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PHARMACIE LÉGALE.
est déplacé par les acides forts tout commel'acide carbonique.
Ce n'est pas seulement en Europe que lesmédicaments sont adultérés, mais partout,même dans l'empire du Milieu; c'est dumoins ce qu'il nous semble ressortir de cettesentence chinoise : II faut detue yeux aupharmacien qui achète des drogues; il n'enfaut qu'un au médecin qui les emploie, et lemalade qui les prend doit être aveugle (1).
ACÉTATE D'AMMONIAQUE LIQUIDE (page196). Formule d'essai. — Sans action sur lespapiers réactifs ; il marque 5° au pèse-sels ;densité 1,036; sans couleur ni odeur; la po-tasse en dégage de l'ammoniaque, et l'acidesulfurique de l'acide acétique, reconnaissantesà leur odeur. 11 n'est pas affecté par le ni-trate d'argent, le, chlorure de baryum oul'acide sulthydrique. Le résidu de son évapo-ration est complètement volatilisé par la cha-leur.
On y a rencontré du cuivre, du plomb, del'acide sulfurique ou de l'acide chlorhydriqueou mieux du chlorhydrate d'ammoniaque. Lesdeux premières substances seront décelées parl'hydrogène sulfuré, qui produira un précipiténoir. Pour le premier on pourrait acidulerl'acétate et y plonger une, lame de fer qui serecouvrirait de cuivre. L'acide sulfurique leserait par le chlorure de baryum, et l'acidechlorhydrique par le nitrate, d'argent. Dans cesdeux derniers cas, il y aurait un précipité blanc.Mais pour que l'essai soit valable, il faut quel'acétate soit plutôt acide que basique. Dansce dernier cas il faut l'aciduler pour l'essai.
Acétate de chaux (p. 190).—L'acétate dechaux du commerce renferme souvent du gou-dron et d'autres impuretés; pour en faire l'es-sai, c'est-à-dire doser son ac. acétique, on intro-duit dans une cornue 5 gr. de l'acétate à essayer,puis 50 c. cub. d'eau et 50 c. çub. d'ac. phos-phorique d'une d té 1,2, exempt d'ac. azotique;on distille à siccité, on remet 50 c. cub. d'eauet on distille à nouveau ; on réitère l'opérationune troisième fois, on réunit le produit distilléet on l'amène à occuper un vol. de 250 c. cub.sur lesquels on prélève 50 c. cubes que l'ontitre avec de la soude normale, et si le liquidedistillé contenait de l'ac. chlorhydrique on entiendrait compte après le titrage au moyend'une dissolution normale d'azotate d'argent(Fréscnius).
Aeétate de cuivre cristallisé (p. 190). —Entièrement soluble dans l'ammoniaque etdans l'acide sulfurique dilué avec l'aide de lachaleur; soluble dans 5 p. d'eau bouillante.
(1) Yvan. Lettre sur !a Pharmacie en Chine. (RsvBKîharm. 1847-48.)
Il contient 9/100 d'eau et ne doit pas faireeffervescence avec les acides.
On y a trouvé du sulfate do cuiwe, de l'acé-tate de fer, des matières terreuses.
L'insolubilité dans l'ammoniaque fera re-connaître tous ces produits.
En outre, la solution aqueuse de l'acétate,traitée par l'acide sulfhydrique, puis filtrée etmélangée avec le chlorure de baryum don-nera un précipité blanc, insoluble dans l'a-cide azotique, s'il y a de l'acide sulfurique; avecle cyanure jaune, un précipité bleu, indice dela présence du fer.
Le sous-acétate de cuivre ou verdet s'essayepar les mêmes moyens. Il contient 29 °/ 0 , 22d'eau.
Acétate de morphine (p. 198).—L'impuretéque l'on trouve le plus ordinairement dansl'acétate de morphine est la matière coloranteprovenant de ce que, dans sa préparation, onn'a pas poussé assez loin sa purification. Onse met en garde contre cette sorte de fraudeen exigeant qu'il soit blanc. Il peut être fal-sifié par des poudres blanches diverses (acé-tate, phosphate de chaux). Les substancesfixes sont reconnues par la calcination quidétruit complètement l'acétate et les laissepour résidu ; celui-ci traité par l'acide chlor-hydrique donne une solution qui précipite parl'ammoniaque, s'il y a du phosphate de chaux,et par l'oxalale d'ammoniaque, s'il y a de lachaux.
Le sulfate et le chlorhydrate de morphinequ'on aurait substitués à l'acétate seront re-connus en dissolution, le premier par l'azotatede baryte, qui donnera un précipité de sul-fate de baryte, le second par l'azotate d'ar-gent, qui fournira un précipité de chlorured'argent.
Acétate de plomb (p. 198). — Blanc, ino-dore, entièrement soluble dans l'eau distilléeacidulée avec l'acide acétique; 2? r ,_'i ainsidissous ne sont pas entièrement précipités parun soluté de ie p ,5 de phosphate de soude.Le soluté aqueux précipite en blanc par lecarbonate de soude, en jaune par l'iodure depotassium, en noir par l'hydrogène sulfuré.L'acide sulfurique dégage des vapeurs acéti-tiques. Le feu le fait fondre d'abord, puis leréduit. Le résidu de la distillation en vaseclos ne doit être composé que de plomb et decharbon.
Il peut contenir du cuivre par suite, del'emploi de Iitharges cuivreuses dans sa fabri-cation. Dans ce cas, le sel sera coloré en vertet l'ammoniaque en excès le colorera en bleu.De plus, la solution du sel filtrée après avoirprécipité le plomb par l'acide sulfurique, don-nera avec le cyanure jaune un précipité ou