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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS.

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d'azole. Ce sera de l'acide azotique si le liquideest colore eu rose par le protosulfate de 1er,et ne l'est pas eu vert par le bichromate; del'acide liypoazotique ou du bioxyde d'azote s'ilest à la l'ois colore en rose ou en bleu violacépar le sulfate, en vert par le chromate (Le-canu). La présence de l'acide azotique seraaussi décelée par le sulfate d'aniline (Braun) :une baguette de verre trempée dans l'acide àessayer est promenée dans un peu de sulfated'aniline (10goût, d'aniline dans 50 cent, cubesd'acide sulfuriqne étendu de 6 parties d'eau),et on souffle à la surface du liquide ; si l'a-cide contient de l'acide azotique, on voit appa-raître des franges rouges d'autant plus foncéesque la quantité de ce dernier est plus grande.Une dissolution sulfurique de diphénylamne(ou phénylaniline) donne une coloration d'unmagnifique bleu avec un acide sulfuriquecontenant seulement des traces d'acide ni-treux ou nitrique (E. Kopp). L'acide sulfu-rique étendu d'eau et additionné de zinc dé-gage un gaz qui brunit le papier d'acétate deplomb, s'il contient de l'acide sulfureux.L'arsenic qui se rencontre presque toujours dansles acides du commerce (par suite de la substi-tution dans la fabrication, des pyrites au soufre)est découvert par l'appareil de Marsh ou en fai-sant passer à travers l'ac. concentré un courantdegazsulfhydriquo; s'il est pur, il nesedéposeraque du soufre; s'il contient de l'arsenic, il sedéposera en outre du sulfure d'arsenic, solubledans l'ammoniaque, et que l'on reconnaîtra àses autres caractères. L'iode sera reconnucomme dans l'acide azotique. (Voy. Toxiœlog.)L'acide sulfurique est quelquefois coloré enbrun par des matières organiques qu'il a char-bonnées. On reconnaît qu'il en est ainsi en cequ'il se décolore par l'ebullition. Enfin la pré-sence de sulfates ajoutés frauduleusement à Tac.sulfurique pour en augmenter le degré, se re-connaît par l'examen du résidu laissé par lavaporisation d'une petite quantité d'acide.

On a constaté, à plusieurs reprises, la pré-sence du sélénium dans l'acide sulfuriquepréparé au moyen des pyrites. Cet acide éten-du de 4 fois environ sou volume d'eau et ad-ditionné d'acide sulfureux en solution, donneune teinte jaune orange puis rouge, et deslloconsrouges de sélénium; ce métalloïde peutêtre, isolé a l'aide du sulfure de carbone quile dissout et l'abandonne par évaporationspontanée.

Acide tannique (p. 220). Entièrementsoluble dans l'eau, dans l'alcool et dans l'étheraqueux ; précipite en bleu-noir les persels defer. Une solution de gélatine, d'albumine, lafibrine, la caséine, sont précipitées par l'acidetannique. Une peau animale dépilée l'enlève

complètement à son soluté aqueux. Un solutécontenant 1,402 d'emétique précipite exacte-ment 2,0 d'acide tannique (Pedroni).

M. Ibigor a signalé un acide tannique blancjaunâtre, contenant du fer et décoloré parl'addition d'une petite quantité d'acide oxali-que; la présence du ter était décelée en ajou-tant à la solution aqueuse de l'acide tannique,quelques gouttes d'ammoniaque, la couleurd'encre apparaissait; tandis que la colorationest brune avec une solution d'acide tan-nique pur (V. Un, ph. 1872).

On a proposé un certain nombre de pro-cédés pour titrer les solutions tanniques, parla gélatine, l'acétate de fer (llantkc), l'acideiodique (Cmtirnmlh), l'acétate de euh re ( Wolff),le sulfate de cinchoniue ( Wagner) l'acétate deplomb (Sehmidt) (V. Un.ph. 1861,18G5,1867).M. Terreil a donné un procédé élégant de do-sage des tannins commerciaux, fondé sur l'ab-sorption de l'oxygène par le tannin en présencedes liqueurs alcalines; et MM. Muntz et Rams-paeher, un procédé basé sur la différence depoids que donne le résidu d'évaporation d'unemême quantité de solution de tannin non filtrée,et de solution filtrée à travers un morceau depeau épilée, ramollie dans l'eau (V. Un. ph.1874, p. 68, 114 et 301).

Acide tartrique (p. 221). Complètementsoluble dans l'eau et l'alcool; son soluté traitépar un sel de potasse dépose du bilartrato depotasse en petits cristaux. Ce précipité formepar l'acétate de plomb est soluble dans l'acidenitrique dilué ; le feu le détruit complètement.L'acide tartrique peut contenir de l'acidesulfurique, des sulfates acides, que l'on recon-naîtra à l'aide de quelques gouttes d'un solutéde chlorure de baryum, qui donnera naissanceà un précipité insoluble dans l'acide chlorhy-drique ou azotique. Il peut contenir en outrede la chaux. On reconnaîtra cette dernière àl'incinéra lion qui donnera du carbonate dechaux et du carbonate de potasse s'il est falsifiépar de la crème de tartre. Dissous dans l'al-cool à 40°, il laisse pour résidu le tartrale dechaux, le sulfate de chaux, la crème de tartre.Le bon acide tartrique du commerce ne doitpas donner plus (le 1/2000 de son poids decarbonate de chaux. Enfin il peut contenir duplomb et du cuivre que l'on reconnaîtra parl'hydrogène sulfuré, le précipité chauffé avecde l'acide azotique et sursaturé avec de l'am-moniaque donnera une liqueur bleue s'il con-tient du euhre.

Acide valérianique (p. 222). Il peut êtremêlé d'acide butyrique, d'eau, d'alcool, d'éthervalérianique et d'huile de pommes de terre.La présence de ces produits sera reconnue parle degré de saturation. En saturant par du