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PHARMACIE LÉGALE.
qu'il nomme picricomètre ou pimmétre. Cetube est resserré à sa partie inférieure ; la partieresserrée contient environ 1 gr. d'ac. picriquepulv. au-dessus, le tube est divisé en 4 partiespouvant contenir chacune 5 gr. d'éther, parexemple, soit ensemble 20 gr. d'éther : onagite quelques instants ; si l'acide est pur, ladissolution est complète ; dans le cas contraire,les matières étrangères se rassemblent au fonddu tube et il sera facile d'en déterminer laquantité. On opérerait d'une manière analogueavec la benzine, en ne prenant que 5 décig.de produit à essayer et en plongeant le tubed'essai dans l'eau tiède pour faciliter la disso-lution de l'ac. picrique.
On a vendu aussi, sous le nom d'acide pi-crique, des combinaisons, telles que le picratede soude, dont il fait seulement partie et qui,'moins chères, sont, dans certaines circon-stances, éminemment explosibles. Le picratede soude est peu soluble dans l'alcool bouil-lant; de plus, le résidu de sa combustion surune lame de platine est du carbonate de soude,dont la nature est facile à déterminer.
Acide salicylique (p. 217). — Complète-ment volatil sans résidu. Il peut contenir unreste d'acide phénique provenant de sa fabri-cation à l'aide de celte substance. On en cons-tate la présence en prenant 0,20 de l'acidesuspect et en lui ajoutant 1 gr. d'acide sulfu-rique concentré ; agitant et refroidissant pourempêcher toute élé\ ation de température, onobtient une dissolution qu'une parcelle d'azo-tate de potasse rend verdàtre s'il y a du phé-nol. On ajoute quelquefois à l'acide salicyliquedu sucre, de l'amidon, de la silice, du sulfatede chaux. Pur, il ne devra laisser aucun résiduà l'incinération et se dissoudre entièrementdans l'alcool fort.
Acide succinique (p. 218). — Soluble dansl'alcool et l'éther. Son soluté aqueux donne,par l'acétate neutre de plomb, un précipitéblanc insoluble dans l'eau, soluble dans l'acideazotique; à l'état de succinate soluble, il pré-cipite les persels neutres de fer en floconsrouge brunâtre, tandis qu'il ne précipite pasles sels de manganèse. En partie volatil, enpartie décomposable par la chaleur, ne laissantpas de résidu charbonneux.
A cet acide, toujours d'un prix élevé, et quel'on tire presque exclusivement de l'Allemagne,on substitue, avec d'autant plus de facilité queles pharmaciens l'emploient imprégné d'huileempyreumatique, on substitue, dis-je, du bi-sulfate de potasse cristallisé sur lequel on aversé quelque peu d'huile de succin. On l'atrouvé aussi quelquefois remplacé de la sortepar de l'oxalate ou du tarlrate acide de potasse,ou encore par du sulfate d'alumine et de po-
tasse; par du chlorhydrate et du carbonated'ammoniaque.
Ces différents sels seront reconnus à leurinsolubilité dans l'alcool, etàceqifils laissentun résidu fixe par la chaleur. Les sels ammo-niacaux seront décelés par l'odeur ammonia-cale, que le mélange dégagera par sa tritura-tion avec de la potasse, de la soude ou de lachaux.
Quand les acides tartrique et oxalique ontservi à l'allonger, on découvre facilement leurprésence par un sel de potasse, comme il a étédit à l'essai de l'acide citrique.
Acide sulfurique (p. 219). — Il doit mar-quer 66° à l'aréomètre, ou avoir une densitéde 1,845, celle de l'eau étant 1 ; incolore,entièrement vaporisable; dilué dans son volumed'eau, il ne doit pas précipiter, et pendantcette dilution il ne doit pas laisser échapperde vapeurs orangées ; étendu de 12 fois sonpoids d'eau, l'acide sulfhydrique y cause unnuage blanc, mais non jaune. (V. Rev. ph.,1856-57.)
11 peut contenir, par suite de fraude et demanque de soin, de l'eau en excès, du sulfatede plomb provenant de l'action de l'acide surles chambres de plomb dans lesquelles il estpréparé, de l'acide azotique, de l'acide hypo-azotique, de l'arsenic, de l'iode. L'aréomètre(V. p. Z(5) ou la saturation feront connaîtreson état de concentration. 100 p. d'acide réelou anhydre, ou, ce qui revient au même,122,5 parties d'acide à un équivalent d'eau,exigent 132,5 parties de carbonate de soudesec et pur [Leeanu). Par une forte dilutiondans l'eau ou dans l'alcool, le sulfate de plombse déposera s'il existe ; l'acide hypoazoliquesera en partie séparé par le même moyen,mais sa présence sera bien plus sûrement re-connue, ainsi que celle de l'acide azotique etdu bioxyde d'azote, par le procédé suivant :on verse quelques gouttes d'un soluté de pro-tosulfate de fer (ou simplement de la limaillede fer; Ad. Vincent) à la surface de l'acide sus-pecté et contenu dans un tube. A la ligne decontact on aperçoit une coloration rose, rouge,rouge-violacé, brun-rouge, selon le degré depureté de l'acide ; par l'agitation, la colorationse communique à toute la masse (Desbassynsde Richemont). L'effet est dû à une peroxydationdu fer. Cet essai est si délicat que l'acidene doitpas être trop impur pour qu'il réussisse ; ainsi,avec l'ac. du commerce il ne se fait pas toujoursbien. Des composés d'azote précités, les deuxderniers seulement réagissent sur le bichromatede potasse, dont ils ramènent l'acide à l'étatd'oxyde de chrome vert. Il sera possible desavoir si le composé azotique est de l'acideazotique, de l'acide hypoazotique ou du bioxyde