ESSAI PHARMACEUTIQUE DES MÉDICAMENTS.
leur saturation, 93 de carbonate de chaux, et98,15 de carbonate de soude desséché, ou 265de ce même carbonate cristallisé. On sauraqu'il ne contient pas de matières salines s'il nedonne pas de résidu par évaporation ; l'acidesulfurique sera dénoté, si l'acide suspectéétendu de huit fois son volume d'eau précipiteen blanc par le nitrate de baryte. L'acide hy-poazotique sera d'abord reconnu à la colorationorangée qu'il communique au liquide, puis parles réactifs; l'acide azotique pur ne fait quejaunir la narcotine, tandis que souillé par l'acidehypoazotique il la colore fortement en rouge(Couerbe). Quelques gouttes de soluté très-étendu de bichromate de potasse ne colorentpas l'acide pur, tandis qu'il prend une teinteverte, due à la formation d'une petite quan-tité d'oxyde de chrome, s'il contient de l'acidehypoazotique (Rose). (V. Essai de l'acide chlor-hydrique.)
Quant au chlore, il existera dans l'acide s'ily a formation d'un précipité blanc par le ni-trate d'argent, et si, à l'aide de la chaleur,une feuille d'or s'y dissout.
Pour reconnaître l'iode, il faudra saturerl'acide par un alcali, puis essayer le nitratepar l'amidon et l'acide sulfurique, à la ma-nière des iodures. Pour déceler l'arsenic, onsature l'acide par la potasse, l'azotate de po-tasse évaporé à siccïté est décomposé par l'a-cide sulfurique pur; et l'eau de lavage du sul-fate de potasse contenant l'arsenic, à l'étatd'acide arsénique, est introduite dans l'appa-reil de Marsh fonctionnant à blanc. Le fersera reconnu h la coloration ambrée de l'acide,puis en évaporant l'acide à siccitô, reprenantle résidu par l'eau et faisant intervenir lecyanure jaune de potassium qui donnera unprécipité bleu.
Acide benzoïque (p. 205). — Blanc, en-tièrement volattlisable par une faible chaleur;à peine solublc dans l'eau froide, soluble dans12 p. d'eau bouillante, frès-soluble dans l'al-cool. Le soluté de potasse ou de chaux le dis-sout entièrement, et l'acide chlorhydrique l'enprécipite.
Cette formule d'essai peut faire découvrir àpeu près toutes les substances qu'on pourraitemployer pour adultérer l'acide benzoïque.
L'acide benzoïque, mêlé d'acide hippurique,se carbonise par l'action de la chaleur; l'acidesulfurique concentré le charbonne égalementet il est incomplètement soluble dans l'éther,on outre, l'acide hippurique chauffé avec dela potasse caustique dégage de l'ammoniaque.
Mêlé d'asbeste et de toute substance fixe(carbonate, sulfate de chaux), il ne serait pasentièrement volatil ni soluble dans l'alcool.
Acide borique (p. 20i). — Soluble dans
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l'eau et l'alcool; se, réduisant en un verretransparent par la chaleur.
Il peut contenir, par défaut de soin dans sapréparation, de l'acide sulfurique, du sulfatede soude, de l'acide chlorhydrique. Le nitratede baryte décèle les deux premiers ; et le ni-trate d'argent, le dernier.
Acide chlorhydrique (p. 207). — Densité1,171 (22° à l'aréomètre); incolore, ne donnantpoint de résidu par évaporation, pas de pré-cipité par l'ammoniaque ou le chlorure de ba-ryum, lorsqu'il est dilué; sans action sur unefeuille d'or ou sur le sulfate d'indigo.
L'acide chlorhydrique est rarement falsifiéavec intention, attendu son extrême bon mar-ché ; mais il est sujet à contenir une fouled'impuretés provenant du défaut de soin ap-porté dans sa préparation; il peut contenir desproportions variables d'acide réel, des sels, dufer à l'état de chlorure, de l'acide sulfureux, del'acide sulfurique, du chlorure d'arsenic, duchlore et des matières organiques qui contri-buent à sa coloration jaune. On s'assurera desa force par le densimôtre ou en le saturant parune base; 100 d'acide réel en exigeront 137,17de carbonate de chaux, et l&5,/i de carbonatede soude sec et pur. Les matières salines etorganiques seront reconnues par l'évaporation,ces dernières seules brunissant par l'action dela chaleur ; et en essayant le résidu, le per-chlorure de fer, auquel l'acide du commercedoit en partie sa couleur ambrée, est mis enévidence par le cyanure jaune qui donne, aveccet acide neutralisé, un précipité bleu, ou parlesulfocyanure de potassium, qui donne un pré-cipité rouge.—Veut-on savoir s'il contient del'acide sulfureux dont la présence est impor-tante à constater? Pour cela, on verse dansl'acide quelques gouttes de sulfate de bioxydede manganèse. L'acide sulfureux se transformeen acide sulfurique aux dépens d'une partie del'oxygène du bioxyde, et la liqueur se décolore ;ou bien on y ajoute un peu de sulfate d'indigoqui lui communique une légère teinte bleue,puis goutte à goutte du chlore liquide ou unhypochlorite. La teinte bleue disparaît immé-diatement quand l'acide sulfureux fait défaut,et, dans le cas contraire, persiste quelque temps(Gay-Lussac). Ces deux procédés, comme l'afait remarquer Lecanu, sont d'un emploi facile,mais ils ne démontrent autre chose que l'exis-tence d'un corps non saturé d'oxygène; desorte que les acides hypoazotique et liypo-sulfureux se comportent avec le chlore li-quide et le sulfate rouge de manganèse abso-lument de la même manière que l'acidesulfureux. Le procédé suivant, au contraire,précise la nature du corps réagissant; onmet dans une éprouvette 16 parties d'acide