U/lO
PHARMACIE LÉGALE.
de 12 0/0 de son poids. Le carbonate de chauxdonnerait lieu à une effervescence par lesacides.
AMMONIAQUE LIQUIDE (p. 254). — Sa
densité est de 0,925, celle de l'eau étant 1.Elle marque 22° a l'aréomètre à -f- 15°; l'a-cide nitrique n'y doit pas faire effervescence ;saturée par cet acide, elle ne doit pas préci-piter par le nitrate d'argent ni par celui debaryte, ni par l'eau de chaux; ne dégager,ainsi saturée, ni une odeur empyreumatique,ni se colorer. 100 parties d'ammoniaque ensaturent 120 d'acide chlorhydrique à 22°.
Les liquides ne renfermant que des tracesd'ammoniaque se colorent en vert lorsqu'onles traite dabord par de l'acide phénique, puispar du chlorure de chaux {Lex).
Les seules falsifications importantes sont lecarbonate d'ammoniaque, le chlorure d'ammo-nium, l'eau. Le premier sera décelé par lesacides ou par l'eau de chaux; le second lesera par le nitrate d'argent, si on a eu soinde saturer préalablement l'alcali par un acide;enfin on constatera la présence d'un excèsd'eau par l'aréomètre. Nous devons faireremarquer qu'une légère variation de densitéentraîne une différence notable dans la pro-portion de gaz et d'eau; le nitrate de baryteprécipitera l'acide sulfurique. Pour découvrirles matières cmpyrcumatiques, on satureral'ammoniaque par l'acide sulfurique étenduet on fera évaporer; si ces matières existent,on obtiendra un sel plus ou moins coloréet d'odeur plus ou moins empyreumatique.On peut encore laisser évaporer quelquesgouttes d'ammoniaque sur la main ou surune bande do papier et sentir le résidu quirenferme toute la partie huileuse. Au con-tact d'une solution au 1/10000 de permanganatede potasse, l'ammoniaque pure ne produit au-cun changement, tandis que si elle est empy-reumatique, comme celle qui provient des usinesa gaz, elle décolore cette même solution depermanganate (Ch. Muller).
AMMONIAQUE (Gomme résine) (p. 255).— La gomme ammoniaque en masse renfermeordinairement des semences, des tiges de bois,du sable, de la terre, dont la présence ne doitpas être attribuée aune fraude. M. Minière asignalé une gomme ammoniaque additionnéede cailloux roulés de la grosseur d'uneamande, brisés intentionnellement', afind'imiter par la cassure une larme de cettegomme résine. Ces cailloux étaient du quartzménilUe, jaunâtre ou rougeàtre (variété dequartz résinite, abondante à Ménilmontant),englobé dans la masse de gomme ammoniaque(V. 3. ph. 1873).
ANGÉLIQUE (p. 257). — Plusieurs plantes
différentes sont accréditées comme angéliqueofficinale. En Suède c'est VAngel. archangeLet VAngel. littoralis (Fries). Ces deux espècesont peu de ressemblance a\ec la racine d'em-gelica satica; leur racine principale est pluslongue et ne donne naissance qu'à 3-6 rami-fications radicales; la racine est plus spon-gieuse, d'une saveur et d'une odeur moinsforte, et leur coloration d'un gris jaunâtre.Cette différence proviendrait-elle de la culture?
Une infusion de la racine officinale traitéepar l'iode se trouble fortement et prend unecoloration d'un gris sale. Les racines faussesproduisent une coloration d'un brun rouge. Laracine d'angélique est souvent attaquée par lesvers.
lierhardt a trouvé dans Vangdim satica unacide particulier que l'on trouve aussi dansles fleurs d'anthémis nobilis, et en mômetemps une huile volatile oxygénée.
On substitue quelquefois à la racine d'angé-lique celle de Vangelica çylvestris, moins odo-rante et moins sapide; celle de la livèche (Le-i isticum officinale), moins odorante et d'unarôme différent; celle de l'impêratoire (Impe-rutorin ostruthium), qui a une odeur plus pé-nétrante, piquante, et dont le parenchyme estjaune verdâtre (D r Hartung-Schwarzkopf),
ANGUSTURE (p. 257). Nous ajouteronsaux caractères différentiels indiqués, les sui-vants : l'infusé de l'écorce vraie, d'un jaunefoncé, détruit la couleur du tournesol, celui dela fausse angusture l'affecte à peine; le sulfate defer précipite le premier abondamment en grisblanchâtre, et communique au second une cou-leur vert-bouteille a\ ec un léger trouble. L'infuséd'écorce de fausse angusture précipite en noirverdâtre par l'azotate d'argent; il prend avecla potasse une coloration \erl-bô*uteille, tandisque l'infusé d'angusture vraie se colore en jauneorangé, puis donne un précipité: Tac. nilrique-nitreux ou le gaz nilreux, le chlore gazeux oul'eau chlorée, colorent ce dernier en rougefoncé, tandis que l'infusé de fausse angustureprend une coloration rouge orangé avec lepremier réactif et n'éprouve aucun change-ment avec le chlore ou l'eau chlorée (Ad.Vincent). L'acide nitrique, appliqué sur la faceinterne ou la cassure de l'angusture fausseelle-même, produit, au bout de quelques mi-nutes, une coloration rouge ; il ne produit riende semblable sur l'angusture vraie. Le mêmeacide, appliqué sur les lichens de la face ex-terne de l'écorce fausse, produit une colora-tion vert-ômeraude, tandis qu'avec l'autre ilne produit rien de remarquable.
M. Maisch a signalé l'apparition, dans lecommerce, d'une nouvelle écorce servant àfalsifier l'angusture vraie, et qui, d'aprèsMM. Oberlin et SchlagdenhaïuTen, apparlien-