ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS.
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une coloration brun-marron, suivant laproportion de cuivre. Si on lui a fait absorberun excès de litliarge, autrement dit s'il estbasique, il ne se dissout pas dans l'eau dis-tillée. S'il a une odeur cmpyreumalique, c'estqu'il a élé préparé avec un acide pyroligneuxmal rectifié. ls-" p ,50 de phosphate de soudeet 2,38 d'acétate de plomb se décomposentmutuellement. Si donc 2,à du dernier sel sontemployés, la liqueur filtrée précipitera par uneaddition du réactif, pourvu que l'acétate soitsensiblement pur. Les impuretés contenuesordinairement dans l'acétate de plomb ne dé-composent pas du tout ou beaucoup moinscomplètement le phosphate de soude ; consô-quemment, s'il en existe, l'addition subsé-quente n'a pas d'effet. Un centième d'impuretépeut être ainsi démontré.
Cette appréciation atomistique de la valeurd'un sel est une ingénieuse application de l'a-nalyse de l'argent par la voie humide, deGay-Lussac, faite par les pharmacopées deLondres et d'Edimbourg aux produits cbimi-co-pharmaceutiques. Nous aurons fréquem-ment occasion d'y revenir par la suite.
Acétate de plomb liquide (Sous-acétate)(p. 198). — Densité, 1,320 ou 35° aréomé-triques ; incolore. Un précipité abondant estproduit graduellement quand on y insuffle del'air, au moyen d'un tube. Autres propriétésde l'acétate de plomb cristallisé.
11 est plus sujet encore que le précédciît àcontenir du cuivre, provenant des bassinesde ce métal, dans lesquelles on le prépare or-dinairement en pharmacie. L'ammoniaque enexcès, qui le bleuira, ou le cyanure jaunequi le colorera ou précipitera en brun-marron,après séparation préalable du plomb par l'a-cide sulfurique dilué, décèlera cette impureté.Si le produit était jaune, c'est qu'il contien-drait du fer, et dans ce cas il bleuira par lecyanure jaune.
Acétate de potasse (p. 199). — Il est en-tièrement sol uble dans l'eau et dans l'alcool ;n'a pas d'action sur les papiers réactifs ; sonsoluté n'est pas affecté par le chlorure de ba-ryum ou le nitrate d'argent, à moins que lesoluté ne soit concentre, dans lequel cas leprécipité formé par le nitrate est redissous parla dilution (Lond.)i l'acide sulfhydrique n'yproduit aucun précipité; le chlorure de platiney fait naître un précipité jaune. Une chaleurrouge le convertit en carbonate de potasse;l'acide sulfurique en dégage des vapeurs d'ac.acétique.
Les fabriques d'acide pyroligneux versentdans le commerce de l'acétate de potasse quia été obtenu par décomposition de l'acétatede chaux par le sulfate de potasse, ou par le
tartrate de potasse, quelquefois même par ladécomposition de l'acétate de plomb au moyendes sels précites. Obtenu par ces moyens,l'acétate de potasse est rarement pur; il peutretenir du sulfate ou du tartrate de potasse,et, ce dont il faut surtout se défier, de l'acé-tate de plomb.
La formule d'essai sert en partie pour re-connaître la nature du sel, en partie pour endéceler les impuretés; l'insolubilité dans l'eauet dans l'alcool indiquera la présence des deuxpremiers sels, c'est-à-dire du sulfate et dutartrate de potasse. Le sel de plomb sera dé-celé par l'hydrogène sulfuré, et au besoin parles autres réactifs des sels de plomb. Le chlo-rure de baryum indiquerait, en outre, dessulfates; et le nitrate d'argent, des chlorures.Le cyanure jaune y ferait reconnaître du fers'il donnait lieu à un précipité bleu. S'il con-tenait de l'acétate de chaux, l'oxalate d'am-moniaque précipiterait la chaux.
L'acétate de potasse préparé dans les phar-macies présente souvent l'inconvénient assezgrave de contenir de la potasse caustique quiprovient de ce que sur la fin de sa prépara-tion on a chauffé trop fortement et qu'on achassé une partie de l'acide nécessaire à la sa-turation de l'alcali. On reconnaît la présencede la potasse libre par le papier de tourne-sol, rougi par les acides, qu'elle ramène aubleu.
Ici ce n'est pas une fraude qu'il faut voir,mais un manque de soin dans la préparation.
Acétate de soude (p. 199).—Soluble en en-tier dans l'eau, et très-faiblement dans l'al-cool. Sa solution n'affecte pas les papiers réac-tifs, n'est pas affectée par le chlorure de ba-ryum, le nitrate d'argent.ou le chlorure deplatine; l'acide sulfurique en dégage l'acideacétique; la chaleur le convertit en carbonatede soude.
Le nitrate d'argent, le chlorure de baryumdonnent un précipité blanc, et le chlorure deplatine un précipité jaune, s'il y a présencede chlorure, de sulfate ou autres sels de po-tasse. (Voy. ci-dessus Acétate de potassç.)
ACIDE ACÉTIQUE (p. 201). — L'acide acé-tique concentré aune densité de i,0G3 (9° 11')-Cette densité augmente lorsqu'on étend l'acided'eau jusqu'à concurrence de 20 pour 100 envi-ron ; alors son poids spécifique est de 1,076(10°,5 aréom.), qui paraît être le maximum.Il est incolore, entièrement volatilisable, con-golaise par le froid, n'éprouve rien de la partde l'hydrogène sulfuré ou du nitrate de ba-ryte; 0 gr. en neutralisent au moins 12 decarbonate de soude. Ainsi neutralisé, il nedoit pas sentir l'empyreume.
L'acide acétique est rarement falsifié, mais