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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PHARMACIE LÉGALE.

i! peut ne pas marquer le degré voulu ; dansce cas, on aura recours à la saturation, et onvérifiera la densité. La vaporisation fera re-connaître s'il ne contient pas de substancesfixes; et la saturation, les produits empyreu-matiques. Le défaut d'action de l'hydrogènesulfuré et du nitrate de baryte dénote l'ab-sence de trois corps qui s'y trouvent quel-quefois : le plomb, le cuivre et l'acide sulfu-rique (V. Un. ph. 1873).

On reconnaîtra l'acide sulfureux en ajoutantquelques gouttes de sulfate d'indigo, puis d'hy-pochlorite de chaux : la décoloration, au lieud'avoir lieu de suite, ne s'effectuera qu'aprèsla destruction de l'acide sulfureux.

On a proposé l'iodure de potassium pourdémontrer la présence du plomb dans l'acideacétique. Si l'on emploie ce moyen, il ne fautpas perdre de vue que l'iodure de plomb estun peu soluble dans l'acide acétique.

Vacide acétique du verdet (Vinaigre radical)d'une odeur particulière et pénétrante, mar-quant 10 à 12° B é (densité 1,075 à 1,087),est quelquefois remplacé par cîu vinaigre debois, d'une valeur commerciale infinimentmoindre; on reconnaît la substitution à l'ab-sence (le l'acétone. Pour rechercher celle-ci,on opère de la manière suivante : on saturel'acide au moyen d'un carbonate alcalin, onl'introduit dans une cornue, et l'on chauffede 75 à 80" au plus. L'acétate reste dans lacornue, tandis que l'acétone, volatile à 60°,passe dans le récipient et s'y condense. Sonodeur caractéristique la fait aisément recon-naître.

Le vinaigre radical est sujet à contenir ducuivre : on reconnaîtra ce corps par l'hydro-gène sulfuré, ainsi que nous l'avons dit plushaut, ou par le précipité brun-marron qui seforme dans la liqueur avec le cyanure jaune,et la couleur bleue qu'elle prend par un ex-cès d'ammoniaque.

Vacide acétique du bois peut contenir :1° des proportions variables d'acide réel etd'eau ; 2» de l'acétate et du sulfate de soude,soit qu'ils s'y trouvent par défaut de soin dansla préparation, soit qu'on les y introduisefrauduleusement pour élever le degré de l'a-cide; 3° de l'acide sulfurique introduit pour lefaire paraître plus fort, ou qui s'y trouveraitencore par suite d'un accident de fabrication ;ainsi que : 4° de l'acide sulfureux.

Pour reconnaître la quantité d'acide réelcontenu dans l'acide hydraté, on devra serappeler que :

Un équivalent d'ac. acétique anhydre 51décompose un équivalent de carbonate

de chaux ............................ 50

ou un équivalent de carbonate de soudesec ................................. 53

Plus simplement, 143 p. de carbonate desoude cristallisé (à 10 équiv. d'eau) ou 100 p.de bicarbonate de potasse aussi cristallisé(à 1 équiv. d'eau), saturent 51 p. d'acideréel ou 60 p. de vinaigre glacial.

Mais pour que l'essai soit exact, il faut quel'on ait à l'avance constaté l'absence de foutacide étranger. (V. Essais du vinaigre.)

Cette donnée est applicable aux diverses va-riétés d'acide acétique.

L'acétate ou le sulfate de soude qui pour-raient être contenus en dissolution dans l'acidepyroligneux seront trouvés par évaporation àsiccilé. On reconnaîtra que le résidu est del'acétate de soude si, bien desséché, il dégagede l'acide acétique au contact de l'acide sul-furique, et si par une haute température il setransforme en carbonate. Ce sera au contrairedu sulfate, s'il ne donne pas lieu aux résul-tats ci-dessus, et si sa dissolution donne avecl'eau de baryte un précipité insoluble dansl'acide azotique. La présence de l'acide sulfu-rique sera constatée par le précipité qu'y oc-casionnera un sel soluble de baryte (Voy.Toxicolotjie). Il ne faut pas perdre de vue quele précipité pourrait provenir d'un sulfate.

L'acide sulfureux sera découvert par lesmoyens indiqués à l'essai de l'acide chlorhy-drique.

Lorsque l'acide pyroligneux a été imparfai-tement purifié, on reconnaît la présence del'huile empyreumatique à l'odeur désagréablequ'il répand lorsqu'on le sature par le carbo-nate de potasse ou de soude.

Pour les falsifications du vinaigre ordinaire,V. Vinaigre.

Acide arsénieux (p. 202). Entièrementvolatilisable par la chaleur, émettant des va-peurs alliacées quand on le projette sur descharbons ardents; soluble en petite quantitédans l'eau froide, plus soluble dans l'eaubouillante : son soluté est précipité en jaunepar l'hydrogène sulfuré, et en blanc par l'eaude chaux.

Malgré son bas prix, on a quelquefois vude l'acide arsénieux mélangé de craie et degypse. La sublimation fait découvrir ces sub-stances. L'arsenic blanc peut contenir du fer.

Acide azotique (p. 204). Incolore. Den-sité de 1,390, complètement volatile; dilué, iln'est précipité ni par le nitrate d'argent nipar celui de baryte. Chauffé avec du charbonil laisse dégager des vapeurs rutilantes.

Il peut contenir de l'eau en excès, des ma-tières salines, de l'acide sulfurique, de l'acidehypoazotique, du chlore, de l'iode, de l'arsenic,du fer. On connaîtra sa richesse en acide réelpar le densimètre, puis par la saturation; 100parties d'acide azotique réel exigeront, pour