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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS.

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paration. La présence de l'un et l'autre acideest démontrée par le nitrate d'argent qui oc-casionne un précipité blanc non entièrementsoluble dans l'acide nitrique bouillant, ou,comme l'indique la formule d'essai, par unprécipité rouge de biiodure de mercure parsuite de la décomposition de l'iodocyanure(Geoghegan). Le cyanure de mercure sera dé-montré par l'hydrogène sulfuré. Pour consta-ter la présence de l'acide formique qu'on dity exister quelquefois, il faudrait agiter l'acideavec du bioxyde de mercure en poudre fine ;s'il y a de l'acide formique, il se produira undépôt grisâtre de mercure métal, dans le cascontraire, l'oxyde se dissout et ne donne pasde précipité (Lecanii).

Le meilleur mode d'essai de l'acide cyanliy-dricfue, si variable dans sa force, serait uneanalyse volumétrique, à l'aide d'une solutiontitrée d'azotate d'argent : 1 gr. de cyanured'argent représentant 0s r ., 20 d'acide cyanhy-drique réel ; ou par le procédé de M. Buignet (p.1168).

Acide oxalique (p. 213). Entièrementsoluble dans l'eau et dans l'alcool absolu.Complètement détruit par la chaleur. Son so-luté donne avec tous les sels de chaux un pré-cipité aisément soluble dans les acides azotiqueet chlorliydrique.

On le mélange quelquefois avec de l'oxalatede potasse, de l'alun, du bisulfate de potasseou du sulfate do magnésie. Ces deux dernierssels sont fixes et insolubles dans l'alcool; lepremier se décompose par le feu, mais laissede la potasse. L'alun sera décelé dans la solu-tion de l'acide par le chlorure de baryum, lechlorure de platine, l'ammoniaque. Il est quel-quefois imprégné d'une certaine quantitéd'acide nitrique qui lui donne une teinte jau-nâtre et une couleur nitreuse manifeste.

Acide phosphorique officinal (p. 216).Le précipité formé par le chlorure de baryumou le nitrate d'argent est facilement dissouspar l'acide nitrique. Sa densité est 1,35 ; 100grammes d'acide phosphorique officinal ren-ferment 50 grammes d'acide phosphorique tri-hydraté, correspondant à 36e r ,Zi d'acide phos-phorique anhydre, et sont neutralisés par 27grammes de carbonate de sonde pur et anhy-dre (pour former le composé PhO s ,NaO,2HO).

L'acide phosphorique peut contenir de l'acidephosphoreux, de l'acide sulfuriqiie, de l'acideazotique, des sulfate et phosphate de chaux.L'acide phosphoreux se reconnaît par l'odeuralliacée qu'il communique à l'acide, et par sapropriété de ramener le bichlorure de mercureà l'état de protochlorure, réaction sensible aucent-millième (Pagels) ; l'acide sulfurique, parle précipité blanc, insoluble dans l'acide azo-

tique, que fournit le chlorure de baryum ;l'acide azotique, par l'azotate de potasse obtenuen saturant l'acide suspect par la potasse; lessels calcaires, par le précipité blanc qu'ilsdonnent avec l'oxalate d'ammoniaque.

Acide phénique (p. 214). Chauffé, ilfond à 42° 2, bout \ers 188°, est volatil sansaltération. Il n'attaque pas les carbonates etne rougit pas le tournesol. Sous l'influence del'ammoniaque et du chlorure de chaux en so-lution concentrée, il donne une belle colorationbleue. Il est presque toujours coloré en rosepar l'action de la lumière, par suite de la for-mation de petites quantités d'acide rosoliquesous des influences mal appréciées.

On peut déterminer la richesse de l'acidephénique en en agitant 5 c. cub. dans untube gradué, avec 3 c. cub. de solution al-coolique de potasse et 5 c. cub. d'essence depétrole, le volume de la couche intérieure estcelui de l'acide phénique dont on déduit les3 c. cub. de potasse (Ilager).

Acide picrique (p. 21/i). Sa dissolutionprécipite en jaune les sels de potasse, ne donneaucun précipité avec l'eau de chaux, l'eau debaryte, l'azotate d'argent ; précipite en vertune solution de sulfate de cuivre dans l'ammo-niaque ; chauffée avec une solution de cyanurealcalin dans l'ammoniaque, elle donne une colo-ration rouge (Carey Lea).

L'acide picrique est souvent mélangé avecdes matières étrangères, telles que le sulfate desoude, l'alun, l'azotate de soude, le chlorure desodium, le borax, l'ac. borique, l'ac. oxalique,le sucre ; leur présence sera âôcelôe par la ben-zine (Moyref) légèrement chauffée qui dissou-draseulementi'ac. picrique ; l'étlierpourra aussiservir dans le môme but, mais l'ac. oxaliquey est légèrement soluble. Le sulfate de soude,l'alun pourront être séparés par l'alcool danslequel l'ac. picrique est seul soluble. L'ac.picrique saturé par la baryte ou son carbonaterécemment précipité, donne du picrate de ba-ryte qui devient dès lors un lion réactif pourreconnaître la présence du sulfate de soude etde l'alun. En saturant l'ac. picrique par lecarbonate de potasse, on a du picrate de po-tasse insoluble dans l'alcool bouillant qui sé-parera le sucre, si l'acide en contenait. Entransformant l'acide picrique impur en picratede chaux, l'excès de chaux entraîne les acidesnitrophénique, binitrophénique et autres pro-duits nitrés qu'il peut contenir et qui pro-viennent des huiles de houille bouillant à hautetempérature, qui accompagnent toujours l'ac.phénique, duquel dérive l'ac. picrique.

L'essai de l'acide picrique soit par l'éther, soitpar la benzine peut se faire, d'après M. J. Cas-thelaz, dans un tube gradué, bouché à l'émeri,