrouge kermès. L'aconitine crût, de M. Du-quesnel est soluble dans l'alcool, l'éther, labenzine et surtout le chloroforme; insol. dansla glycérine, les h. de pétrole lourdes et légères.

AGARIC DE CHÊNE (p. 226). L'agaricdes chirurgiens ou des pharmaciens est sou-vent remplacé par de l'amadou ordinaire quin'c*t antre chose que l'agaric, mais qui a étésalpêtre. L'usage de ce dernier a quelquefoisl'inconvénient de déterminer une légère in-flammation autour des piqûres de sangsuesl'agaric est surtout employé. On reconnaîtrafacilement la substitution à ce que l'agaricsalpêtre scintille en brûlant ; tandis que l'aga-ric des chirurgiens brûle tranquillement à lamanière des substances végétales.

ALBUMINE (p. 228). L'albumineemployée dans l'industrie provient surtout desœufs ou du sang des mammifères. Desséchée à40°, elle est solide, en croûtes demi-trans-parentes, solubles dans l'eau ; elle peut con-tenir de l'albumine coagulée, être additionnéede caséine, de gomme, de gélatine, de fécule,de sucre. Sa dissolution par l'eau tiède,agitée, laisse des grumeaux blancs s'il y a del'albumine coagulée; la solution coagulée parl'acide azotique, puis filtrée se trouble aucontact de l'acide acétique, et à l'aide d'unechaleur modérée, s'il y a de la caséine; lagélatine est ensuite décelée par le tannin ; lagomme, par un excès d'alcool concentré; l'ad-dition de la fécule est reconnue par l'eau iodée;celle du sucre, par la liqueur deFehling.

ALCOOL (p. 232). Son identité seraconstatée par l'acide chromique avec lequel ildonne de l'oxyde vert de chrême (V. /. ph.1871). Incolore, entièrement volatilisable. Sadensité varie avec sa force : l'alcool anhydre à-f-15° a une densité de 0,795, et marque 100degrés à l'aréomètre centésimal; il bout à78 00 ,/|1. L'alcool hydraté a une densité d'autantplus grande qu'il contient plus d'eau, et sondegré aréométrique est d'autant moins élevé,par la même raison. Lorsqu'on le mêle avec unpeu d'azotate d'argent en solution, et qu'onl'expose aux rayons solaires, il ne doit pas secolorer, ou à peine; il prend, au contraire,une coloration rouge lorsqu'il contient dessubstances organiques.

L'alcool peut contenir de l'eau en excès, desmatières organiques diverses, de l'huile degrains ou de pommes de terre, du cuivre, duchlorure de calcium. La proportion d'eau qu'ilcontient est démontrée par la densité on parl'aréomètre, ce qui revient au même. Dansl'alcool anhydre, un fragment de baryte caus-tique se conserve sans altération; dans l'alcoolhydraté, quelque minime qu'en soit la propor-tion, il absorbe l'eau, s'hydrate, blanchit ettombe en poussière. Ou bien encore versé dansun tube sur du sulfate de cuivre desséché,l'alcool, s'il est anhydre, ne redonnera pas lacouleur bleue au sulfate, mais le contraireaura lieu s'il est hydraté. Ce dernier moyen aaussi été indique pour obtenir de l'alcool an-hydre {Pliilippo Casdiia).

Un point important, lorsqu'on se sert del'aréomètre, est de tenir compte de la tempé-rature à laquelle on opère. Nous avons ditautre part (page 235) qu'il fallait prendrele degré aréométrique aux températures aux-quelles les aréomètres ont été gradués, ou àtoute autre, en ayant recours aux tables desti-nées à faire connaître, à toutes les tempéra-tures, les degrés des alcools supposés pesés àl'une quelconque de ces températures. Maisonpeut éviter de recourir à ces laides, au moyend'une double éprouvetfe, dont la plus grandecontiendrait de l'eau à la température voulue.Ces remarques ont de l'importance lorsqu'ils'agit de quantités notables d'alcool; en effet,les variations de température entraînent non-seulement des différences de densité, maisencore, et conséquemment, des différences devolumes : 1000 litres d'alcool à-f-2°, et mar-quant M 0 centésimaux à cette température,portés à -\- 15°, marqueront Zi9", et les 1000litres seront devenus 1009 litres. On conçoitmaintenant pourquoi les marchands de spiri-tueux ne vendant qu'au volume, préfèrent leslivrer en été plutôt qu'en hiver.

Pour reconnaître que l'alcool est mêlé d'es-prit de bois (en France, cette dênaturation estautorisée à I /Omeduvoirurip total pour l'emploiindustriel) il faut se rappeler que ce dernier,distillé sur l'acide sulfurique, ne donne pasd'éther; ensuite que les dernières parties nenoircissent ni ne bouillonnent, ce qui arriveavec l'alcool ordinaire.

On peut découvrir la présence des matièresorganiques dans l'alcool, par la dégustation.L'huile volatile de grains ou l'huile de pommesde terre qui a l'inconvénient de communiquerà l'alcool une odeur désagréable, et de lerendre impropre à entrer dans une foule depréparations pharmaceutiques, peut être re-connue en versant quelques goutter d'alcooldans le creux de la main et frottant les mainsl'une contre l'autre. Si l'alcool contient de