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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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TOXICOLOGIE.

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de visiter la plaie el d'enlever avec des pincesl'aiguillon qui pourrait y être implanté. Dansce cas, à l'intérieur, on pourra administrerdes boissons et potions calmantes, diapliorô-tiques, etc. On aura utilement recours à l'ap-plication de l'acide phonique liquide sur lapiqûre; l'eau de chaux paraît aussi très-efficacecontre les piqûres de guêpes, abeilles, fre-lons (V. Un. ph. 1873).

EMPOISONNEMENTS PAR LES MOULES, LES DORA-DES, LES COXGRES, LES VIANDES GÂTÉES, ClC

Emôtique, purgatifs, éther sur du sucre(à dose assez forte), laudanum, boissons aci-dulés, eau sucrée vinaigrée; combattre lesdouleurs d'estomac par quelques sangsues. Ona conseillé l'absorption d'une certaine quan-tité de liqueur alcoolique (eau-de-vie, rhumou kirsch), contre l'empoisonnement parlesmoules qui se sont nourries du frai d'étoiles demer, qui est très-vénéneux et très-caustique.

C'est ici le cas de mentionner l'empoisonne-ment véritable qui résulte de l'ingestion deviandes trichinées , c'est-à-dire de viandes(principalement celle du porc) infectées devers microscopiques, tordus en spirale, appeléstrichines, qui se multiplient avec une extrêmerapidité dans l'estomac, l'intestin grêle, dansle système sanguin pour se rendre dans lesmuscles de toutes les parties du corps, parti-culièrement dans ceux du larynx; ils envahis-sent, en un mot, tous nos tissus. Quelquesauteurs conseillent de prendre une boissonaqueuse d'acide phénique (8 pour 1000 d'eau).(Y. Un. pltarm., 186G; J. î>/i.,1867.)

MORSURES PAR DES ANIMAUX ENRAGÉS.

(Hydrophobie.)

Si la plaie est récente, on la pressera danstous les sens pour la faire saigner, on appli-quera, s'il y a lieu, des ventouses; on la laveraensuite avec de l'eau salée ou de savon; lamorsure est-elle sinueuse, on l'agrandit avecle bistouri, puis sans perdre de temps, on lacautérise profondément, et toutefois avec mé-nagement, au fer rouge, ainsi que toutes lesécorehures qui pourraient exister. Sept ou huitheures après la cautérisation, on recouvrel'eschare d'un large vésicatoirc et on entretientla suppuration. Si la morsure était ancienne,il faudrait ouvrir la cicatrice, la cautériser etla l'aire suppurer. On peut encore cautériseravec l'acide sulfurique concentré, le chlorured'antimoine, etc.

Il ne faut considérer et employer les spéci-fiques internes contre la rage que commemoyens accessoires.

On a préconisé, contre la rage et contre lamorsure des serpents venimeux, les infusionsd'aya-pana, de guaco, et de bœneset (Eupato-riurn perfoliatiuii), de la famille des Eupato-riôes, a\ec beaucoup d'autres plantes mutiles.

SECOURS A DONNER AUX ASPHYXIÉS.

(V. J. ph. 1857).

On nomme asphyxie l'état particulier quirésulte de la suspension de la respiration.

L'asphyxie peut avoir lieu : 1° par des gazdélétères; 1° par submersion; 3° par strangu-lation; k° par le froid; 5° par les boissonsfermentées ; 6° asphyxie des nouveau-nés.

ASPHYXIE PAR LES GAZ DÉLÉTÈRES.

Acide carbonique. Cet acide peut êtreproduit par la combustion du charbon, dubois, par la calcination de la chaux, par latermentation vineuse (dans les cuves de ven-danges), par celle du fumier, de la tannée, dela drècbe; en général dans l'altération desmatières organiques accumulées ; il peut existerdans des excavations naturelles (grotte duChien; source d'acide carbonique, près d'Aigue-perse, en Auvergne).

Soustraire le malade à la cause de l'asphyxie,l'exposer au grand air, le déshabiller ou dumoins faire en sorte qu'aucune partie de soncorps, surtout la poitrine, ne soit compriméepar les vêtements : il sera couché sur le dos,la tête et la poitrine un peu plus élevées quele reste du corps pour faciliter la respiration.Affusion d'eau froide sur le visage et la poi-trine ; frictionner le corps, et surtout la poi-trine, avec des linges trempés dans l'eau vinai-grée, ou dans un liquide alcoolique, eau demélisse, eau de Cologne, etc. Essuyer les par-ties mouillées avec des serviettes chaudes, puisrecommencer les frictions avec de la flanellesèche ou une brosse, irriter l'intér. des narinesavec du tabac, avec les barbes d'une plume,avec des vapeurs de soufre, de l'ac. acétique oudu vinaigre radical, de l'éther ; administrer unlavement à l'eau froide avec un tiers de vinaigre,et, quelques minutes après, un autre fait avecde l'eau froide, 60 ou 80 gr. de chlorure desodium et 30 gram. de sulfate de magnésie.

On insufflera de l'air dans les poumons soitavec la bouche, soit avec le soufflet de Gorcy,le tube de Chaussier, ou la sonde laryngienne;dans tous les cas, cette insufflation doit êtrefaite doucement, car, mal pratiquée, elle peutêtre funeste; électrisation des intercostaux etdu diaphragme ; dilatation et diminution alter-native de la capacité thoracique par l'élévationet l'abaissement rapide des bras, etc.

Si l'assoupissement continue, que le maladeait de la chaleur, on le saignera à la jugulaireou au pied ; enfin, lorsque les symptômes alar-mants sont dissipés, on couche le malade dansun lit chaud et on lui fait prendre quelques cuille-rées de vin chaud sucré ou la potion cordiale:

Tous ces moyens doi\ ent être continués lorsmême que l'individu paraît être mort, car on avu des asphyxiés ne reprendre connaissancequ'au bout de douze heures.