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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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I

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PHARMACIE LEGALE.

lait, puis brun (Bnow). Avec le réactif de M.Schulze ou acide phospho-antimonique (solu-tion de 3 p. de phosphate de sonde addition-née goutte à goutte do 1 p. de perchlorured'antimoine), les sels de brucine donnentun précipité rose ; la coloration rose apparaîtencore dansune liqueur qui renferme que undix-millième de brucine (V. Ilev. pharm.,1859-60). Dans une solution à 1/5000 debrucine l'iodure do bismuth et de potassiumdonne un précipité rouge orangé (Pànder).La solution azotique de la brucine chaufféeà 60° environ et agitée avec du sulfhydratede sulfure de sodium en solution con-centrée passe au violet, puis continuant l'ad-dition du sel de soude prend une colorationverte persistante (Cotton) (V. Un. ph. 1869).

Digitaline. Se colore en vert par l'ac.chiorhydi'ique (V. p./il5), la digitaline solubleplus lentement et moins fortement que la digi-taline insoluble; le gaz ac. chlorhydrique co-lore en brun foncé la digitaline soluble, et envert foncé la digitaline insoluble, avec déve-loppement de l'odeur spéciale de la poudre etde la teinture de digitale (J. Lefort). Se coloreen brun terre de Sienne au contact de l'ac.sulfurique concentré, l'addition d'eau fait virerimmédiatement la coloration au vert sale; hu-mectée d'acide sulfurique et exposée aux va-peurs de brome, elle se colore instantanémenten violet, dont la teinte varie du violet-penséele plus foncé au violet-mauve, suivant la propor-tion de digitaline (Grandeau). (V. J. Ph. 1864).

Chloroforme (V. Asphyxie, p. 1123). Ru-eherches sur les cadavres. Le sang, l'urineou une partie du cadavre à examiner est misdans un ballon muni d'un tube de verre coudéà angle droit, dont une partie est tenue chaufféeau rouge, ou qui se relie à un tube de porce-laine chauffé au rouge. Un tube à boules, deLiebig, fixé à l'extrémité du premier et conte-nant un soluté de nitrate d'argent, commu-nique avec un flacon de "Woulf, mouillé avecle même soluté. En chauffant le ballon auB.-M. ou au bain de sable, la vapeur produitetraverse le tube chauffé au rouge (si on opèresur de l'urine, il suffit d'y faire barbotter uncourant d'air qui se charge de chloroforme) ;le chloroforme, s'il en existe, se décompose, lechlore et l'acide chlorhydrique, devenus libres,se rendent dans le tube à boules, ils formentun précipité de chlorure d'argent de l'identitéduquel on s'assure. M. Snow a pu déceler ain-si, et il croit sans chance d'erreurs, la pré-sence du chloroforme dans des chats tués parl'inhalation de ce liquide, 6 jours après lamort, et aussi sur des membres de maladesamputés sous l'influence du chloroforme (V.Rev. ph., 18Û9-50 et 1852-53). Le chloroformene séjourne pas longtemps dans l'économie et

se retrouve bientôt dans les urines qui, addi-tionnées de quelques gouttes de liqueur deBarreswil et chauffées, présentent une réduc-tion due au chloroforme tout à fait semblableà celle que produit le glucose.

EFFETS TOXIQUES DES POISONS DE LAQUATRIÈME CLASSE.

Symptômes divers.

MORSURE DES VIPÈRES ET DES SERPENTS

venimeux (V. Un. Ph. 1867).

Traitement externe. Pratiquez aussitôtune ligature pas trop serrée, immédiatement au-dessus de la morsure; laissez saigner la plaie;comprimez-la pour faciliter la sortie du sang etdu venin, ou appliquez des ventouses; eau térisez-la, aussitôt après l'accident, avec le fer rouge,la pierre infernale, la pierre h cautère, le chlo-rure d'antimoine, le chlorure de zinc ou l'ac.azotique, l'acide sulfurique concentré, l'alcalivolatil, la solution d'iode (1 gr., 25) et d'io-dure de potassium (à gr.) dans 50 gr. d'eau,l'acide phénique liquide, etc.

M. Dusourd, qui cite de nombreux cas deguérison à l'appui de son opinion, considèrel'emploi intérieur et extérieur en grande quan-tité de l'huile d'olive comme le meilleur moyenpour combattre les accidents de la morsure dela vipère. LeD r Oré a pratiqué avec succès l'in-jection intra-veineuse d'ammoniaque (10 gouttesdans 7 grammes d'eau distillée).

Traitement interne. Calmants, sudorifi-ques, stimulants diffusibles, potions avec lateinture de quinquina, quelques gouttes d'am-moniaque; injection sous-cutanée d'ammo-niaque (D r Ualford).

M. de la Gironnière, médecin de Manille,cite un cas de guérison d'une morsure deserpent, par la seule ingestion, à plusieurs re-prises, de vin de coco (alcool de l/i à 16°). LeD r Dieder a préconisé aussi le traitement desmorsures de serpents venimeux, par l'alcoolisa-tion (V. J. CL m. 1861).

Le venin des crotales, du Naja, etc. estplus violent dans ses effets ; la mort survientsouvent en quelques heures malgré les pré-tendus remèdes des nègres.

PIQURES FAITES PAR LES ABEILLES, GUÊPES,

sconrioxs tarentules, taons, araignées,

FRELONS, COUSINS, ET AUTRES INSECTES.

Si les symptômes sont légers, frictionner laplace avec de la teinture d'iode, le Unimentvolatil, ou avec quelques gouttes d'ammoniaqueliquide dans une ou deux cuillerées d'eau deCologne. Si les symptômes sont alarmants, sila chaleur est grande, si l'insecte a pu sucerdes plantes vénéneuses, des cadavres putréfiés,des animaux morts du charbon; si enfin lapustule maligne est à craindre, cautérisercomme ci-dessus, après avoir eu la précaution